mercredi 22 novembre 2017 21:03:58

La part de l’homme

PUBLIE LE : 30-10-2017 | 0:00 | El Moudjahid

Un peuple qui a porté sa clameur pour l’indépendance jusqu’à la tribune des Nations unies, fait tonner la poudre dans les montagnes et les collines, et son cri à nul autre pareil pour saluer ses martyrs et passer ses messages dans nos casbahs, allait-il rester muet et sans visage l’indépendance acquise ? Ils sont partis en octobre 1962, ne pouvant supporter de voir flotter au-dessus leur tête l’emblème national ; anticipant une «victoire à la Pyrrhus», eux qui ont perdu définitivement face à l’histoire. Hier, les travailleurs de la radio et de la télévision algériennes ont célébré le 55e anniversaire du recouvrement de la souveraineté nationale sur la Radio-Télévision. Si le colonialisme est l’effacement d’un peuple, de sa culture, et le remplacement de sa destinée par la logique de la soumission, l’indépendance devrait être l’épanouissement de la pensée, seconde étape à la liberté arrachée les armes à la main. Depuis 1962, nous avons connu, comme toutes les nations, nos heures de gloire, mais aussi nos interrogations et nos doutes. Mais jamais, depuis ce 5 juillet, nos regards ne se sont détournés de notre emblème. Nous avons forgé nous-mêmes, en toute souveraineté, notre destin, à l’image de ces travailleurs et techniciens qui ont pu maintenir la machine en marche, malgré le départ massif des Français qui tenaient les postes de commandement en reléguant les Algériens à des niveaux d’exécution qu’ils espéraient incapables d’arriver à la maîtrise. La suite, on la connaît. Aujourd’hui, notre vaste pays est quadrillé par 55 radios entre stations  thématiques et plusieurs chaînes de télévision, en attendant l'arrêté relatif à l'appel à candidature pour l'octroi d'autorisations de création de chaînes de télévision thématiques qui enrichira notre paysage médiatique de nouvelles télévisions. C’est grâce à cet investissement colossal en moyens matériels et humains, que la campagne électorale pour les élections locales, qui s’ouvre aujourd’hui, sera aussi un moment de pédagogie politique et d’éducation civique pour intéresser le citoyen à la gestion de sa cité. L’Algérie d’aujourd’hui n’a rien à voir avec cette société qui est sortie meurtrie, rendue analphabète par un système destructeur. Le quart de la population est sur les bancs des écoles de l’enseignement ou de la formation professionnelle. Un profil formé, éduqué qui se répercute sur la composante des Assemblées élues locales et nationales. Un capital qu’il faut impérativement valoriser, intégrer dans toutes les démarches de développement. C’est toute la philosophie du programme CapDel  qui vise à renforcer les capacités des autorités locales et de la société civile comme acteurs de développement local. Le défi est à ce niveau, parce que le salut se trouve dans le dynamisme de la population et dans sa capacité à faire de l’innovation dans chaque secteur, une carte maîtresse.
El Moudjahid

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