samedi 21 octobre 2017 16:58:06

Criques du littoral algérois : des sites paradisiaques

L’Algérie est un pays plein de mystères, son relief et ses côtes le sont également. Elle regorge de petites criques et plages vierges où la nature est reine. Des sites magnifiques, à la fois sauvages et comme sculptés par la nature au cours des siècles.

PUBLIE LE : 21-08-2016 | 0:00
Photo : Billel

Reportage réalisé par Sihem Oubraham Photos : Billel

L’Algérie est un pays plein de mystères, son relief et ses côtes le sont également. Elle regorge de petites criques et plages vierges où la nature est reine. Des sites magnifiques, à la fois sauvages et comme sculptés par la nature au cours des siècles.

Riche d’un littoral de 1.200 km, l’Algérie est le pays idéal pour découvrir des plages, des criques vierges et profiter de moments de détente et d’évasion les pieds dans l’eau. Cette fois-ci notre aventure nous a emportés vers les criques dans la côte ouest de la capitale, afin de résoudre cette envie qui ne cesse de hanter nos jeunes.
Destination la wilaya de Tipasa. Par l'autoroute ou la nationale "place aux vacances". Entre mer, montagnes et sites historiques, les destinations divergent. Cette ville côtière, située à 50 km à l'ouest de la capitale, est à l’origine une fondation punique en Afrique du Nord. Il faut savoir que cette ville côtière dispose d'un potentiel touristique et d'un patrimoine historique important. Baptisée "sirène" de la Méditerranée, "déesse séductrice" et en même temps possessive par son charme et sa beauté idyllique, Tipasa est dotée d’une nature majestueuse ou se mêlent verdure, un ciel au bleu de cobalt et une mer turquoise qui se jette au pied du magnifique mont Chenoua, lieu mystique qui a charmé de nombreux écrivains et poètes. Tipasa, presque rebelle étincelante, délicate, telle une sylphide de l’amour, bienfaitrice d’une nature généreuse et luxuriante qui fait d’elle, sans conteste, une destination unique où règne sans partage un paysage si attirant avec ses atours aux multiples fresques où flamboient des couleurs exubérantes qui nous enivrent et nous donnent envie de ne jamais quitter ces lieux habités par les nymphes. La côte s'étend sur près de 123 km avec l'existence de 51 plages dont 39 sont ouvertes à la baignade en plus de nombreuses criques, baies, et autres falaises offrant d'indéniables possibilités touristiques. Ces secteurs constituent un atout appréciable pour le développement socio-économique de la wilaya car une affluence considérable est enregistrée chaque année.

Un intérêt touristique particulier.

La présence de la mer, des reliefs du Chenoua et de la Dahra donnent un paysage particulier et un intérêt touristique. De nombreux vestiges puniques, romains, chrétiens et africains attestent de la richesse de l'histoire de cette colonie. Fini de pointer à 8 heures, le stress et les embouteillages interminables. Place à la détente… la mer, le soleil et le beau temps. Pour une bonne partie des Algériens qui ont choisi de prendre leurs congés en ce mois d'août, c'est les vacances, synonyme de relaxation. Mer, montagnes, retour aux sources ou appel du lointain, les aoûtiens se lancent dans le cadre de leurs vacances à la découverte "des entrailles du pays". Notre premier arrêt fut Ain Tagourait. Traversée d'Est en Ouest par la RN11 qui permet de relier Alger et Tipasa, ainsi que la CW40 pour aller à Sidi Rached, cette commune est composée d'une petite bande côtière de plus ou moins 150 m de large mais longue de 10 km ainsi qu'une partie haute constituée de la plaine du Sahel. Au tombeau de Cléopatre Séléné (appelé tombeau de la Chrétienne), vous verrez la complicité des ruines avec une nature somptueuse en plus d’une vue imprenable sur la Mitidja.
De Douaouda à Damous en passant par Tipasa, Chenoua, Beldj, Cherchell, Sidi Ghiles, Hadjret Ennous, Gouraya, le parcours est totalement subjuguant tant par sa beauté et son climat si doux en cette période l’année. La brise méditerranéenne accompagnée de l’embrun marin avec les senteurs des pins d’Alep vous revigorent le corps et l’esprit. Tout le long de la côte se succèdent criques et de baies où le bleu et le vert s’épousent allègrement et tandis que le chant des cigales vous invite ainsi à la méridienne très prisée en période estivale. Sur les abords de la route, vous trouverez des jeunes filles et des jeunes garçons qui vous proposent des fruits (raisin muscat, figues, figues de Barbarie) à des prix très attractifs. Elle possède un large massif forestier le long des ravins qui descendent vers la mer. De magnifiques criques allongent cette petite commune tranquille… mais malheureusement inaccessibles pour nous.

Des voyous qui font leur propre loi !

Accompagnée de mes deux collègues Billel et Said nous avons été soumis à un questionnaire à l’entrée de la crique. «Qu’est ce que vous êtes venus faire ici ?», lance en notre direction  un jeune, muni d’un bâton. «Profiter de la nature et nous reposer», lui répondis-je. «Partez d’ici… vous n’avez pas de place dans ce coin», réplique-t-il, tout en haussant la tête. Intriguée par son attitude je n’ai pas hésité à lui dire  il me semble que c’est un endroit public ! Sauf si vous avez une autorisation des autorités locales pour nous interdire l’accès…» Le type ne veut rien savoir et continue à nous ordonner de quitter les lieux, «prenez-le comme vous voulez… partez, je ne veux pas de votre présence ici ! D’ailleurs je n’aime pas la presse…», lance-t-il rudement.
Face à ces propos pleins de méchanceté, nous n’avons pas pu placer un mot et pourtant nous étions dans un véhicule banalisé. Nous repartîmes pour une autre crique qui se trouvait à proximité. Cette dernière est aussi, squattée par une autre bande d’individus qui ne nous ont pas laissé avancer d’un pouce… «Faites demi-tour nous sommes fermés… », nous dira un jeune maigrichon . «Comment ça fermé ?! », lui demandais-je en souriant. «Ce n’est pas la peine de polémiquer avec moi… disparaissez de ma vue… c’est un ordre !», lance-t-il à Said. «Désolés pour le dérangement…», en faisant demi-tour avec la peur d’être tabassés par ces derniers dont l’un d’eux reprenait son appel téléphonique, certainement en communication avec l’autre groupe qui leur a informé de notre présence. Il faut dire qu’à défaut de la présence de la sécurité, ces bandes de voyous font leur propre loi. Certaines personnes qui connaissent bien ces endroits nous racontent que ces jeunes sont "les gardes des sceaux" de ces lieux qui sont, généralement, fréquentés par les couples.

Des endroits réservés uniquement pour les femmes

Nous reprenons la route vers le chef-lieu de la wilaya. Sur la route nous nous sommes arrêtés sur une petite crique réservées uniquement pour les femmes. Ce lundi, le mercure a tellement grimpé que, presque les habitant de cette ville et celles limitrophes, ne sont pas restés chez eux. Tout le monde a convergé vers les petites plages longeant la principale route. La particularité de ces petites criques est que chacune est réservée à un genre. Il n’y a pas de place pour les maillots de bain. Ces endroits sont très fréquentés même hors weekend. Le parking qui fait le long de cette route étroite et très pentue n'est pas évident. Il faut compter 5 à 10 minutes pour y descendre en fonction de là où vous êtes stationnés. Venues d’Alger  et de wilayas limitrophes de la capitale telle que Tizi-Ouzou, Bouira, Blida, Boumerdès et autres Ain Defla, Chlef et Médéa, ces habitués cherchent à profiter au maximum du bon moment de détente. Profitez au max de cette magnifique eau où vous croiserez pas mal de poissons.
Il y a la plage des femmes qu’aucun homme ou jeune homme ne s’autorise à pénétrer ou à traverser à la nage. Des jeunes filles avec leurs mamans, des personnes âgées et même des femmes entre deux âges ont nagé et font des brasses à ne pas en finir. Le temps était beau, la mer calme et le sable fin… Tout cela incite à la sortie pour profiter au maximum des bienfaits de l’eau de mer. Les plus âgées papotent entre elles en se souvenant des mille et une aventures vécues rappelant le mode de vie qui a bien changé. Plus loin, c’est la plage familiale. Les plus nantis sont sortis avec leurs barques au large pour pêcher et bronzer en même temps. Les enfants barbotent dans l’eau avec leur bouée tandis que les adultes jouent au ballon malgré l’étroitesse de la plage. Les gens sont plutôt cools... Un beau rocher au milieu de la crique accessible à la nage pour le plaisir des petits ou des plus grands pour des plongeons dans la mer. Cherchant la brise marine, des groupes de jeune éparpillés ici et là. «Toutes les plages que les habitués fréquentent sont choisies pour leur situation exceptionnelle et leur beauté indescriptible», nous dira Lyes. Ce jeune à peine la vingtaine, dont la peau pèle déjà, accompagné de ses amis, nous affirme qu’«il y en a de toutes sortes et pour tous les goûts, que vous soyez seul, en couple, entre amis ou en famille». «Ici nous sommes emportés par nos émotions... dès que nous y sommes nous sommes jetés dans un abîme de détente en avant tout par le monde, ce magnifique paysage», lança son ami Hamza. Et d’ajouter, «nous avons un beau pays… c’est vraiment dommage qu’il ne soit pas développer dans le secteur du tourisme. Personnellement je préfère découvrir mon pays que d’aller ailleurs !». Lorsque vous quitterez ces endroits gardés secrets, situés à quelques pas des plus belles plages du littoral algérien pour des moments de détente, de loisirs ou de découvertes, reprenez votre souffle pour remonter à votre voiture...

El Beldj aux paysages et plages enchanteresses

Nous continuons notre chemin vers la commune d’El Beldj tout en passant par Chenoua plage. Située à quelques kilomètres du chef-lieu de la wilaya, cette ville balnéaire se situe au pied du mont Chenoua. En contrebas, une mer calme, d'un bleu azur, effleure délicatement les bords de la plage de la localité du Chenoua, particulièrement agréable de tout temps, continue à fasciner. Ici, tout a gardé son charme et dégage un effet magique, surtout pour ceux qui le visitent pour la première fois. Les adeptes du bronzage peuvent ainsi s'étendre aisément tout en se laissant emporter par l'odeur pure iodée de la brise marine. L'eau bleue d'El Beldj offre un charme féerique. Le Chenoua baigne dans un calme serein en cette matinée de mois d'août. Un parasol, une glacière remplie de boissons bien fraîches… des serviettes, et un flacon d’huile solaire pour se protéger des rayons du soleil. Le tout est soigneusement rangé dans un sac-à-dos. Sous le parasol, les uns s’installent et les autres préparent les cannes à pêche. Charbons et barbecues… la braise est déjà allumée, dégageant un feu brûlant et incandescent prêt pour accueillir les poissons péchés et les brochettes déjà préparées. «Ici nous sommes tranquilles… nous sommes loin des bruits désagréables des plages», s’exprime Anis. Ce jeune étudiant à l’université précise «cette petite crique aux eaux translucides nous attire, on nage avec les poissons et on mange du poisson frais que nous pêchons avec nos cannes… Nous sommes plus à l’aise qu’ailleurs». De son côté, Farouk nous affirme «moi je suis un fou des plongeons, c’est le seul moyen d’extérioriser le stress qui m’habite». «Cette crique est petite mais on y trouve toute la beauté de la côte sauvage...», dit-il, «Pour rompre avec la monotonie des grandes étendues de sable, on campe ici… avec ces rochers plantés dans l’eau, on a l’impression d’être dans une ile lointaine. Par contre, en week-end, la fréquentation est importante», ajoute-il. Un autre lança «ici tout est calme…vous avez dû remarquer que nous somme loin de la pollution sonore… dans nos plages on se croit à Hammam Melouane avec les derboukas, mandoles, guitares et des cris de gamins se font entendre partout», «aussi il faut toujours faire attention de recevoir un coup de ballon de football ou de volley-ball sur la tête, ou de recevoir des tonnes de sable que nombreux vous jette à la figure en faufilant parmi les gens collés les un aux autres», affirme-il en riant. Dans ces lieux, il est vrai qu’on se laisse bercer par le bruit des vagues qui claquent contre les rochers, par le son des plongeons des baigneurs sautant du haut des rochers. Le littoral devient escarper et laisse place à quelques magnifiques petites criques sauvages dans des paysages de rêve. Par contre, prudence, car les différentes criques ne disposent pas de surveillance. La baignade est donc risquée et péril. Au crépuscule, les jeunes plient bagages, détendus d’avoir profité d’une belle journée ensoleillée, loin de l’odeur de l’asphalte et du CO² lâché par les pots d’échappement. Le rendez-vous est encore pris avec la grande bleue. Pourvu que les courants marins soient "cléments". La mer reste un endroit authentique où on reste émerveillé.
S. O.

--------------//////////////////

Le danger n’effraye pas les baigneurs
L’été est là et malheureusement il est souvent accompagné de son lot d’accidents. La chaleur pousse les Algériens à repousser leurs limites et ils n’hésitent pas à franchir les interdits sur les plages où la baignade n’est pas autorisée. Chaque année une série de drames sur les plages et les criques algériennes renoue cette période en dépit des avertissements et des plans de vigilance mis en place sur le littoral. De nombreux baigneurs font fi des interdictions et s’aventurent dans des zones dangereuses. Leur désinvolture juvénile les incite au bout de leurs folies et ils n’hésitent pas à franchir les interdits sur les plages où la baignade n’est pas autorisée. C’est la parade des plongeons. Cette année encore les autorités algériennes ont interdit l’accès à plus de 206 plages parmi les 579 que compte le littoral algérien  pour cause de pollution et risque particulier. En effet, certains espaces sur la côte algérienne sont inadaptés pour accueillir des personnes. Un accès à la mer compliqué voire dangereux, une pollution massive ou une mer houleuse, tous ces éléments ne permettent pas une exploitation optimale des plages. Ainsi, quasi la moitié d’entre elles sont inexploitées. Certes, 373 sont autorisées à la baignade car elles sont adaptées et sous surveillance assurée la Protection civile, mais ce n’est pas le cas partout, et les Algériens, surtout les plus jeunes n’hésitent pas à prendre des risques pour piquer une tête. Des risques qui ont entraîné la mort de plusieurs personnes. Palus d’une centaine de personnes perde la vie, chaque été, dans des accidents de noyade et ce malgré les plans de vigilance. Ce sont surtout des jeunes, qui sont amoureux de ces endroits isolés, les accès par rocher, ou tout simplement ils s’habituent à un endroit spécifique et malgré les interdictions.

--------------//////////////////

Joie à la Corne d’Or
Conçu par l'architecte français Fernand Pouillon ; le complexe touristique de la Corne d'or à l'entrée de Tipaza a été ouvert en 1975. A première vue on remarque que son architecte a fait revivre en l'interprétant le style mozabite.
D’une capacité d'accueil de 208 lits repartis en 14 appartements et 76 Bungalows ce site paradisiaque compte deux restaurants. En plus des prestations de haute qualité, ce joyau de la wilaya offre une quiétude que ne peut avoir ailleurs. Rencontré sur place de Directeur du complexe la Corne d’Or, M. Salah Sadaoui déclare « le complexe compte deux types de clientèles… une clientèle traditionnelle conventionnée avec des sociétés nationales et aussi une clientèle qui est constituée des habitués ».
Dès que vous pénétrer à l’intérieur du centre, vous êtes happé par la beauté du site. Sofiane, 45 ans, jeune, émigré accompagné de sa femme étrangère et ses deux enfants, nous fait un constat de plaisir  « c’est un très bel endroit où on se sent en sécurité avec l’accès sélectif de la clientèle ». Malek affirme « je connais ce complexe comme ma poche, je viens faire des séjours de longue durée durant toute l’année, depuis un certain temps, les choses ont énormément changé dans le positif… mais les prix restent inaccessibles à toutes les bourses ».
C'est-à-dire ? «Tout en passant par les tarifs, la restauration, la sécurité, et l’animation. Si c’était moi le directeur, je ne permettrais à personne de passer la nuit sur le gazon gratuitement et l’entrée sera sévèrement contrôlée ». Plus loin, une famille composée de plus de dix personnes pique-nique en plein air, à proximité d’un bungalow. Nous nous adressons à un sympathique vieux monsieur qui semble le patriarche de la famille. «Alors, comment trouvez-vous la Corne d’Or ?», « Nous venons de Sétif et nous avons été invités par nos proches qui résident à Cherchell, nous avons fait escale pour quelques jours et nous reprenons la route demain inchallah», nous dira-t-il. «Cette station balnéaire vous plait ?»,  «Oui absolument, elle est magnifique mais il faut lui consacrer une somme importante», souligne-t-il.

--------------//////////////////

La pêche aux oursins
Et oui, les passionnés de cette eau salée sont au plaisir de la pêche. Une relation sûrement profondément intime mais qui n'a absolument rien à voir avec de l’amour. Oui, l'humain est un prédateur sans pitié qui en plus de son intelligence à la faculté de prévoir et de s'adapter rapidement à tout un tas de paramètres subtils et qui pense bien faire. La passion est en fait un grand réservoir de désir où tous pleins de choses qui dépasse le pratiquant dansent dans les rêves de tout à chacun. Si les anciens rejoignent les modernes dans cette passion atavique pour la récolte des "châtaignes de mer", les techniques, elles, divergent quelque peu. Les habitués des criques préfèrent le masque, les palmes et le tuba pour la rapidité d’exécution. Le bras armé d’une grappe, ils détachent les échinodermes à même le fond. La pêche à l’oursin dans ces temps n’est pas une pêche prioritaire pour les jeunes et moins jeunes qui débarque avec le charbon et les barbecues. Les fonds regorgeaient de beaux spécimens. «Lorsque je suis à la pêche je ne suis plus l'homme de tout les jours, je suis le prédateur qui ne va reculer devant aucun obstacles pour arriver à ses fins», dira un homme à peine la quarantaine que, muni de sa canne à pêche, que nous avons rencontré sur place. «En plus le calme et la concentration que m’offre la pêche je me régale avec ma famille ou avec des amis en mangeant du poisson frais», souligne-t-il. «Avec une petite crampe d’un mètre, on fait des pêches miraculeuses», lança-t-il.

--------------//////////////////

Randonnée et baignade
La  ville de Tipasa abrite depuis des siècles les vestiges de la ville romaine. Cette dernière qui est fondée par les Phéniciens, passe au règne des Romains au IIe siècle de notre ère. Elle s’agrandit vers l’Ouest aux dépends d’une ancienne nécropole punique avant d’être détruite en l’an 430 par les vandales menés par Genséric. Les ruines se trouvent au centre-ville de Tipasa et qui sont l’objet d’attention particulière par les touristes étrangers et nationaux qui sont émerveillés par tant de splendeur. C’est vrai que l’on reste pantois devant tant de beauté. Au fur et à mesure de notre promenade au sein des ruines, nous découvrons avec ébahissement d’anciens temples, des bains, une cathédrale, une arène, des routes en pavés qui renseignent sur le faste d’une époque lointaine et révolue. Etendues sur plusieurs hectares, les ruines romaines octroient un véritable délice pour les yeux et le confort de l’âme. Il est 14 heures. Les lieux connaissant une importante affluence en dépit de la chaleur tapante de la journée du mois d’août. Entre visiteurs du site classé, familles venues pique-niquer et baigneurs, les gardiens ne savent plus où donner de la tête. Ils tentent tant bien que mal de sensibiliser sur la fragilité des vestiges romains. A l'entrée du site, les gardiens distribuent machinalement les tickets, vérifiant juste le passage de quelques jeunes soupçonnés d'avoir une allure douteuse Même à cette heure de la journée, les visiteurs continuent d'affluer. Des panneaux à l'entrée donnent des indications historiques sur les lieux, et d'autres affichent certaines interdictions comme celles de respecter le silence des lieux, de ne pas s'adonner à la dégradation ou tout simplement interdisent les photos. La petite crique en contrebas des ruines devient alors une plage fortement fréquentée alors qu'elle est interdite à la baignade, étant située sur un site protégé. Mais cela ne décourage pas les baigneurs qui s'installent pour la journée et traversent deux fois par jour le site pour aller et revenir vers la crique. On reste figé devant cette magnificence qui peut augurer un avenir prometteur pour l’Algérie.

  • Publié dans :
DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
Presedant
Suivent
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions