mercredi 22 novembre 2017 00:06:33

Consensus

PUBLIE LE : 04-11-2017 | 0:00 | EL MOUDJAHID

Une semaine que la campagne électorale pour les élections locales du 23 novembre est lancée. Les candidats ont investi le terrain de leur commune tandis que les chefs de file des partis politiques engagés dans ces locales sillonnent le pays pour appuyer leur liste. Ce sont, d’ailleurs, ces derniers qui nous donnent un aperçu sur leur vision du développement local, des prérogatives de l’élu et de la participation citoyenne à la gestion des affaires de sa cité. Au-delà, des discours et des slogans de campagne, au-delà même des angles d’approches des uns et des autres, il se dégage tout de même une problématique unique qui les réunit tous et que l’on peut formuler ainsi : «décentralisation, plus de prérogatives à l’élu local et plus d’implication du citoyen». Ceci nous amène à rappeler que le gouvernement a ouvert un dossier qu’il compte examiner et présenter prochainement sous forme de projet de loi au parlement. Il s’agit de mettre en place des mécanismes encourageant les citoyens à s'impliquer dans la gestion des affaires locales. Cet avant-projet de loi relatif à la promotion de la démocratie participative au niveau local, qui est quasiment ficelé, sera présenté prochainement au gouvernement puis au parlement. «Il vise la concrétisation des nouvelles dispositions décidées par le Président Bouteflika, dans la dernière révision constitutionnelle, à travers la mise en place de mécanismes encourageant le citoyen à s'impliquer dans la gestion des affaires locales dans les communes et wilayas.» C’est exactement, cette vision que l’on retrouve intégrée dans de nombreux programmes. Ainsi, le secrétaire général du Rassemblement national démocratique a estimé impératif de corriger les choses au niveau des Assemblées locales afin d’améliorer la gestion des affaires des collectivités locales. Le président du Mouvement de la société pour la paix revendique la culture et les idées constructives pour un développement durable portée par la base, tandis que le président du Front du militantisme national affirme mettre en avant un programme inspiré du vécu des citoyens. On retrouve ce souci de conférer plus de poids à l’élu local, également, chez le président du Mouvement El Islah, Ghouini, qui plaide pour un «renforcement des prérogatives de l’élu local en lui accordant une vaste marge de liberté dans la prise des décisions de nature à booster les efforts de développement à l’échelle locale». Et que dire, enfin, du président du parti AHD-54, Ali Fawzi Rebaïne, qui estime «nécessaire pour les Assemblées élues de disposer du pouvoir de décision et de voir leurs prérogatives renforcées afin de pouvoir concrétiser le développement escompté et répondre aux attentes des citoyens».
El Moudjahid

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