mercredi 26 fvrier 2020 16:52:43

Célébration de la journée internationale de la femme : Cérémonie officielle en présence du Président Bouteflika

Le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a présidé hier à Alger une cérémonie en l'honneur de la femme algérienne, à l'occasion de la journée internationale de la Femme.

PUBLIE LE : 08-03-2011 | 21:49
D.R

Le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika,  a présidé hier à Alger une cérémonie en l'honneur de la femme algérienne,  à l'occasion de la journée internationale de la Femme.    Cette cérémonie, qui s'est déroulée au Palais des Nations, a été marquée  par la présence de moudjahidate, de membres de la société civile, de parlementaires  et de femmes intellectuelles. La ministre déléguée chargée de la Famille et de la Condition féminine,  Mme Saadia Nouara Djaafar a déclaré lors d'une brève allocution  que "le renforcement des capacités des femmes à travers l'entrepreneuriat" est  le thème choisi cette année pour la célébration de cette journée. La ministre a rappelé à ce propos l'organisation de plusieurs conférences  et expositions ayant mis en exergue des femmes qui ont prouvé leurs capacités  en matière de création et de gestion de micro-entreprises. Ces réalisations représentent, selon Mme Djaafar une source de  fierté  pour la femme algérienne et un bel exemple pour celles désirant accéder  au monde de l'entrepreneuriat. A cette occasion, des distinctions ont été décernées à quatre femmes  chefs d'entreprises activant dans différents domaines économiques. Le Président Bouteflika avait déclaré dans un message adressé aux  femmes algériennes, à la veille de la célébration de l'évènement, que la femme  "est un acteur principal aux côtés de l'homme dès lors que la renaissance ne  saura, et en aucune manière, intervenir sur la base d'une seule dimension ou  d'une seule opinion". Il avait aussi indiqué que la force de la société résidait dans la  diversité des idées et la pertinence de la méthode pour un dialogue responsable  et une expression civilisée.  Le Chef de l'Etat avait en outre réaffirmé son engagement constant  à aller de l'avant afin de réaliser les aspirations des jeunes citoyens, appelant  l'Algérienne à "redoubler d'efforts en vue de parachever son projet d'émancipation  et d'intégration au sein du processus de développement tant en milieu rural  que dans les villes et apporter, enfin, sa contribution à la prospérité de la  société aux plans économique, politique et éducatif

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Un combat et un engagement en faveur de la modernité

Le rôle de la femme algérienne dans la société a été un élément déterminant de l’évolution de celle-ci. Tout au long de l’histoire de ce pays, la femme a fait preuve de sacrifices, d’une citoyenneté, qui a eu pour résultat, l’émergence de générations valides à la lutte contre les occupations que l’Algérie a eu à subir et aptes à assurer les voies du développement. La femme a vu sa position évoluer au sein de la société, et son statut se conformer à son rôle réel au sein du tissu social. La présentation féminine occupe aujourd’hui l’espace économique politique, social et culturel. On trouve les femmes au sein des entreprises, des institutions publiques autant que privées, investissant des emplois hier réservés aux hommes. Dans certains secteurs d’activité, cette présence féminine est prépondérante (enseignement, médecine, justice par exemple et souvent avec des positions  administratives qualifiantes.
La promotion sociale de la femme a été conduite de façon évidente, par le truchement de l’éducation et de la formation. Dans tous les cycles scolaires ou universitaires, la présence féminine est prépondérante là aussi. De plus en plus la femme algérienne est présente à la tête d’institutions comme des entreprises. La promotion des ressources humaines a donc été une clé essentielle pour propulser la femme sur la scène publique. Du point de vue du statut, le Code de la famille a lui-même reçu un toilettage pour le rendre conforme aux évolutions du monde d’aujourd’hui, et dans le même temps, permettre le respect de nos traditions les plus vivaces. Ces changements ont fait et font encore l’objet d’intenses débats, entre celles et ceux qui estiment qu’on est allé trop loin dans les aménagements et les changements, et celles et ceux qui bien au contraire, considèrent que l’on est encore en deçà des espérances nourries à la faveur de l’évolution sociale et de la modernité qui l’accompagne.
Le débat en est là. Il n’a nullement empêché la femme d’avancer et de s’imposer. Le gouvernement a toujours accompagné le mouvement. Cela étant la journée internationale de la Femme est la consécration d’une lutte séculaire dans laquelle la femme algérienne tient une place majeure. A l’heure des célébrations, on ne peut oublier néanmoins que des millions de femmes à travers le monde vivent dans des conditions sociales particulièrement difficiles, et plus encore pour des millions d’entre-elles, ploient encore sous la domination coloniale, luttant les armes à la main souvent pour assurer leur affranchissement.
La commémoration du 8 Mars, donne ainsi l’occasion à chacun d’entre nous de graver dans le marbre, le souvenir de celles qui sont tombées sous les balles assassines des armées d’occupation et comme ce fut le cas dans notre pays, sous les balles des hordes terroristes. Le même souvenir va à ces millions de femmes qui subissent la répression comme c’est le cas en Palestine et au Sahara occidental cela nous amène à louer l’héroïsme dont font preuve toutes ces anonymes qui parfois n’ont que leur volonté et leur courage à opposer à leurs oppresseurs. Les héroïnes algériennes qui ont eu à faire face tant à l’armée coloniale et ses services de police, qu’aux groupuscules terroristes, constituent un exemple à travers le monde.
Leur sacrifice est toujours rappelé avec beaucoup de ferveur et de piété. Aujourd’hui de nouvelles générations sont là, qui ont pris la relève toujours guidées par le sens de ce sacrifice des aînées. La mission de chacun d’entre nous est d’accompagner ce mouvement. Il est capital à un moment où le pays a besoin de rassembler toutes ses forces et ses ressources pour faire face aux défis qui se profilent. Le 8 Mars, est une étape en tout cas pour la femme rappelant son combat et son engagement en faveur du changement.
Tahar Mohamed Al Anouar

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La femme rurale sort du gourbi
Hier 8 Mars aura été une journée ordinaire pour la femme rurale, une journée ordinaire certes mais pas comme les autres, comme celles de tous les 8 Mars qui ont défilé de par le passé, un passé pas trop lointain même. C’est que la femme rurale a été libérée et s’est libérée par la même, son environnement, son cadre de vie s’est nettement amélioré et elle s’est en conséquence libérée de plus d’une contrainte. L’image de cette femme rurale inculte, analphabète, ahanant du matin au soir, au four et à la fontaine s’est éloignée, s’estompant même. Dans cette nouvelle Algérie qui se construit et qui se reconstruit, la femme rurale bénéficie de mille et une attentions. Gardienne des traditions séculaires et symbole par excellence du premier noyau de la société, de la première cellule même de la nation elle est ciblée directement à travers les innombrables actions de développement menées par les pouvoirs publics. Son espace vital ne se résume plus au gourbi hérité du colonialisme et ceinturé par une double haie de figuiers de barbarie, au nom et en application des principes de justice et d’équité qui guide l’action des pouvoirs publics, c’est une habitation en dur qui est désormais de mise. Dans le programme de développement du Président de la République, cette donne est répertoriée, reconduite de plan en plan jusqu’à l’éradication totale et définitive du gourbi et de l’habitat précaire, jusqu’à ce qu’aucune famille rurale là ou elle se trouve en rase campagne ou dans les monts ne se trouve dans le besoin.
Dans le présent programme de développement, ce sont 700.000 logements de type rural qui sont inscrits, pour nombre déjà réceptionnés, lancés et en voie de lancement. Le foyer rural aujourd’hui est un foyer décent équipé de toutes les commodités. Une eau courante, une énergie qui chasse l’obscurité à la nuit tombante et le froid par les longues nuits d’hiver. Tout comme la salle de soins, l’école est là toute proche, les filles ne sont plus comme de par le passé privées du savoir et de l’éducation, elles y sont même plus nombreuses que les garçons. Des filles qui ont désormais et le collège et le lycée, et le centre de formation professionnelle et le centre universitaire également tout proche.
Participant aux côtés des hommes dans l’activité agricole, les femmes rurales ont un rôle de première importance dans la  création et l’accroissement des richesses. Des travaux aux champs en temps de cueillette, aux activités quotidiennes de traite et de suivi des poulaillers et autres ruches, elles ont encore le temps de façonner de leurs mains créatrices tapis, ustensiles et autres poteries. Une activité que l’Etat subventionne en encourage. La femme au foyer ouvre droit à une aide conséquente pour une activité somme toute économique et dont la somme ne peut être que d’un apport bénéfique pour autant l’amélioration des revenus du foyer que l’économie d’une façon générale.
«El-Fahlette» sont toujours là, une main tenant la modernité et l’autre tenant elle fermement notre authenticité et nos valeurs. Derrière chaque grand pays il ne peut y avoir que des femmes, et de notre pays, de nos femmes nous ne pouvons qu’en être fiers…
A. M. A.

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