jeudi 27 avril 2017 04:14:24

Production pharmaceutique : Atteindre un taux de 70%

«Nous avons enregistré de grandes avancées en matière de développement dans le domaine de la production nationale de médicaments, à l’instar de la fabrication pharmaceutique d’une manière générale.

PUBLIE LE : 04-10-2016 | 0:00
D.R

«Nous avons enregistré de grandes avancées en matière de développement dans le domaine de la production nationale de médicaments, à l’instar de la fabrication pharmaceutique d’une manière générale. Le taux de production locale des produits pharmaceutiques a dépassé les 58% de la valeur du marché du médicament.» Tels sont les propos du ministre de la Santé, lors de la visite de travail qu’il a effectuée à Oran. M. Abdelmalek Boudiaf a fait savoir que son département prévoit d’atteindre les 70% durant le premier semestre de l’année prochaine, ajoutant que les pays qui réalisent un tel chiffre peuvent prétendre à une plateforme d’exportation du médicament. «C'est notre objectif», a-t-il déclaré. Le ministre  a, d’ailleurs, expliqué qu’à l'horizon 2020, la production pharmaceutique connaîtra une relance qui permettra une couverture à 100% des besoins du marché. «Grâce à l'édification d'une industrie nationale du médicament, en partenariat avec des laboratoires étrangers, l'Algérie arrivera, d’ici cinq années, à couvrir près des 100% de ses besoins en médicaments», a-t-il dit. Cet objectif tracé renseigne à quel point l'industrie des médicaments occupe une place importante dans l'actuelle politique gouvernementale. Pour ce faire, l'exécutif a adopté une série de mesures, ces dernières années, a rappelé le ministre. Celles-ci concernent, notamment l'amélioration de la place de Saidal dans la production nationale, et le développement du secteur de la production pharmaceutique, via, notamment l'interdiction de l'importation de médicaments fabriqués localement et l'obligation d'un partenariat avec un opérateur algérien pour les investissements étrangers. Cette nouvelle politique du gouvernement est dictée également par le volume des importations, dont la facture est de plus en plus importante. Ce qui a poussé les pouvoirs publics à chercher les moyens de mettre fin, même d'une manière graduelle, à ces importations, en développant localement ,notamment notre industrie pharmaceutique. La conquête du marché extérieur du médicament doit constituer une «priorité» pour les unités privées de production pharmaceutiques implantées sur le territoire national Aussi, dans un proche avenir,  s’il est avéré que le taux de couverture des besoins nationaux en produits pharmaceutiques est «satisfaisant», cette situation rend «inéluctable» le recours à l’exportation dans le cadre du nouveau modèle économique préconisé par les hautes autorités du pays, a spécifié le ministre. «L’exportation du médicament permet au pays d’assurer une entrée en devises fortes, j'invite les responsables des unités pharmaceutiques privés à ne pas focaliser leur intérêt sur l’approvisionnement du marché national, mais penser à conquérir des marchés d’Afrique et des pays arabes, voire d’Europe», a-t-il dit. Révélant qu'il est absolument nécessaire pour celui qui désire se lancer dans l’exportation du médicament d’être «offensif et changer sa manière de penser», le ministre a fait état de compétences avérées prêtes à relever ce défi.
Toujours selon  Boudiaf, l’Algérie doit, au regard des potentialités dont elle dispose, occuper la première place en Afrique et dans le monde arabe dans le domaine de la production pharmaceutique, assurant que «l’État ne ménagera aucun effort pour venir en aide à ceux désirant se lancer dans l’exportation du médicament». Il y a lieu de rappeler que les importations de produits pharmaceutiques ont chuté de 24,7% au cours des neuf premiers mois de l’année 2015, pour s’établir à 1,37 milliard de dollars, selon l’Office national des statistiques algérien. Pour ce qui est du nombre d’usines et d’unités de production du secteur pharmaceutique installées dans le pays, celui-ci est désormais de 132,  alors que pas moins de 230 nouveaux projets sont en cours de réalisation. Actuellement, l’Algérie est le deuxième marché pharmaceutique sur le continent africain après l’Afrique du Sud, avec des ventes annuelles totalisant 3 milliards de dollars.
Sarah A. Benali Cherif

 

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