mercredi 22 novembre 2017 12:02:02

L’entreprise rempart face à la crise

PUBLIE LE : 21-10-2017 | 0:00 | EL MOUDJAHID

Dans un contexte de crise financière et où les éléments de la croissance ne sont pas tous réunis, les pouvoirs publics se voient contraints de s’adosser encore à la dépense publique, pour conduire le processus de développement du pays et soutenir sa croissance. Par conséquent, le nouveau modèle de croissance, orienté vers cet impératif de rupture avec ce mode d’emploi, est porteur d’objectifs stratégiques, à savoir la préservation de la solvabilité externe du pays, par une réduction des importations et le soutien à la production nationale, la mise en place des conditions de développement des exportations hors hydrocarbures, la stimulation des investissements productifs, notamment les IDE, une réforme financière et budgétaire mais aussi l’encouragement à la création d’entreprises exportatrices. Dans cette optique, le gouvernement s’engage à poursuivre son action incitative aux exportations hors hydrocarbures, par la mise en place de mesures et dispositifs adaptés aux exigences de la conjoncture, à travers des mécanismes d’assurance adaptés des exportations,  d’accompagnement en matière de crédits, ainsi que des soutiens et des incitations à la prospection de marchés extérieurs pour le produit algérien. Le Premier ministre a déclaré, lors de la 3e édition de l’université du Forum des  chefs d’entreprise (FCE), que le gouvernement prendra une série de décisions et mesures, pour amorcer la relance économique, en particulier en faveur des  entreprises locales. M.  Ahmed  Ouyahia a évoqué, à ce propos, la reprise de  l’investissement public qui devra bénéficier de plus de 4.000  milliards de DA en 2018, au titre du budget d’équipement, soit une hausse de 1.000 milliards de DA par rapport à 2017. L’autre action consiste à accorder la priorité à la  production nationale dans la commande publique, alors que le recours aux appels d’offres nationaux sera effectif pour toute réalisation publique. Une action qui sera soutenue par  des mesures de sauvegarde de la production nationale et la poursuite des efforts de réduction des importations. Il s’agit de replacer l’entreprise au centre des politiques économiques et de lui conférer un rôle de rempart face à la crise. Dans une récente analyse sur la thématique, le FCE considérait que «seules des politiques publiques résolument centrées sur l’entreprise étaient de nature à promouvoir efficacement la croissance et le développement économique et social dans notre pays». Le FCE soulignait également que «le système financier et bancaire algérien avait besoin de combler des retards dans plusieurs domaines, s’il veut être en mesure de répondre aux attentes du monde des entreprises», et que  même si les instruments  permettant de répondre aux besoins de financement dans une économie moderne sont disponibles, «les conditions actuelles de leur fonctionnement restent encore très souvent aléatoires». La question du financement des entreprises étant primordiale et centrale, sa régulation s’avère être, par conséquent, «une dimension essentielle des politiques de régulation des pouvoirs publics, dont l’intervention influence fortement la relation entre les deux partenaires».
El Moudjahid

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