lundi 11 dcembre 2017 23:51:19

Le véritable changement

PUBLIE LE : 12-10-2017 | 0:00 | EL MOUDJAHID

 La campagne pour la présidentielle de 2019 est encore bien loin, puisque de cette échéance nous sépare un peu plus d’une année et demie. Cela n’a pas empêché certaines individualités de spéculer sur la santé du Chef de l’État pour l’évoquer, mais dans des termes pour le moins ambigus. En effet, ce n’est point le respect des règles constitutionnelles qui les anime ou la gestion des affaires publiques qui les inquiète dans le difficile contexte qui est le nôtre, sinon comment interpréter une telle hostilité vis-à-vis d’un homme qui gouverne par la volonté populaire ? On peut comprendre l’attitude aigrie de ses détracteurs qui ont été lessivés au moment où il leur a fallu solliciter le quitus de leurs compatriotes, mais leurs arguments ressemblent trop à de vieilles rengaines. Car, au fond, en formulant la doléance de la tenue d’élections anticipées ou encore d’une «transition» bien problématique, en ce moment précis, il s’agit, ni plus ni moins, que d’une énième tentative de leur part de se positionner sur un échiquier politique où, apparemment, ils n’ont plus de repère.
Les institutions de la République sont bien solides et fonctionnent de manière démocratique. Les coups de force d’où qu’ils viennent ne sont pas les bienvenus dans un pays qui n’a pas cessé de faire l’effort de se moderniser  dans un environnement troublé. La stabilité et la sécurité ne sont pas et ne peuvent pas être des prétextes électoraux, à moins, bien sûr, de mésestimer les enjeux actuels. Il est clair que de tels appels entretiennent la confusion sur une question définitivement réglée pourtant. L’Algérie a opté résolument pour le pluralisme politique, et les scrutins électoraux se tiennent de manière régulière dans les délais et dans de bonnes conditions, permettant aux citoyens de choisir librement leurs représentants. Avec l’assentiment de toutes les forces politiques, elle tente de pallier aux multiples insuffisances et de rendre à chaque fois l’opération électorale plus transparente. Oui, tout n’est pas parfait, mais la volonté de toujours mieux faire y est. C’est cela la visibilité politique et le véritable changement. Et ce ne sont certainement pas ces interventions individuelles et médiatisées par certains titres connus pour leur nombrilisme et la défense de leurs intérêts étroits — qu’ils veulent faire passer comme étant l’intérêt général —, qui vont bloquer ce processus de réformes, rendu indispensable si l’on veut que notre pays avance. Alors, c’est clair, le plus important, c’est le scrutin du 23 novembre, et les élections locales ne sont pas du tout un enjeu secondaire, surtout si l’on veut que les collectivités de base aient davantage de prérogatives et être le plus proche possible du quotidien des citoyens. Et il appartient aux formations politiques de s’y impliquer fortement. À l’évidence, celles et ceux qui se sentent nettement en retrait, dans l’incapacité de mobiliser et de convaincre,  parce que sans base sociale réelle et sans programme en phase avec les aspirations du plus grand nombre, s’orientent vers la polémique stérile, les appréciations alarmistes, les surenchères inutiles, la propagande de l’autoflagellation, pour cacher leur péché capital.
    EL MOUDJAHID

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