dimanche 17 juin 2018 22:55:47

Appréciable

PUBLIE LE : 26-02-2018 | 0:00 | EL MOUDJAHID

Le président turc entame aujourd’hui, à l’invitation du Président Bouteflika, une visite officielle de trois jours dans notre pays. C’est sa deuxième visite en tant que Chef d’État, après celle de novembre 2014, et la troisième, si l’on retient celle de juin 2013 en tant que Premier ministre. Cela témoigne à la fois de la qualité des relations historiques que l’Algérie entretient avec la Turquie et du caractère privilégié, avec une dimension stratégique, que les deux parties ambitionnent de leur conférer, eu égard à l’héritage historique commun, à leur appartenance à un même espace géopolitique et culturel, et à leurs immenses potentialités dans tous les domaines.         
Depuis la signature du Traité d’amitié et de coopération en 2006, qui exprime la forte volonté des deux pays d’aller de l’avant dans leur partenariat économique multiforme et de hisser le dialogue politique à son plus haut niveau, force est de constater que la relation algéro-turque n’a pas cessé de se diversifier et de se densifier. Aujourd’hui, elle a atteint un niveau appréciable, et elle continue d’évoluer à un rythme satisfaisant. Le forum des hommes d’affaires, qui se tient, à l’occasion, en présence des hauts responsables politiques, permet aux entrepreneurs des deux pays d’explorer, d’identifier et aussi d’évaluer et de conclure les partenariats dans divers secteurs d’activité. Sans nul doute, la coopération bilatérale connaît un saut qualitatif, que ce soit au niveau des échanges commerciaux ou des investissements, ainsi que la réalisation par les firmes turques (dont le nombre avoisine les 800), en coopération avec des entreprises algériennes, de projets prometteurs, notamment dans les domaines de l’industrie, du textile et de l’acier.
La logique d’un partenariat «gagnant-gagnant» avec des puissances économiques régionales émergentes, dont la Turquie tient une place prédominante, les grandes opportunités dont notre pays recèle et les diverses facilitations qu’il accorde à l’investissement, sont de nature à contribuer à l’essor économique des deux pays. Les échanges culturels ne sont pas en reste, puisque la richesse et le poids du patrimoine culturel en partage nous dicte le devoir de le préserver et de le restaurer, tout comme d’ailleurs  la nécessaire coopération dans le domaine des archives, notamment celles datant de la période ottomane.
Au-delà, l’espace méditerranéen auquel on appartient et les bouleversements qu’il connaît, avec des situations de crise d’une grande complexité et d’une grande gravité, tout comme la recrudescence de la menace terroriste et du crime transnational, ainsi que les nouveaux défis sécuritaires, exigent le maintien permanent de la concertation dans le but de favoriser  les processus inclusifs de réconciliation, sans interférence dans les affaires internes des nations souveraines et dans le respect de la légalité internationale. Dans un monde aussi agité, le réalisme nous dicte, avec des valeurs et des principes partagés, de consacrer nos énergies à l’apaisement et à l’édification de sociétés moins conflictuelles et plus solidaires.
EL MOUDJAHID

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