dimanche 17 juin 2018 23:09:16

Renaissance

PUBLIE LE : 06-03-2018 | 0:00 | El Moudjahid

Depuis des décennies, les plans d’action des gouvernements successifs n’ont eu cesse d’accorder une place prépondérante à l’industrie avec des résultats palpables que ce soit dans les secteurs du textile, des matériaux de construction, du médicament ou des véhicules. Bien d’autres produits comme ceux issus de l’agroindustrie ont pu séduire le consommateur et défier la concurrence imposée par ceux qui sont importés. C’est ainsi que le risque de disparition de  l’industrie locale comme prédit par certains dans les années 1990 n’est plus de mise et le secteur connaît une réelle renaissance.
Même si l’intégration demeure faible dans certaines filières, l’objectif est d’arriver à incorporer le maximum de composants locaux dans le produit final. Il ne s’agira donc pas seulement de montage comme dans l’électroménager ou dans l’industrie automobile, mais d’une volonté de parvenir à un développement pérenne pour alléger la facture d’importation et de répondre aux attentes des consommateurs.
Le tissu de PME installé depuis des années est capable de fournir les intrants indispensables notamment lorsque l’on sait que des appuis et des incitations de diverses natures ont été mis en place pour rompre avec une période difficile pendant laquelle le soutien financier était faible et les commandes quasi inexistantes.
Le ministre en charge du secteur, M. Youcef Youfi, a illustré cet éveil en indiquant qu’entre 2010 et 2016, le nombre annuel de créations de PME est passé de 43.000 à 109.000.
Quant au nombre de projets industriels, il est passé de 350 en 2010 à 2500 en 2017 alors que le montant des investissements a été multiplié par 11 durant la même période.
Trésor et banques ont injecté cette manne financière qui a directement bénéficié aux filières de l’automobile, de la sidérurgie, de l’électronique, du textile ainsi que des services et de l’informatique.
De nombreuses branches sont même pressenties pour faire leur entrée sur le marché international lorsqu’elles n’y sont pas déjà présentes alors que l'Algérie a été pendant longtemps importatrice de gros volumes de divers biens comme les matériaux de construction ou les médicaments. Près de 1700 PME et une cinquantaine de grandes entreprises sont déjà présentes sur le marché international et la part de l'industrie dans les exportations hors hydrocarbures est passée de 50 % en 2014 à plus de 70 % en 2016.
Plusieurs facteurs permettant de dire que le pays dispose à la fois de moyens indispensables pour développer son industrie et exporter. Deux objectifs seront ainsi atteints : diversifier l'économie nationale et faire rentrer des devises.
El Moudjahid

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