mercredi 23 aot 2017 01:30:54

Problèmes et solutions

PUBLIE LE : 13-08-2017 | 0:00 | El Moudjahid

En  visite de travail à In Guezzam, à Tamanrasset et à In Salah, le ministre de l’Intérieur, Noureddine Bedoui, a délivré, en plus des annonces qui ont le mérite de consacrer sur le terrain la nature sociale et solidaire de l’État, trois messages à la portée politique indéniable. Concernant la sécurité,  il a affirmé que «nous sommes déterminés à prendre toutes les mesures légales, en conformité   avec les chartes internationales, pour la préservation de la sécurité et de la stabilité de l’Algérie, et la protection de ses frontières». On le sait, nos frontières, et pas que celles du Sud, sont soumises à de fortes pressions exercées par les groupes armés qui ont, il y a longtemps, compris que le grand banditisme leur servait d’éclaireur  par sa capacité à utiliser les routes du trafic en tout genre, y compris la traite d’humains. Certains, dans un raccourci pas si innocent, ont délibérément choisi l’amalgame et la confusion, pour vite squatter les réseaux sociaux et faire un procès d’intention là où la puissance publique ne fait que remplir l’une de ses missions régaliennes. Le développement économique et social, qui offre des perspectives d’avenir réelles à la jeunesse,  couplé au sentiment de sécurité et de bien-être, impose une vision inclusive, que M. Bedoui a évoquée lors de sa rencontre avec la société civile et les cadres de la région.   C’est le deuxième message. Différents programmes aux budgets conséquents ont été lancés dans le Sud et les Hauts-Plateaux,  pour ne citer que ces deux ensembles de notre territoire. L’agriculture, le tourisme, l’industrie, l’éducation et la formation, la santé... aucun secteur n’a été négligé ou omis par les aménageurs et planificateurs. Que s’est-il passé en cours de route pour que le résultat soit en deçà  des efforts et des sommes engagés ? M. Bedoui a clairement pointé du doigt ces retards dans la livraison des chantiers, qui ont une incidence sur la qualité de vie des habitants de la région. Faiblesse dans le management ? Lourdeur bureaucratique ? Il faut bien cerner le problème, diagnostiquer  le mal, pour appliquer le bon remède, d’autant plus — et c’est le troisième message — qu’il   n’existe aucune remise en cause  des programmes de   développement liés aux intérêts et préoccupations quotidiens du citoyen, notamment dans les secteurs de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, la Formation et l’Enseignement professionnels, ainsi que les secteurs de la Santé, de l’Habitat et de l’Urbanisme. Cette précision faite, M. Bedoui a clairement défini  le mal. «Les causes du retard de quelques projets de développement de la wilaya de   Tamanrasset sont dues à la bureaucratie et autre manque de sérieux dans le travail de terrain des responsables chargés de suivre le déroulement de ces projets». Il a également proposé une solution : «Constituer un comité ministériel de suivi permanent des projets qui sera composé des secrétaires généraux des ministères de l’Intérieur et des Collectivités locales, du Transport et des   Travaux publics, de la Santé, de l’Habitat et de l’Environnement, et  consacrer une véritable décentralisation dans la prise de décision» au niveau des wilayas déléguées. In fine, un management délesté des pesanteurs bureaucratiques.
El Moudjahid

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