lundi 24 juillet 2017 03:38:50

GLOIRE ET FIERTÉ

PUBLIE LE : 20-05-2017 | 0:00 | EL MOUDJAHID

l Le colonialisme français, appuyé par les visées du puissant lobby colonial qui actionnait la politique local, loin de la métropole, veillait scrupuleusement à bloquer toute velléité de développement intellectuel des Algériens dont la jeunesse n’accédait aux études qu’en proportion congrue, sachant que les élèves scolarisés étaient plus nombreux avant 1830. À ce titre, en 1956, le nombre d’étudiants algériens ne dépassait pas le millier, ce qui répondait à la vision du colonialisme tendant à étouffer toute idée d’éveil du sentiment nationaliste et d’émergence d’une élite intellectuelle.
Pour cela, il fallait limiter les amphis aux Européens, et seuls quelques Algériens arrivaient à étudier dans les facultés. C’est pourtant dans ce vivier clairsemé, mais ô combien bouillonnant, que la  Révolution a puisé à pleines brassées ! Des centaines d’élèves et d’étudiants ont donc déserté les bancs des écoles et des universités pour rejoindre le maquis, apportant, avec toute la foi de la jeunesse, leur savoir et leur courage au mouvement de libération.
De ce fait, la Révolution acquérait une forte plus-value sur plusieurs plans, et les étudiants, entre deux combats, enseignaient aux combattants venus des zones rurales, les rudiments de l’alphabet. Au plan diplomatique, l’appareil du FLN s’est enrichi de l’apport indéniable de ces nouvelles élites imprégnées des valeurs sacrées de la Révolution. Ainsi, les rapports de force se sont équilibrés, et cela a permis à la bataille diplomatique, autre volet du combat pour l’indépendance, de trouver ses lettres de noblesse dans les arènes internationales, conférant à la Révolution un soutien précieux, notamment celui des pays arabes et musulmans.
En 1956, les étudiants algériens ont, par leur digne exemple, donné leur sens le plus accompli aux notions de sacrifice, de valeurs humaine et d’amour de la patrie, forçant le respect de la nation et de l’opinion internationale. Aujourd’hui, on ne peut que s’enorgueillir qu’il existe une université dans chaque wilaya et que le savoir ne soit plus un luxe, mais un droit pleinement consacré. Dans son message, à l’occasion de la Journée nationale de l’étudiant, le Président de la République a rappelé que  «l'Algérie a déployé des efforts colossaux qui lui ont permis de se doter de centaines de milliers de diplômés issus de ses établissements de formation. La jeunesse constitue, à n’en point douter, un formidable gisement de potentialités qui ne demande qu’à s’impliquer dans l’effort de développement, et que l’on réponde à ses aspirations légitimes. C’est là toute l’essence du programme du Président de la République, car toute l’Algérie est dans sa jeunesse.  Il est significatif, d’ailleurs, de relever que le Président Bouteflika  a mis en avant, dans son message, le rôle de l'élite intellectuelle face aux nouveaux défis auxquels est confronté le pays et la crise induite par la chute des cours de pétrole sur les marchés internationaux. «La sensibilisation aux nouveaux défis et ce qu'ils impliquent en termes de détermination et d'adhésion de la part de la société constitue une entreprise importante dans la mobilisation de notre pays face à la conjoncture actuelle», a-t-il soutenu, en remarquant que «le concours de l'élite nationale permettra incontestablement d’élever le niveau de conscience au sein de la société et, partant, de barrer la route aux manœuvres, orchestrées tant à l'intérieur qu'à l'extérieur, dans le but de semer le doute et le désespoir».   
EL MOUDJAHID

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