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L’ANSEJ d’Alger-est présente son bilan du 1er semestre : Favoriser les projets porteurs de richesse

Les crédits ANSEJ ne sont pas concernés par les mesures d’austérité

PUBLIE LE : 20-09-2016 | 0:00
D.R

«Quelque 298 projets ont été financés par l’Agence nationale de soutien à l’emploi de jeunes (Ansej) de la wilaya d’Alger, durant le 1er semestre de 2016», a déclaré, hier à Alger, le directeur de l’ANSEJ, antenne d’Alger-Est. En présentant le bilan de ce 1er semestre de l’entité qu’il représente, M. Gelifet Salim a précisé que le nombre des projets est en régression par rapport à la même période de 2015 où il a été créé 424 microentreprises. «Si le nombre des projets a diminué, la qualité de ces derniers s’est par contre nettement améliorée.»

«Désormais, les nouvelles modalités d’inscription à l’ANSEJ exigent, pour les porteurs de projets, d’avoir une qualification adéquate à l’activité projetée. Le plus essentiel est l’orientation des dispositifs vers des activités créatrices de richesse», a-t-il justifié. Selon ce responsable, l’Agence se focalise sur la qualité des projets présentés par les jeunes, chose qui a réduit le nombre de projets financés durant le 1er semestre, mais qui a vu la hausse du nombre des projets de qualité, ainsi que le nombre des diplômés ayant déposé leur dossier, puisqu’en 2015, le pourcentage des diplômés des centres de formation était de 39% contre 53% pour le 1er semestre 2016. Idem pour les universitaires qui représentaient 22% des porteurs de projets en 2015 contre 28% durant le 1er semestre de 2016. Étayant ses dires, M. Gelifet précisera que sur ce nombre de dossiers présentés, c’est le secteur de l’industrie qui s’est taillé la part du lion, avec 106 projets, suivi du secteur des services avec 94 projets, du BTPH (52 projets), des professions libérales (33), de l’agriculture et de la pêche, avec 11 projets, et enfin de l’artisanat avec 2 projets. Le responsable a mis en exergue l’évolution des projets financés, précisément dans les secteurs créateurs d’emploi sur lesquels un intérêt particulier a été enregistré de la part des jeunes porteurs de projets. De ce fait, le pourcentage de plusieurs secteurs a enregistré une nette augmentation par rapport à l’année 2014. «Il s’agit, entre autres, du secteur de l’agriculture et de la pêche qui connaît un intérêt particulier de la part des jeunes, ces 298 projets ont permis la création de 441 postes d’emploi», a-t-il indiqué.

Les crédits ANSEJ ne sont pas concernés par les mesures d’austérité

Dans cette optique, le directeur de l’Agence Alger-Est a souligné que «la rationalisation des dépenses», liée à la formule qu’emploient les pouvoirs publics pour désigner les mesures d’austérité préconisées face à la chute des cours de pétrole, ne touchera pas les crédits octroyés dans le cadre du dispositif de l’ANSEJ. Selon lui, les PME sont la solution idéale pour diversifier l’économie et sortir de la dépendance des hydrocarbures. «La réussite économique se base sur les petites entreprises.» Néanmoins, selon lui, «l’heure est à la prise de conscience et aux mesures de précaution. L’ANSEJ ne financera désormais que les projets jugés rentables et qui apportent une valeur ajoutée à l’économie ou aux services». «Les jeunes seront désormais orientés vers les projets créateurs de richesse, comme dans l’industrie, l’agriculture, les technologies de la communication ou les services manquants aux zones éloignées», a-t-il déclaré. Concernant les activités des maisons de l’entrepreneuriat qui sont conçues comme un espace d’échanges et de développement des programmes de sensibilisation, M. Gelifet réaffirme que «la Maison de l’entrepreneuriat a pour but d’inciter les jeunes à la création d’entreprises, et cela par l’organisation des journées d’information au niveau de ces structures, en plus de l’organisation de concours du meilleur business plan et de la meilleure idée de projet». Dans le même ordre d’idées, M. Gelifet Salim, évoquera la question de l’entreprenariat féminin : «Nous avons eu 84 projets financés durant le 1er semestre avec une moyenne de 28% de la totalité des projets.» Cette hausse est due à la stratégie adoptée par l’Agence qui a mis au point un programme d’encouragement et de soutien aux femmes porteuses de projets, spécialement au niveau des maisons de l’entreprenariat, ainsi que les associations féminines, à l’exemple de l’association RAFA qui a signé des conventions avec l’Agence. «Et depuis 5 ans, le taux de projets financés ayant bénéficié aux femmes a presque triplé», a-t-il affirmé.

« Toutes les communes du pays ont vu, au moins, un projet financé dans le cadre du dispositif ANSEJ »

Pour ce qui est de la formation des promoteurs sur les techniques de base de la gestion d’entreprise, dans le domaine de la formation, le directeur souligne que son agence organise des sessions de formation pour les jeunes en cours de financement, et cela sur les thèmes de la création d’entreprise. «Comment trouver son idée, comment créer son entreprise et la gérer, en incluant des modules essentiels à la gestion de l’entreprise, précisément la comptabilité, le calcul des coûts, le marketing ; toutes ces problématiques seront débattues lors de ces sessions», a-t-il dit, tout en ajoutant qu’«en ce 1er semestre, l’ANSEJ a formé plus de 367 promoteurs, entre 271 hommes et 96 femmes». Au niveau national, on apprend que l’Agence nationale de soutien à l’emploi des jeunes compte financer, au courant de cette année 2016, pas moins de 60.000 nouveaux projets, pour lesquels les crédits ont déjà été libérés, a souligné, récemment, le DG de l’ANSEJ, M. Mourad Zemali. C’est dire l’importance de l’enveloppe allouée à cet organisme de financement. Le responsable a fait savoir que 292 milliards de DA ont été mobilisés, à ce jour, par l’État, pour accompagner le dispositif. M. Zemali a indiqué également que l’Ansej a enregistré, durant l’année écoulée, 2015, une moyenne de 91 projets de création d’entreprise par jour. «100% des communes du territoire national ont été couvertes en termes de financement. Aussi, ce sont toutes les communes du pays qui ont vu, au moins, un projet financé dans le cadre du dispositif ANSEJ.» Il y a lieu de rappeler que près de 36.000 microentreprises, inscrites dans le cadre de l’ANSEJ d’Alger, ont bénéficié d’un financement depuis la création de cette agence, en 1997.
Sarah A. Benali Cherif

 

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