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M. Mohamed Aïssa à bouira : « La mosquée, une institution qui doit s’ouvrir sur la société »

«La mosquée est une institution qui doit s’ouvrir davantage sur la société et servir beaucoup le citoyen algérien», a insisté, à Bouira, le ministre des Affaires religieuses et des Waqfs, M. Mohamed Aïssa, qui a inauguré trois mosquées à Aïn Tork (ouest de Bouira), à Ahl Laksar et à M’Chedallah (est).

PUBLIE LE : 01-07-2016 | 23:00
D.R

«La mosquée est une institution qui doit s’ouvrir davantage sur la société et servir beaucoup le citoyen algérien», a insisté, à Bouira, le ministre des Affaires religieuses et des Waqfs, M. Mohamed Aïssa, qui a inauguré trois mosquées à Aïn Tork (ouest de Bouira), à Ahl Laksar et à M’Chedallah (est).

En inaugurant la mosquée d’Aïn Tork, baptisée du nom Al Akwa, le ministre  a estimé très important pour la mosquée de servir la société et de s’ouvrir sur elle. Pour les classes coraniques, le ministre a indiqué qu’elles pourront servir également comme salles de révision ou classes de cours de soutien pour les candidats aux examens des différents cycles d’enseignement, ainsi que des cours d’alphabétisation. «Les bibliothèques des différentes mosquées pourront également contenir d’autres livres d’enseignement pour apporter de l’aide aux élèves scolarisés», a insisté le ministre, au cours de cette visite.  Réalisée pour une enveloppe financière de 21 millions de dinars, la nouvelle mosquée Al Takwa d’Aïn Tork est d’une capacité de 865 places pour fidèles, et elle dispose de deux classes coraniques pour filles et garçons.  Sur place, M. Mohamed Aïssa a exprimé l’engagement de son ministère à apporter son soutien en vue d’accomplir le reste des travaux extérieurs, avant de se rendre dans le village de Boumnazel relevant de la commune d’Ahl Laksar, où il a ouvert une deuxième mosquée pour un montant de 26 millions de dinars et d’une capacité de 960 fidèles, selon la fiche technique du projet.          À M’Chedallah (est de Bouira), le ministre a inauguré la plus grande mosquée dans la wilaya qui est d’une capacité de 4.100 places pour  fidèles, récemment réalisée au niveau du chef lieu communal.  Au niveau de cette mosquée, l’hôte de M’Chedallah a honoré et récompensé les lauréats de concours de récitation du Coran. Par ailleurs, le ministre a fait savoir que la wilaya de Bouira abritera, à partir de l’année prochaine (2017), un institut de formation des imams. «Notre défi actuel est de couvrir les besoins de toutes les mosquées à travers le pays, avec au moins un imam pour chaque mosquée». À propos de la création d’un observatoire de lutte contre l’extrémisme religieux, ainsi qu’une maison d’Al Iftae, le ministre a précisé que son département examinait avec les hommes de loi cette question, pour trouver un aspect juridique  claire de ces deux éventuelles institutions.

 atteinte à son référent religieux et à son unité nationale
  L’Algérie réaffirme ses mises en garde

Le ministre des Affaires religieuses et des Waqfs,  M. Mohamed Aïssa, a réitéré, à Bouira, les mises en garde de l’Algérie  contre toute atteinte à sa référent religieux et à son unité nationale, et ce en réaction au communiqué publié récemment par l’ambassade d’Irak en Algérie proposant des facilitations de tourisme religieux aux Algériens.  
Le communiqué en question «est une ingérence dans le référent religieux de l’Algérie», a déclaré le ministre, en réponse à une question de la presse, en marge de sa visite dans la wilaya de Bouira, où il a inauguré trois mosquées à Aïn Tork, Boumnazel (Ahl Laksar) et M’Chedallah. Le même responsable a précisé, à ce propos, avoir reçu l’ambassadeur irakien en Algérie sur une demande de ce dernier «qui était venu nous donner des clarifications sur le communiqué mis en ligne sur le site de l’ambassade», a-t-il dit. Lors de cette rencontre, «l’ambassadeur a affirmé que son ambassade n’avait pas l’intention de s’immiscer dans les affaires intérieures ni religieuses  de l’Algérie», a ajouté le ministre, réaffirmant que l’Algérie «est un pays souverain et il ne veut jamais être partie d’aucun des conflits confessionnels  au monde». «Avec l’ambassadeur, nous avions réitéré les principes de l’Algérie, et nous avions émis des mises en garde concernant ce point (...) l’Algérie refuse et rejette catégoriquement que les représentations diplomatiques s’immiscent dans les affaires intérieures du pays», a insisté M. Mohamed Aïssa, lors d’un point de presse.         
 Pour sa part, l’ambassadeur a aussi réitéré «son engagement de ne plus intervenir» dans ce genre de question, a ajouté le même responsable. Le ministre a, par ailleurs, exprimé sa préoccupation face à la menace que constitue l’apparition de plusieurs confessions religieuses sur l’unité et le référent religieux de l’Algérie.
Tout en soulignant la détermination de l’État algérien à combattre les menaces des confessions et des sectes, M. Mohamed Aïssa a rappelé qu’une cellule de la confession d’«Al Ahmadia» a été démantelée récemment dans la wilaya de Blida. Selon le ministre, les services de la Gendarmerie nationale ont démantelé une autre cellule internationale de prosélytisme qui activait à travers les réseaux sociaux et internet. «Ces cellules veulent tester la prédisposition des Algériens pour qu’ils épousent d’autres religions», a averti M. Mohamed Aïssa.  
«L’Algérie est un pays musulman qui a un seul référent religieux. Celui-ci demeure inchangeable», a conclu le ministre.
 

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