mardi 21 novembre 2017 20:30:06

Booster la croissance

PUBLIE LE : 06-11-2017 | 0:00 | EL MOUDJAHID

Les effets de la crise, induite par la chute des prix du pétrole à partir de la mi-2014, ont d’abord concerné, à des degrés divers, tous les pays producteurs et pesé, en particulier, sur l’économie réelle. Elle est d’une ampleur telle qu’aucun pays exportateur de pétrole n’est épargné, tant ses répercussions ont été rapidement ressenties, ou plus ou moins lentes à se faire sentir dans certains pays. En Algérie, c’est le secteur réel qui en a pâti. Sur la liste, figurent, en première position, l’industrie, le BTPH, les exportations et le tourisme, avec des conséquences, sur le plan social, plus ou moins importantes. À cela vient s’ajouter la détérioration de la situation budgétaire et financière, en plus du caractère chronique du déficit de la balance commerciale. Au plan social, les difficultés concernent le risque d’une remontée du taux de chômage, le recul du pouvoir d’achat, et partant, la dégradation des conditions de vie des populations. Il faut rappeler qu’en Algérie, le ralentissement de l’activité s’est traduit par un recul de la croissance, en raison, notamment, d’une faiblesse des exportations hors hydrocarbures et des investissements directs étrangers. Par ailleurs, la détérioration de la situation budgétaire et le déficit soutenu du compte courant constituent des facteurs aggravants pour l’économie. Aussi, le système bancaire assurant le financement des activités du secteur privé, à partir des dépôts collectés et des transactions interbancaires, peut rencontrer des difficultés qui se répercuteront sur l’ensemble de l’économie. C’est là autant de facteurs qui affectent les revenus des ménages, des entreprises et de l’État, ce qui a, bien sûr, freiné la dynamique des réformes, quoique maintenues, ces dernières années, pour booster la croissance et créer les conditions de l’émergence économique. Aussi, les pays de l’Opep et non-Opep, qui ont été les premiers concernés par la crise, ont adopté un accord sur la réduction de la production de l’or noir, pour faire remonter des cours déprimés et volatiles. Et, à l’instar d’autres pays, l’Algérie a adopté de nombreuses mesures pour y faire face, par le biais de la réduction des importations et du recours au financement non conventionnel, à l’effet d’injecter des sommes importantes d’argent dans l’économie, destinées exclusivement à l’investissement. C’est au regard de cela que le Premier ministre, M. Ahmed Ouyahia, a exhorté à maintes occasions les acteurs socioéconomiques à agir de concert. Ce qui traduit la volonté du gouvernement de concrétiser les objectifs de développement et de croissance, notamment dans le cadre de la mise en œuvre du nouveau modèle de croissance. Ainsi, le pays continue à mettre en place des mesures visant à gérer au mieux cette conjoncture économique difficile, en s’attelant à préparer son appareil de production par une diversification rapide de l’économie. Le programme du gouvernement est axé sur la relance de l’économie, en remettant en activité le Programme de soutien à l’agriculture, décidé par le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, en 2009 ; l’allègement, au niveau des banques, du poids des créances détenues sur l’État par des organismes économiques (Sonatrach, Sonelgaz...), ainsi que du poids du financement du logement promotionnel qui permettra de rendre disponibles, de nouveau, des «montants très importants de liquidités» pour les crédits bancaires à l’investissement ; la décentralisation accrue, au niveau des wilayas, de tous les actes et procédures liés aux investissements ; la mise en place des mesures de sauvegarde du marché national, pour réduire le volume des importations ; la préservation des réserves de changes ; l’établissement d’une carte économique du pays, wilaya par wilaya, afin d’identifier les opportunités d’investissements existantes, ainsi que les créneaux d’investissements réellement saturés ; et enfin les avantages fiscaux aux investissements, qui peuvent même atteindre 15 années, et ce, entre la réalisation et l’exploitation dans les régions du Sud et des Hauts Plateaux.
EL MOUDJAHID
 

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