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Sahara Occidental occupé : Mogherini « Nécessité de la pleine mise en œuvre du mandat de la Minurso »

La chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, a reconnu le rôle «important» de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum d’autodétermination au Sahara occidental (Minurso), soulignant que l’Union européenne (UE) «partage» la position du Conseil de sécurité de l'ONU qui a souligné la nécessité pour la mission d’exercer à nouveau pleinement ses fonctions.

PUBLIE LE : 02-07-2016 | 0:00
D.R

La chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, a reconnu le rôle «important» de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum d’autodétermination au Sahara occidental (Minurso), soulignant que l’Union européenne (UE) «partage» la position du Conseil de sécurité de l'ONU qui a souligné la nécessité pour la mission d’exercer à nouveau pleinement ses fonctions.
La résolution du Conseil de sécurité de l'ONU, adoptée le 29 avril dernier, «reconnaît le rôle important joué par la Minurso sur le terrain et la nécessité que la mission puisse de nouveau exercer pleinement ses fonctions. L'UE partage cette position et soutient les efforts continus du secrétaire général et du Conseil de sécurité de l’ONU», a-t-elle affirmé dans sa réponse à l’eurodéputé Miguel Viegas qui l’interpellait sur l’expulsion du Sahara occidental de la composante civile de la Minurso. La haute représentante de l’UE aux Affaires étrangères et la Politique de sécurité a réaffirmé, à l’occasion, le soutien de l’UE aux efforts du secrétaire général de l’ONU pour «parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l'autodétermination du peuple du Sahara occidental dans le cadre d'arrangements conformes aux buts et principes de la Charte des Nations unies». Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté, fin avril, une résolution prorogeant d'un an le mandat de la Minurso, et jugeant «urgent» que la mission puisse de nouveau exercer pleinement ses fonctions dans un délai de 90 jours. La résolution du Conseil, adoptée lors d'un vote par 10 voix pour, deux contre (Venezuela et Uruguay) et trois abstentions (Angola, Nouvelle-Zélande et la Russie), a déploré que la «capacité de la Minurso de s'acquitter pleinement de son mandat ait été limitée», l'essentiel de sa composante civile, y compris le personnel politique, ne pouvant exercer ses fonctions dans la zone d'opérations de la Mission. Plus de 80 fonctionnaires civils de la Minurso ont été expulsés en mars dernier du Sahara occidental par le Maroc, à la suite de déclarations du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, qui a qualifié la présence marocaine au Sahara occidental d'occupation, lors d'une visite début mars dans un camp de réfugiés sahraouis. Rabat a décidé en outre de supprimer une contribution financière de trois millions de dollars à la mission onusienne.

Mogherini exhortée à condamner l’expulsion d’une délégation de juristes et d’avocats par Rabat
 
L’eurodéputée espagnole Paloma Lopez a exhorté la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, à «condamner» l’expulsion, début avril, de Rabat d’une délégation de juristes et d’avocats internationaux qui étaient partis rencontrer les avocats de prisonniers politiques sahraouis. Dans une question écrite adressée à la haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, l’eurodéputée espagnole a invité Mogherini à «condamner l'expulsion du groupe de juristes internationaux par les autorités marocaines», s’interrogeant sur les dispositions prises par ses services pour «veiller à ce que les observateurs et les juristes internationaux accèdent librement aux prisons marocaines, y compris celles où sont détenus des prisonniers politiques sahraouis». Le 7 avril dernier,  une délégation de juristes, dont le professeur Eric David, président du Centre de droit international de l’Université libre de Bruxelles, a été expulsée au motif de «menaces graves et imminentes à la sûreté du Maroc». Les huit juristes, 5 Espagnols, 2 Français et un Belge, se rendaient au Maroc pour rencontrer les avocats marocains et sahraouis qui assurent la défense de civils sahraouis, prisonniers politiques, condamnés pour certains à perpétuité pour avoir manifesté contre l’occupation du Sahara occidental. Ils devaient également rencontrer des délégations diplomatiques de différents pays et faire une conférence de presse à Rabat, dans les locaux de l’Association marocaine des droits de l’homme qui avait subi des pressions pour empêcher cette rencontre. Paloma Lopez a réaffirmé, à ce titre, la «détermination» de ces avocats et juristes à poursuivre leur lutte pour faire respecter le droit international et garantir la justice pour les prisonniers de Gdeim Izik, «cinq ans et demi après leur arrestation arbitraire et trois ans après leur condamnation par un tribunal militaire marocain à de lourdes peines, allant de 20 ans à la perpétuité pour leur résistance pacifique contre l'occupation marocaine».
 

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