mercredi 22 novembre 2017 00:07:46

Rapprocher les points de vue

PUBLIE LE : 14-11-2017 | 0:00 | El Moudjahid

Satisfaisants, tel est le qualificatif accolé par notre chef de la diplomatie aux résultats ayant sanctionné les travaux de la 4e session du Comité mixte économique algéro-français. Son homologue a estimé, de son côté, qu’il y a une forme d’accélération dans les relations ; expressions d’un cycle très positif. En fait, les accords signés, les partenariats lancés à chaque rencontre de ce COMEFA sont quelque part facilités par ce forum de concertation et de négociations, qui fonctionne comme un espace balisé et reconnu, de part et d’autre, pour poser sur la table les attentes, demandes et autres questions liées aussi bien à l’économie qu’aux autres dimensions sociale et politique. La concurrence est rude entre les entreprises et les Etats pour s’assurer des marchés à l’international. La Chine, fortement présente chez nous, et de façon plus globale en Afrique, arrive à se poser comme un concurrent sérieux à la France, qui se trouve souvent délogée de certains segments, pour ne pas dire coiffée au poteau. La France aurait perdu plus de 10% de part de marché chez nous, constate Bruno Le Maire, ministre de l’Economie et des Finances. L’existence du COMEFA aux rendez-vous réguliers sécurise, en quelque sorte, les entreprises françaises porteuses de projets identifiés. Il a fallu, faut-il le rappeler, une forte volonté politique des chefs d’Etat algérien et français, en 2012, pour enclencher une dynamique de relations qui accélère la mutation d’un modèle de relations fondé sur le commerce à celui fondé sur la coopération, c’est-à-dire le co-investissement sur des projets structurants. Si, de l’autre côté de la Méditerranée, le couple Paris-Berlin est considéré comme un axe qui stabilise l’Europe contre les tentatives de désintégration de l’Union menées par les mouvements populistes, au Maghreb, et plus encore en Afrique, Alger est une capitale qui a su confirmer son rôle pivot et stabilisateur face aux crises qui secouent le continent. Ainsi, on peut comprendre l’existence entre l’Algérie et la France de cadres tels que le COMEFA ou le CIHN « prolongés » en quelque sorte par un dialogue stratégique qui permet aux deux parties de confronter leurs analyses et d’échanger les informations se rapportant aux défis et problématiques sécuritaires dans la région. Avec la désintégration de DAECH en Syrie et en Irak, le principe des vases communicants a commencé a fonctionner. Les groupes terroristes vont commencer à migrer vers d’autres régions livrées à la violence et au trafic en tout genre, au moment où les milliers d’Européens qui ont rejoint l’«État islamique» vont retourner chez eux. Une situation qu’a soulignée, il y a un moment déjà, notre pays, qui a soulevé la question du retour des combattants terroristes étrangers dans leur pays d’origine. En fait, dans cette portion de territoires qui englobe les pays de la rive sud et nord de la Méditerranée, la menace est réelle et risque de s’aggraver avec l’arrivée massive de ces terroristes. Voilà l’une des raisons qui fait que la communauté internationale doit absolument permettre, favoriser et accompagner la mise en place de mécanismes politiques pour trouver des solutions pérennes à cette question.
El Moudjahid

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