mardi 21 novembre 2017 11:19:48

Le capital humain, un prérequis

PUBLIE LE : 13-09-2017 | 0:00 | EL MOUDJAHID

Le développement humain est un aspect indissociable du développement durable. Aussi, toute approche économique ne peut se soustraire à cette dimension, de par son impact irréversible sur la stratégie de croissance. L’Algérie, qui a réalisé de grands progrès à ce niveau, soulignent les instances internationales concernées, prévoit de consolider ce domaine dans le cadre du plan d’action du gouvernement. Ce dernier entend ainsi renforcer les acquis en ce qui concerne les programmes d'investissements et d'équipements publics pour identifier les besoins nouveaux induits par la croissance démographique. Le chapitre de la recherche scientifique et technologique, en tant que moteur du développement, n’est pas en reste puisqu’il bénéficie, dans le sillage du plan du gouvernement, d’une majoration des affectations budgétaires qui lui sont allouées, soit 20 milliards de DA par an. En fait, la restructuration du modèle économique national, orienté vers la diversification et l’import-substitution, ne peut s’opérer sans la contribution de la recherche-développement. Un cap stratégique dans une démarche qui suppose aussi l’exploitation de toutes les potentialités du pays pour consolider ses capacités de croissance, en particulier dans les secteurs qui exigent un apport technologique. En fait, le régime de croissance adopté par le pays, fondé sur des mécanismes de régulation nouveaux, ainsi que sur l’économie du savoir, autrement dit le produit de la recherche, en appelle à une rénovation des systèmes de gouvernance, la promotion de l’entrepreneuriat national, essentiellement la PME, mais surtout, à une valorisation du capital humain, à travers une qualification des ressources humaines en adaptation aux besoins du marché et de l’économie nationale. Des défis qui s’imposent à la nation dans une phase délicate, qui recommande que l’accent soit mis sur la promotion du capital humain en tant qu’acteur du développement durable. Un potentiel qui devra constituer la pierre angulaire de la stratégie économique du pays dans sa démarche de sortie de crise. L’éducation, la formation professionnelle, l’enseignement supérieur et la recherche scientifique devront constituer les piliers de l’approche du développement, préconisée dans le cadre du nouveau modèle de croissance. Le vice-président du Conseil national économique et social a déclaré récemment que «le fait de mettre en priorité la continuité du développement du capital humain est logique, tant il s’agit d’un prérequis», qui nous donne l’opportunité de nous «inscrire dans le long terme de l’émergence». M. Mustapha Mékidèche considère qu’ «on ne peut imaginer qu’un pays puisse émerger si les minima d’un système éducatif, de santé, ne sont pas disponibles». Selon cet économiste, « cette politique, mise en place depuis presque dix ans, marque déjà des progrès et fait que l’Algérie est sur le podium africain en matière d’indice du développement humain. C’est un aspect qu’il faut maintenir ».
    EL MOUDJAHID

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