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Rencontre d’experts jeudi dernier au siège du journal “Liberté” : Plaidoyer pour la valorisation du potentiel de l’entreprise privée

Comment libérer le potentiel de l’entreprise privée, soutenir son rôle dans la dynamique économique nationale pour la relance de l’investissement, optimiser les capacités de production et la création d’emplois

PUBLIE LE : 26-02-2011 | 21:01
Ph. Louiza

Comment libérer le potentiel de l’entreprise privée,  soutenir son rôle dans la dynamique économique nationale pour la relance de l’investissement, optimiser les capacités de production et la création d’emplois  est le thème qui a véhiculé le débat encadré par un panel d’éminents experts, de consultants et d’universitaires  dont le Pr. Abdelmadjid Bouzidi et le Dr. Abdelhak Lamiri  lors d’une rencontre organisée, jeudi, au siège du quotidien « Liberté ».
Les différentes contributions des spécialistes des questions économiques ont, en fait, convergé vers cette « urgence » et cette nécessité à réhabiliter l’entreprise privée à travers notamment, la redéfinition de son statut dans les politiques économiques projetées, l’intégration des préoccupations micro-économiques dans les démarches des politiques publiques avec insistance sur les actions à mener dans le domaine de l’économie industrielle et, enfin l’intégration dans la société, de la culture d’entreprise avec tous ce qu’elle sous-tend en matière de prise du risque, d’esprit d’initiative et de ses de la compétitivité. Trois grands axes retenus dans la démarche de la structure de réflexion « Think-Tank » qui englobe des experts, universitaires, managers et consultants appelés à apporter leur contribution à l’effort d’analyse économique, particulièrement en ce qui concerne le développement de l’entreprise. Le Pr. Abdelmadjid Bouzidi, économiste, universitaire et chercheur et également membre du « Think-Tank » ressort dans son analyse que « la croissance économique doit reposer sur le privé » d’autant plus que son apport dans l’économie nationale, hors hydrocarbures est de 84% et de 50% en incluant ce secteur. Le recours à l’épargne privée s’imposera de lui-même au vu des indicateurs qui prédisent « une baisse des recettes des hydrocarbures. Aussi, le marché intérieur «  est porteur et les causes de substitution aux importations qui ont pratiquement doublé entre 2000 et 2009  existent » soutiendra cet expert  selon qui « il faut commencer à s’occuper sérieusement du secteur privé pour qu’il assure l’essentiel de la croissance économique à l’horizon 20205 ». Dans cette optique, le Pr. Bouzidi plaidera pour le renforcement des capacités de régulation de l’Etat appelé, par la même occasion,  à conférer soutien et assistance au secteur privé qui, en contrepartie, doit « contribuer un peu plus à la fiscalité ordinaire ».
Il  s’agira de renforcer le tissu de la PME qui reste faible étant constitué à 96% de TPE et de 4% seulement de PME. Saluant les récentes mesures prises en conseil des ministres, le Pr. Bouzidi ne cachera pas toutefois ses appréhensions car « si le relais de la dépense publique n’est pas pris dans les cinq années à venir, l’Algérie aura, tout simplement raté l’occasion historique » d’amorcer sa relance économique.
Dans le même ordre d’idées, le Dr. Abdelhak Lamiri, P-DG d’INSIM abordera la problématique de développement de l’entreprise privée pour dire la nécessité « d’une sociologie politique favorable » à la relance de celle-ci sur la base de la « bonne gouvernance » qui reste un principe « incontournable ». Selon l’intervenant, « la démultiplication des instances qui s’occupent de l’entreprise pose le problème de la désorganisation de l’Etat (manque de stratégies) d’autant plus que « sans politique économique à long terme, sans feuille de route génèrent des problèmes organisationnels ». Cette défaillance dans le rôle de l’entreprise privée se traduite par le nombre des PME soit près de 450 000 alors qu’il devrait avoisiner 1,5 million au regard du potentiel existant. Rejoignant son prédécesseur, le Dr. Lamiri parlera de problème « de régulation » d’où l’interférence dans la prise de décision. D’autres lacunes sont là pour contraindre le développement de l’entreprise. Manque de qualification des ressources humaines,  appareil judiciaire en décalage, lourdeurs administratives sont parmi les déficits relevés par le conférencier qui fera état, d’autre part, de l’inexistence « d’une institution-cerveau pour une concertation permanente et des propositions ainsi que l’absence d’observatoires des entreprises.
Le Dr. Lamiri plaidera, par conséquent, pour la réorientation des réserves vers l’entreprise productrice et créatrice d’emplois, l’introduction du management dans l’acte de gestion, la bonne gouvernance et la modernisation par l’éthique. Au titre de la régulation, l’Etat serait appelé à moderniser l’appareil de formation, à subventionner les services de conseil, de mise à niveau, et de formation au profit du privé de même qu’il serait devant l’obligation de moderniser l’administration. Par ailleurs, l’Etat devrait avoir une politique claire en matière d’affectations des crédits.  A ce titre, « 80% des ressources doivent aller à l’investissement productif » suggère l’intervenant qui soulignera la nécessité « de structures de financement normales » pour que les entreprises soient compétitives et d’instruments supposés juguler le risque».  
D. Akila


Le quotidien Liberté a organisé, hier, un forum ayant pour thème « Les convulsions de la scène énergétique internationale et les perspectives à long terme : Epuisement des ressources, pôles de croissance mondiale, lutte de leadership et accession aux ressources ». Ce forum a été animé par des spécialistes  dont le Dr Mourad Preure, expert pétrolier international et président de ce forum.
Cette rencontre qui s’était déroulée à l’hôtel Sheraton a permis de faire le tour d’une problématique qui est  d’actualité.
Nous y reviendrons dans une prochaine édition.

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