dimanche 20 aot 2017 04:53:23

Plages : plaisir et incivisme

À la recherche de détente et de fraîcheur, les plages constituent la première destination pour les Algériens en cette période d’été. Malheureusement, passer une journée à la plage n’est pas forcément synonyme de repos et de moments de plaisir.

PUBLIE LE : 31-07-2016 | 0:00
D.R

Réalisé par : Sihem Oubraham et Louiza Mouzaoui Abba

À la recherche de détente et de fraîcheur, les plages constituent la première destination pour les Algériens en cette période d’été. Malheureusement, passer une journée à la plage n’est pas forcément synonyme de repos et de moments de plaisir. Dans la majorité du temps, les tracasseries qui en résultent dépassent de loin les avantages que peut procurer cette journée de «détente».

Des embouteillages, des insultes, des vulgarités et de l’incivisme illustrent les journées sur les plages publiques situées dans le littoral algérois. Après de longs mois d’acharnement, que ce soit à l’école ou au travail, chaque famille désire du repos, et le meilleur endroit pour se relaxer ce sont les plages. Quoi de mieux pour changer la routine ! Mais quelle plage choisir afin de passer de bonnes vacances au bord de mer pendant tout l’été ? Il faut dire que le nombre plages ouvertes à la baignade dans la wilaya est porté, cette année, à 72 contre 69 en 2015 grâce notamment à l’aménagement de celle de Bordj El Kiffan et la réouverture de celle de Palm Beach. La saison estivale, dont le coup d’envoi officiel a été donné le 1er juin, a été activement préparée par les différentes commissions des wilayas du pays. Les structures de santé ont concocté des plans d’intervention et mis en place des moyens de lutte contre les Maladies à transmission hydrique (MTH) qui apparaissent régulièrement en été sur les plages du pays. Ces commissions ont, surtout, répertorié les plages à interdire, car comportant des risques pour la santé du citoyen. La sécurité touche aussi la circulation routière du fait des nombreux désagréments que posaient, auparavant, les déplacements des familles vers les plages reculées d’Alger. Mais la plus grande question reste l’indisponibilité des parkings, notamment pour les plages de l’est d’Alger, connues pour leur étroitesse et l’indisponibilité des terrains mitoyens. Au total, comme en 2015, une douzaine d’établissements publics de wilaya sont mobilisés afin d’aménager les routes, les accès et les parkings et assurer l’équipement en accessoires divers dans un cadre organisé. En plus du souci d’assurer la disponibilité d’équipements adéquats, il y a aussi l’hygiène et la qualité de l’eau de baignade à surveiller à travers des contrôles réguliers. Le choix de notre destination était porté sur la commune d’Ain Taya, partie prenante de la baie d’Alger, cette petite commune connue par ses plages est située à 30 Km à l’Est de la capitale d’Alger. Elle est construite en bordure d’une falaise escarpée au pied de laquelle s’étend une plage de sable fin. Adossée à la mer Méditerranée, elle fait face à d’innombrables ilots dont le rocher d’Aguelli (dit Bounettah) et le rocher de la Bordelaise. Elle a été fondée sur l’emplacement d’un marécage alimenté par différentes sources. On compte essentiellement quatre sources principales. Outre la source des oiseaux (Aïn Tir), on peut citer la source de Suffren (Aïn Baydha), celle de Surcouf (Ain Ech-chorb), ainsi que la source publique (Aïn El Baylek). Le littoral Aïn Taya, d’une longueur de 8 km, est constituée de nombreuses plages telles que Decca plage, Kadous et Canadiennes à l’Est, Zerzouria, Surcouf, Tamaris, Suffen et Dechra à l’Ouest. Une petite virée sur cette côte tant côtoyée par les familles est une destination qui connait un rush et ce en raison de la propreté de son eau et son sable.

Au long du chemin de la plage

Il est 10h30, en cette belle matinée de lundi. Le paysage urbain est animé par le passage ou la halte de vendeurs tout au long du chemin qui mène vers la plage. Alignés sur tout le chemin, les vendeurs d’articles de plage à savoir serviettes, maillots de bain matelas gonflables et bouées… De par leur omniprésence sur la voie publique, ils participent activement à construire ce paysage riche en couleurs. Ils impriment à la ville leur «vision» des territoires et occupent en retour une place importante dans la « vision » que les citadins ont de leur ville. Ils offrent un spectacle sensible : visible, mais sonore également. Aussi des petits vendeurs de pain traditionnel et mhadjeb sont étalés sur le même chemin. Farid et Hamza deux jeunes vendeurs associés dans la même table. « C’est la seule période où on peut travailler… vous savez que notre commune ne connait autant de visiteurs qu’en cette période », nous dira Farid jeune diplômé en sociologie. « Je viens d’obtenir ma lise en sociologie et je vais m’inscrire pour un master pour me spécialiser », nous dira-t-il. « L’activité que j’exerce actuellement est une occupation pour moi d’un côté et d’un autre côté cela m’aidera à subvenir à mes besoins », souligne Farid. De son côté Hamza affirme « j’ai un bac plus cinq spécialité sport, je n’ai pas encore trouvé de boulot qui convient à mon diplôme… je souhaiterai que la tutelle nous ouvre des postes dans les écoles primaires ». Et d’ajouter « il n’y a pas de sot métier… je préfère faire ce travail que de rester les bras croisés…, de cette manière j’aurai au moins mon argent de poche », explique-t-il. Une fois arrivé sur les lieux,  au niveau du parking, un relevé des numéros d’immatriculation des véhicules donne une idée sur l’origine des visiteurs. On en trouve des émigrés, qui côtoient des nationaux venus d’Alger, de Blida, de Tizi Ouzou, de Batna et de Sétif entre autres. Le parking rappelle par ailleurs qu’en l’absence des moyens de transport urbain, la fréquentation d’El-Qadous est difficile voire impossible sans voiture. Bien sur, ces infinis cortèges d’automobilistes, il faut les canaliser aussi bien à l’entrée qu’à la sortie. La gestion de la circulation à El-Qadous et ses environs est un véritable casse-tête. Il l’est d’autant qu’il n’existe qu’un seul axe routier à deux voies pour trois plages mitoyennes, à savoir Surcouf, El-Qadous et Decca plage et où il faut compter avec les stationnements anarchiques et la présence des trabendistes et des maquignons sur les bords. Cet axe routier rejoint la grande route Rouiba-Ain Taya au niveau du haouch «Inglad», un rond-point qui se signale par les concerts de klaxons d’automobilistes qui affichent ainsi leur impatience même pour quelques secondes d’attente. « Ce carrefour est stratégique pour la circulation dans tout Alger-est. On ne peut pas se permettre de le laisser sans surveillance permanente », assure-t-on. Nous continuons notre chemin à la quête de la détente et le bain de soleil.

Dans la gestion quotidienne de la plage

Nous sommes à Decca plage. Sur ce magnifique site balnéaire, au sable doré, des centaines de familles sont déjà installées. Venues d’Alger  et de wilayas limitrophes de la capitale telle que Tizi Ouzou, Bouira, Blida, Boumerdès et autres Tipasa et Médéa, ces familles cherchent à profiter au maximum du bon moment de détente. Avant d’accéder à la plage les visiteurs stationnent leurs véhicules dans un parking d’une capacité de plus de 200 véhicules au prix de 80 DA, un prix que les estivants trouvent abordable au niveau de ce bel endroit.  Classée parmi les plus grandes de la wilaya d’Alger, la plage d’El-Qadous (ex-Sablière) avec ses 4 km de sable accueille quotidiennement des milliers d’estivants, qui profitent des joies de la mer à l’ombre de la discrète présence de gendarmes et gardes communaux. La mobilisation continue des gendarmes et des gardes communaux a fait que le vaste parking de cette plage isolée de la commune de Heuraoua, à l’extrême est d’Alger, ne désemplit pas. Il n’y a qu’à voir le nombre de visiteurs pour le constater. Sur le rivage, des milliers de personnes ont pris leur quartier et profitaient du bon temps en famille sous des tentes ou des parasols ramenés avec soi où offerts gratuitement par l’OPLA. Dans la gestion quotidienne de la plage, les gendarmes et les gardes communaux veillent à interdire les stationnements anarchiques tout en jouant au «chat et à la souris» avec les jeunes qui tentent de louer des accessoires de baignade notamment les parasols. Pour accéder à la plage qui se situe en bas d’une falaise nous étions dans l’obligation de laisser le véhicule au niveau du premier parking et descendre de longs escaliers. « C’est le calvaire pour accéder à la plage », déplore Mohamed qui était avec des enfants en bas âge. « Je ne comprends pas pourquoi on nous jette ici et pourtant on peut accéder à la plage facilement… vous voyez cette route elle nous y mène directement il y a un espace où on peut stationner nos véhicules », explique-t-il. Ce jour-là, la dame mer était agitée. Les agents de la protection civile restent vigilent. Ici les jeunes ne respectent les consignes ni la couleur du drapeau… qu’il soit vert, orange ou rouge…, c’est l’aventure dans l’eau qui compte le plus.

Arnaque des uns et complicité des autres

Les jeunes qui travaillent dans cette plage nous expliquent que les agents de la protection civile secourent au quotidien 10 personnes au minimum par jour dont l’âge varie entre 16 et 45 ans. Avec leurs peaux noires par un soleil tapant, ces agents sont là pour risquer leur vie pour en sauvant celle des autres. Cette plage connait un rush pendant le week-end un chiffre qui peut atteindre les 1.500 à 2.000 personnes. Les parents doivent être vigilants et doivent surveiller leurs enfants qui se perdent. Ici la sécurité est assurée par la gendarmerie nationale et des agents mis en place par la wilaya d’Alger. C’est une des raisons pour laquelle cette plage est autant côtoyée par les familles. « La plage est loin de la ville. Pour les familles, il est impossible de venir jusqu’ici s’il n’y a pas la sécurité », souligne Fayçal, un jeune employé de l’office des parcs, des sports et des loisirs (OPLA) qui gère quelques plages ici pour le compte de la wilaya. Cet organisme étatique propose des tables aux habitués à un prix symbolique à 500 DA la table avec quatre chaises et un parasol. « C’est une bonne chose que l’Etat ait pensé à nous… c’est un prix abordable », dira Mohamed, venu de la commune de Larabaa. Accompagné de sa femme, sa sœur et ses trois enfant, ce père de famille nous explique que c’est une plage qu’il fréquente depuis plus de deux ans, « c’est ma préférée, ici je suis tranquille… comme vous l’avez surement constaté c’est une plage très propre et sécurisée. Pour rien au monde je ne changerai mes habitudes », explique-t-il. Un peu plus loin les cris de joie des enfants qui jouent aux sable tandis que d’autres jouent au ballon ou avec l’eau. Ça court dans tous les sens. Quelques couples, groupes d’amis et même des familles préfèrent s’installer à quelques mètres. Ces gens-là ont préféré prendre une table à 1.000 DA que celle d’OPLA à 500 DA. Intriguée… on s’est rapproché de quelques uns pour avoir plus de précision. « Personnellement je préfère être ici que là-bas… c’est plus calme il n’y a pas trop de va et vient… pas d’enfants qui perturbent notre tranquillité », explique ce jeune homme accompagné de sa femme. « En plus… je préfère louer une table à 1.000 DA pour aider ces jeunes chômeurs qui préfèrent travailler... C’est une occupation pour eux et cela leur évite d’accomplir des délits », précise Mourad. « Je pense que l’Etat doit rester à l’écoute de ces jeunes qui ne demandent que des autorisations pour travailler dans les plage et subvenir à leurs besoins financiers », ajoute-t-il. Nous quittons cette plage pour une autre, laissant derrière nous cette ambiance bonne enfant

À la plage, l’incivisme prend place…

Pour rejoindre la plage Tarfaya, plus connue sous le nom « les Canadiennes » à partir de ces champs aménagés en parkings, il faut traverser, à pieds, des routes étroites au milieu d’habitations. Un homme, la quarantaine, m’a interpellé pour me faire une remarque à propos de sa fille. Elle est âgée d’à peine 12 ans, et elle portait un short décent. « Qu’est-ce qu’il y a d’extraordinaire pour une gamine allant à la plage, si ce n’est l’esprit tordu de certains de nos concitoyens ? », témoigne Sofiane, père de famille vivant à l’étranger, vexé par la remarque désobligeante. Une fois sur le sable, un autre défi : trouver une place où s’installer. Une fois installé, on est vite confronté à la pollution sonore : derboukas, mandoles, guitares et des cris de gamins se font entendre partout. À proximité de l’eau, il faut toujours faire attention de recevoir un coup de ballon de football ou de volley-ball sur la tête, ou de marcher sur un chien, nombreux à faufiler parmi les gens. « La dernière fois, à un mètre de là où nous étions installés, il y avait un groupe de dealers qui racontaient leurs règlement de compte et leur business. Toute la journée, nous n’avons entendu que des mots vulgaires et des obscénités de la part de ces jeunes qui fumaient des joints au milieu des familles, sans aucune gêne » raconte Sarah, une jeune algéroise venue avec son mari, accompagnée de deux de leurs amies. « Nous étions en maillots de bain, nous les entendions parler de nous, disant que nous sommes des filles de mœurs légères. Ça m’a profondément touché. Mais que pouvons-nous devant un groupe de dealers », raconte-t-elle avec déception. À chaque fois que les jeunes filles se hasardent à rentrer dans l’eau pour se baigner, elles sont suivies par une cohorte d’hommes. « Dès qu’on met nos pieds dans l’eau, on est encerclées par des jeunes. Même en leur disant qu’on est mariées, et de respecter au moins ça, ils se mettent à nous faire des gestes obscènes en rigolant », raconte son amie. « C’est tellement malheureux et frustrant de ne pas pouvoir  profiter pleinement du joli cadre qu’offre la nature à nos plages », déplore-t-elle. C’est le même constat que fait Nadia, une jeune algérienne émigrée venue passer quelques jours chez sa famille. « Les journées à la plage sont supposées être synonymes de farniente, de baignade et de bain de soleil. Malheureusement, ce ne fut jamais le cas pour les plages algéroises. Elles ont toujours été synonymes de calvaire et d’insécurité », avoue-t-elle. « Je me rappelle avoir été sifflée, insultée, abordée, touchée, attrapée et suivie. Un jeune homme avait même tenté de me couper les cheveux avec des ciseaux, dans l’eau ! Cela sans oublier les classiques tentatives d’arrachage de maillot durant la baignade », témoigne-t-elle. Cette dernière est catégorique, « lasse d’être devenue une proie de l’incivisme et de la vulgarité ambiante, j’ai décidé de ne plus jamais me rendre sur le littoral. Cela en espérant qu’un jour, les plages algériennes ne soient synonymes que de vacances et de plaisirs ». Le laxisme des autorités conjugué à l’incivisme de certains de nos concitoyens a fait que nos plages sont devenues infréquentables. La présence de l’État sur cette plage se limite à quelques agents de la garde communale, postés au loin. « On a l’impression que ces agents, eux-mêmes, ne savent même pas ce qu’ils font là ». Sur le chemin du retour, il faut «escalader» un ravin qui donne sur un petit buisson pour regagner la piste qui mène vers le parking. Des odeurs nauséabondes agressent les narines au niveau du buisson. En l’absence de sanitaires suffisants pour un aussi grand nombre de vacanciers, certains n’hésitent pas à se cacher sous les buissons pour satisfaire leurs besoins naturels.

La Pérouse… le joyau de l’Est

La ville possède un patrimoine historique des plus importants, notamment son fort datant du XVIIe siècle «Bordj de Tamentfoust», son église du XIXe siècle et les vestiges de sa ville antique (Rusguniae) datant du Ier siècle avant J-C. Des tronçons de colonnes de marbre et des mosaïques attestaient de l’existence d’édifices considérables. Le port de plaisance représente aussi un patrimoine historique et économique et une grande attraction pour les visiteurs de la ville. La ville a connu d’autres édifices dignes de sa prestigieuse histoire à l’instar de son académie militaire, d’un style architectural moderne, et connue pour être l’une des plus grandes académies du continent11. L’académie offre aux officiers une formation de très haut niveau, avec ses deux écoles, l’École Nationale de la Marine et l’École De Guerre. Sable doré et fin, soleil radieux caressant inlassablement une eau bleu azur, cette plage est d’une beauté à vous couper le souffle, offrent tous les ingrédients d’un spectacle féerique à même de satisfaire les plus difficiles. Cette vue imprenable de la capitale à l’horizon, d’autres familles, originaires, débarquent avec vaisselles et bagages. Bacs d’eau, chaises en plastique, parasols, glacières, des variétés de galette et de pains épicés enfoncés dans des sacs à dos, ces familles s’installent et «installent» un nouveau décor. L’ambiance est plutôt festive. Hamid, cadre à la société Sonelgaz, n’est pas prêt de changer ses habitudes. Cet Algérois de 45 ans, père de trois bambins, est un habitué des lieux. « On fait ça pour les enfants. Nous habitons Aïn Taya. Nous vivons dans une cité où le cadre de vie laisse à désirer », dira-t-il, « c’est le seul endroit qui nous fait oublier nos soucis quotidiens », ajoute-t-il. Farid et ses amis sont des jeunes dont l’âge ne dépasse pas les 25 ans. Ces jeunes de la région que nous avons rencontré sur les lieux de cette petite plage de 72 mètres, endossée par des restaurants,  n’ont demandé que travailler dans les normes tout en respectant la législation. Ces jeunes subventionnés par eux-mêmes ont sollicité leur élu pour avoir une autorisation afin d’exercer la location d’équipements à la plage, « je me suis présenté chez le maire pour avoir une autorisation il me l’a octroyé que sur parole… va travailler si tu auras des soucis je suis là… voilà ce qu’il m’a dit », « hier j’étais saisi de 60 chaise et parasols je suis parti le voir pour m’octroyer un justificatif pour récupérer mon bien il m’a tourné le dos », a-t-il dit. « Nous offrons des services à 600 DA, nous sommes 10 jeunes qui assurons aussi la sécurité sur la plage, nous ne demandons pas plus qu’une autorisation pour travailler », ajoute Farid. Ces propos ont étaient confirmés par les habitués de cette magnifique plage. « Je trouve que c’est une bonne initiative que ces jeunes ont pris. Ils ont fait une séparation entre les familles et les jeunes chacun trouve son confort », nous raconte cette mère de famille. « Dieu merci… je n’ai trouvé aucun problème ou embêtement depuis que nous fréquentons cette plage moi et mes filles », souligne-t-elle. Par ailleurs, il y a lieu de noter que le premier problème pour les estivants algérois qui souhaitent se rendre dans les plages situées dans les périphéries d’Alger, est les embouteillages. En fait, pour rejoindre, en journée de weekend, la localité d’Ain Taya, située à 33 KM à l’est d’Alger-centre, il faut compter au moins 3 bonnes heures de temps dans de monstrueux embouteillages. Un trajet qui nécessite 45 minutes seulement en temps normal.
S. O.

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Gratuité d’accès
La gendarmerie sur le terrain

Les services de la Gendarmerie nationale de la wilaya  d'Alger ont mobilisé 1.400 gendarmes pour l'exécution, le 29 juillet 2016, de  l'opération assainissement des plages de la capitale des bandes de malfaiteurs,  a indiqué hier  un communiqué du groupement régional de la Gendarmerie nationale  à Alger. «Les services de la Gendarmerie nationale de la wilaya d'Alger ont mobilisé  1.400 gendarmes pour assainir les plages des bandes de malfaiteurs, le week-end courant, en application de l'instruction du ministère de l'Intérieur et des Collectivités  locales relative à la gratuité des plages», précise le communiqué.  Selon la même source, «l'opération, menée par les services de la Gendarmerie nationale en présence des autorités administratives ont concerné les plages à l'est et l'ouest de la capitale relevant de la compétence de la Gendarmerie  nationale, a donné lieu à la saisie de 1.003 chaises, 264 tables en plastic, 280 parasols et 14 matelas pneumatiques».  
En application de l'instruction du ministère de l'Intérieur et des Collectivités  locales relative à la gratuité des plages,
la gendarmerie a lancé, le 29 juillet, une opération assainissement de l'ensemble des plages de la capitale relevant de la compétence de la gendarmerie qui ont pris l'habitude de louer le parasols et autres effets (chaises et tables) aux estivants, moyennant des  sommes d'argent allant jusqu'à 500 et 1.000 DA, alors que la loi énonce clairement l'accès gratuit aux plages. «L'opération s'inscrit dans le cadre des mesures coercitives visant à  lutter contre l'exploitation illégale des plages, à travers l'installation de tentes ou de parasols», poursuit le communiqué qui souligne également «l'interdiction d'exposer les marchandises ou de les vendre, dans un souci de protéger la santé et la sécurité des estivants de intoxications alimentaires, outre l'interdiction d'animaux sur les plages et l'utilisation d'appareils nautiques à moteur». 
APS

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Une vingtaine d’enfants égarés et retrouvés par jour…
La plage grouille de monde. Près de 20 bambins âgés entre 2 et 9 ans ne parviennent toujours pas à retrouver leurs parasols et leurs parents. Ils se mettent alors à errer… Selon les gardes communaux et la Protection civile, jusqu’à vingt cas sont enregistrés chaque jour. «Quand ils s’éloignent de leurs parents, pour aller se baigner ou faire un tour, les enfants se perdent facilement au milieu d’une forêt de parasols», a-t-on expliqué, mais les visiteurs finissent par les conduire vers le poste des gendarmes. En une heure, huit enfants égarés ont été conduits au poste des gendarmes avant que leurs parents ne se manifestent quelques minutes après avoir constaté leur disparition. Les gendarmes sont là, mais il faut être plus vigilants, car les enfants, dans un tel endroit, n’ont pas encore le sens de l’orientation.
S. O.
 

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