lundi 24 septembre 2018 17:28:44

Souveraineté

PUBLIE LE : 05-03-2018 | 0:00 | El Moudjahid

La restriction des importations, décidée dans le cadre de la politique de régulation du commerce extérieur et de la préservation des ressources, suscite un vent d’inquiétudes et de critiques de la part de partenaires commerciaux au sein de l’UE. Une communauté pourtant loin d’être unie sur la question des accords de libre-échange régissant la politique commerciale de l’Union.
Auparavant, l’instauration, en 2015, du régime des licences d’importation par le gouvernement a eu un impact direct sur les producteurs européens. Dans la septième édition de son rapport annuel sur les obstacles au commerce et à l’investissement, publié en juin 2017 et consacré aux contraintes à l’exportation de l’UE vers  51 pays tiers, dont le nôtre, la Commission européenne soulignait que «dans le contexte du déficit croissant des comptes courants et de la balance commerciale, et dans le cadre des efforts déployés pour augmenter la production industrielle locale, ce pays (l’Algérie, NDLR), a mis en place en 2016 deux obstacles de taille qui auront des conséquences très diverses pour les exportateurs de l’Union dans plusieurs secteurs». De surcroît, avait indiqué ce rapport, ces mesures protectionnistes sont prises «sans concertation préalable avec l’UE». Comme si l’Algérie avait besoin d’un aval extérieur, pour défendre et sauvegarder ses intérêts. Le message des autorités algériennes est clair : tant que les équilibres financiers extérieurs du pays sont menacés, et que ses intérêts économiques sont en jeu, l’État maintiendra les instruments qui contribuent à faire prévaloir ses intérêts et ses priorités économiques, en toute souveraineté.    
En janvier 2017, la commissaire européenne, chargée du Commerce admettait «ce clivage entre partisans du libre-échange, et partisans du protectionnisme».
Un mois plus tard, elle déclarait, en réaction à la décision du Président américain d’imposer des barrières douanières de l’ordre de 25% aux importations d'acier et des droits de douane à hauteur de 10%, pour protéger les producteurs américains des conséquences des importations d'aluminium, que l’UE optera pour des contre-mesures.
Les 28 pays membres de l’UE n’ont pas manqué d’exprimer leur inquiétude vis-à-vis des mesures envisagées par l’administration américaine, pour préserver «la sécurité nationale et l’emploi aux États-Unis», mais, paradoxalement, ne concèdent pas cette marge de manœuvre à notre pays. En réagissant de la sorte à une démarche, souveraine et conforme aux lois internationales, des autorités algériennes, ces pays ont fait valoir cette fameuse devise : «ce qui est licite pour moi, ne l’est pas pour toi».
El Moudjahid

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