Maintenir la cadence


PUBLIE LE : 07-10-2017 | 0:00 | PAR EL MOUDJAHID

La mise en œuvre du programme présidentiel est engagée dans un contexte de crise induite par des contraintes financières majeures, dues à un recul de plus de 50% des revenus extérieurs du pays, ainsi que des recettes fiscales de l’État. Néanmoins, cette crise n’a pas entamé, pour autant, la détermination des autorités à poursuivre dans la voie qui consiste à mettre en place les moyens et instruments de la diversification économique. Une orientation consacrée dans le PLF-2018, dont le cadrage s’inscrit dans le sillage de la trajectoire budgétaire 2017 à 2019, devant accompagner le cheminement du nouveau modèle de croissance. Le projet de loi de finances pour l’exercice 2018, adopté mercredi dernier en Conseil des ministres, traduit également l'attachement de l'État au caractère social de l’économie nationale, par la consécration du principe de la justice sociale et de la solidarité nationale. Dans cette optique, l’enveloppe budgétaire proposée sous le volet des transferts sociaux est de 1.760 milliards de DA, en hausse de près de 8% par rapport à 2017. Ces affectations sont destinées, notamment au soutien aux familles démunies, à l'habitat, à la santé, ainsi qu'aux subventions des prix des produits de première nécessité, à savoir les céréales, le lait, le sucre et les huiles alimentaires. Mais il faut retenir, en premier lieu, que les ajustements opérés visent prioritairement la soutenabilité des finances publiques, à travers la modération des dépenses. Le PLF-2018 prévoit, ainsi, une réduction importante du budget de fonctionnement, soit une baisse de 7 milliards DA, dans le sillage des efforts visant à amorcer le retour à l'équilibre budgétaire, à court terme, soit en moins de cinq années. L’autre élément qui mérite d’être soulevé à trait à la relance des projets gelés dans les secteurs stratégiques, tels que l'Éducation nationale, la Santé et les Ressources en eau, alors que le développement local devra bénéficier davantage d’efforts, tel que préconisé dans le nouveau modèle de croissance qui mise sur l’amélioration des conditions favorisant l’émergence d’une économie locale génératrice de croissance et d’emploi. Une démarche qui suppose une augmentation substantielle du budget d’équipement en 2018. Une situation objective, mais qui «devra être une exception», a rappelé le Chef de l’État. Aussi, le retour graduel vers l'équilibre des finances publiques devra être amorcé dès l’an prochain, à travers une baisse du budget de l'État, inscrite dans le projet de loi de finances pour 2019. Aussi, la particularité de la situation actuelle et les défis économiques imposés au pays dans la phase à venir exigent que le «gouvernement fasse preuve de dynamisme, pour traduire le plan d'action du Président de la République en résultats concrets», tant au plan social qu’économique. En définitive, les dispositions du projet de loi de finances pour 2018 sont dictées par la nécessité d’un ajustement budgétaire, conformément aux moyens financiers de l’État. Dans cet ordre d’idées, le cadrage macroéconomique et budgétaire, pour la période 2017-2019, impose d’aller vers des mesures susceptibles de concourir à soutenir davantage les finances publiques du pays, d’où d’ailleurs les propositions de réformes structurelles contenues dans le PLF-2018 et sur lesquelles a insisté, en particulier, le Chef de l’État.
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