Lignes directrices


PUBLIE LE : 17-09-2017 | 0:00 | PAR El Moudjahid

200 parlementaires se sont inscrits pour intervenir sur le plan d’action du gouvernement, que M. Ahmed Ouyahia va présenter aujourd’hui à l’APN. Un nombre significatif si on le rapporte au nombre de députés de cette 8e législature. On prend le pari que la majorité des interventions sera centrée sur la gestion financière et économique du pays, même si le plan d’action du gouvernement comprend, également, des chapitres liés à la politique étrangère et aux aspects sécuritaires. Deux problématiques qui nous interpellent au vu de leur importance sur  notre stabilité. Bien sûr, il n’est un secret pour personne que notre pays maintient une  position équidistante par rapport aux crises qui affectent, entre eux, les pays arabes, et s’implique fortement pour la solution des conflits par voie politique, dans le respect de l’intégrité territoriale des pays en question et dans le cadre d’un dialogue inclusif. Ceci étant dit, réalisme et pragmatisme obligent, c’est sur le terrain économique que le débat est lancé, car les voyants sont au rouge, et c’est, en partie, par la maîtrise économique que notre souveraineté dans la décision se trouvera confortée. Pour faire court, il ne s’agit pas d’aller toquer  aux portes des institutions financières — qui de toutes les façons se feront rembourser plus qu’ elles ne nous auront prêté — pour gonfler notre portefeuille et afficher une santé financière factice, mais de prospecter, intra-muros, toutes les possibilités nationales.   Conscient de la difficulté et des enjeux, le Premier ministre a pris soin de prendre langue avec la majorité parlementaire, ainsi que des forces politiques et sociales, pour s’assurer de leur soutien. Rappelons d’ailleurs que le plan d’action du gouvernement puise ses références dans la Constitution, le Programme du Président de la République plébiscité en avril 2014, le Nouveau Modèle de Croissance adopté en juillet 2016, et la feuille de route pour le redressement des Finances publiques adoptée en juillet 2016. À ce propos, depuis quelques jours, la question du financement non conventionnel est sur toutes les lèvres. Une expression (re) devenue à la mode que tout le monde  manipule telle une pâte à modeler pour en sortir toutes les figures possible. Pourquoi le recours au financement interne serait-il plus destructeur pour notre économie que la potion du FMI ou du Club de Londres ou de Paris ? Si certains ont suffisamment glosé sur  la «planche à billets» — en fait , il ne s’agit pas de planche, mais d’un processus complexe de création de monnaie virtuelle —, personne jusqu’à l’heure n’a mis face à face les deux options pour nous convaincre de la sagesse d’aller à l’étranger pour relancer notre machine économique ! Pourquoi la solution ne serait pas dans l’encouragement de l’épargne pour bancariser les liquidités ? Susciter la confiance et offrir des opportunités pour que l’argent ne reste plus dans les territoires gris de l’informel. En fait , comme dirait le laboureur à ses enfants, la solution est chez nous dans le travail. Le recours au financement non conventionnel relèvera de notre cuisine interne et nous permettra de mener notre barque sans avoir sur notre dos un invité indésirable qui dictera notre façon  de construire notre destinée selon ses propres intérêts.  
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