lundi 25 mai 2020 19:51:01

Congrès de la Soummam : Un colloque international les 25 et 26 août à Béjaïa

Le congrès historique de la Soummam sera au cœur d’un colloque international prévu les 25 et 26 août dans l’Akfadou, à 70 km à l’ouest de Béjaïa, durant lequel des chercheurs, des historiens et des politologues, ainsi que des témoins vivants plancheront sur son déroulé et ses «zones d’ombre» et secrets, a-t-on appris hier auprès des organisateurs.

PUBLIE LE : 13-08-2016 | 0:00
D.R

Le congrès historique de la Soummam sera au cœur d’un colloque international prévu les 25 et 26 août dans l’Akfadou, à 70 km à l’ouest de Béjaïa, durant lequel des chercheurs, des historiens et des politologues, ainsi que des témoins vivants plancheront sur son déroulé et ses «zones d’ombre» et secrets, a-t-on appris hier auprès des organisateurs.
Ces derniers, en l’occurrence l’APW de Béjaïa, le Forum de solidarité euro-méditerranéenne (FORSEM-Lyon-France) et Med-Action (Akbou), n’ambitionnent pas moins de lever le voile sur l’événement que d’aucuns considèrent comme un «acte fondateur de la Révolution», mais aussi d’éclairer sur «ses points aveugles», tout autant que «ses limites». Inscrit sur le thème générique de «60 ans après, quelles leçons ?», les animateurs souhaitent ne pas figer l’événement dans son contexte historique, mais de l’aborder également sous l’angle de l’actualité post-indépendante et des évolutions permises ou recalées par les résolutions de ce événement capital, tenu en pleine guerre et dans un contexte militaire et politique des plus hostiles.
«C’est peut-être là (sa tenue) que réside déjà son premier grand mérite», y voit Hocine Smaili, président de Med Action, qui souligne que «le congrès de la Soummam a permis la libération du pays en se dotant d’une feuille de route claire, en autorisant une organisation nouvelle et de nouvelles structures, et en dégageant de réelles perspectives politiques». Pour autant, il s’en est trouvé des voix contestataires, à l’instar des acteurs de la réunion du comité de la révolution (CNRA), tenue au Caire en 1957, qui en a remis en cause les fondements.
D’où l’intérêt de ce colloque de soumettre le débat à regards croisés, en ne prenant en considération que les «critères historiques et scientifique», a jouté M. Smaïli.
En tout état de cause, la rencontre, soutenue par une dizaine de conférences devant être animées par des scientifique émérites, à l’instar de Tahar Khalfoun, professeur à l’IUT Lyon 2, spécialiste en droit public, Dalila Aït El-Djoudi, docteur en histoire militaire et étude de défense (Toulon), Jean-Charles Jauffret (IEP-Aix en Provence), et Hamou Amirouche (Université Santiago-Californie), offre une réelle opportunité pour en faire le déroulé et fixer ses moments majeurs afin d’en assurer «une meilleure connaissance» et surtout susciter un intérêt plus ample auprès des universitaire, confrontés à un sujet en jachère, car «peu traité». APS

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