samedi 17 novembre 2018 23:20:18

Sérénité

PUBLIE LE : 27-08-2018 | 0:00 | EL MOUDJAHID

 Amplifier l’information ou la rendre publique de manière tronquée, voire servir de support à des rumeurs malveillantes et critiquer les pouvoirs publics dans la gestion de l'épidémie de choléra, qui a fait deux morts depuis début août, ne relèvent pas d’une attitude responsable, mais du vieux procédé de la guerre psychologique dont l’effet est négatif sur toute la ligne, car en suscitant la panique et l’angoisse chez le citoyen, cela accentue la crise au lieu de la résorber.                      
Le ministre de la Santé, dans un point de presse animé hier, après avoir visité un des deux hôpitaux où sont regroupés des malades, a tenu à rassurer l’opinion publique et a clairement répondu aux médias qui se distinguent dans la manipulation. «On ne peut pas annoncer la maladie avant le diagnostic positif, on était dans un cadre de suspicion. Dès qu'on a eu la confirmation, on l'a dit», a-t-il expliqué, assurant que son ministère était «actif depuis le premier jour, pour mettre en place une stratégie». Bien mieux, non seulement la question a été prise en charge sérieusement dès le départ, mais le Chef de l’État lui-même, soucieux de la santé des citoyens, accorde un «intérêt suprême» à la préservation de leur santé et suit au quotidien ce dossier afin d’être rassuré sur l’état des cas suspectés d’atteinte.
Le ministre, qui a affirmé que l’épidémie sera éradiquée dans les trois prochains jours, n’a pas omis de préciser que les véritables causes demeurent encore inconnues, en dépit de la découverte d’une source à Sidi Lekbir (Hameur El-Aïn-Tipasa), dont les analyses ont confirmé que son eau renferme la bactérie à l’origine du choléra.
Face à cette crise d’ou l’on en sortira bien, la sérénité, en lieu et place de la panique et de l’émotion, est nécessaire. Et c’est exactement ce que les pouvoirs publics font, sans tambour ni ghaïta, à la fois en soignant les malades, en appelant à la vigilance et à éviter de boire l’eau des sources, en ce moment, jusqu'à confirmation de leur potabilité, tout en rassurant que l’eau des robinets est bonne et sans risque, sans oublier l’application de certaines règles d’hygiène susceptibles de leur éviter de contracter cette maladie contagieuse.  Dans ce sens, le Ministre de la Communication a raison de rappeler que le «temps des spécialistes n’est pas celui des médias». A l’évidence, la surenchère politicienne dans ces moments est contreproductive et seule la mobilisation de chacun et de tous, dans la sérénité, peut aider à surmonter l’épreuve.
    EL MOUDJAHID

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