dimanche 21 juillet 2019 00:17:03

Conférence de presse du P-DG de SONTRACH : Hausse des exportations

Projet Galsi : Les appels d’offres fin prêts

PUBLIE LE : 27-06-2016 | 0:00
Ph. : Nacéra

2016 sera-t-elle l’année de Sonatrach par excellence ? Les chiffres communiqués hier, lors d’une conférence de presse, par Amine Mazouzi, PDG, relèvent que l’entreprise table sur une augmentation de ses exportations en hydrocarbures à 108 millions de tonnes équivalent pétrole (TEP) en 2016, contre 98,1 millions Tep en 2015, et 56% millions de TEP pour le marché national.

Les résultats enregistrés jusqu’à la fin du mois de mai «sont en parfaite harmonie avec les objectifs ambitieux fixés». Pour cette année, l’entreprise fixe un double objectif : retour de la croissance et atteindre les 6 millions de tonnes équivalent pétrole (TEP) en matière d’investissements. Dans un bilan de l’année 2015, M. Mazouzi précise que Sonatrach a connu une activité nettement «plus dynamique» au 4e trimestre et de «générer des effets d’entraînement positifs» sur l’ensemble du secteur des hydrocarbures. Une évolution qui a permis à ce secteur d’enregistrer un «rebond de 5% sur les trois premiers mois de 2015, contre une baisse de 8% sur la même période». En entreprenant une politique rigoureuse, le groupe Sonatrach, ajoute M. Mazouzi, a pu concourir à la mise à disposition de quantités supplémentaires d’hydrocarbures à l’export et à la demande nationale, de l’ordre de 3 millions de TEP. Les premières actions d’ajustement et d’optimisation ont permis de réaliser ces résultats en 2015, «sans consentir à de nouveaux investissements». Le conférencier a souligné  que la baisse drastique du pétrole en 2015 «a valu à notre chiffres d’affaires à l’exportation de passer de 58.45 milliards de dollars en 2014 à 33.19 milliards USD en 2015, soit une baisse de 43%». Suivant la même évolution que le prix du pétrole, la fiscalité versée à l’État «a été de 2 204 milliards de dinars en 2015», enchaîne M. Mazouzi. Abondant en termes de chiffres, le PDG de Sonatrach précise qu’en matière d’hydrocarbures primaires l’entreprise «a produit 191 millions de TEP sur tous les produits confondus, soit une réalisation de 99.3% de l’objectif du plan 2015». Pour la production primaire de gaz naturel, «nous avons dépassé l’objectif de production en effort propre de 2015 de 2.14 milliards de m3». Un effort qui a permis à l’entreprise de «compenser un manque de production primaire réalisé en association avec les compagnies étrangères, dû principalement aux reports à 2016 de la mise en service de gisements Sud d’In Salah phase II».

Pas moins de 144 puits forés en 2015

Quant au gaz naturel, M. Mazouzi affirme qu’un supplément de 3.1 milliards de m3 a été enregistré. Et de relever que 2015 a permis de confirmer le retour tant attendu des GPL avec une production de 8.4 millions de tonnes pour un objectif de 8.2 m/t. L’autre segment qui a réalisé de bonnes performances est celui du raffinage avec un taux de réalisations de 106% pour l’objectif de l’année dernière. Dans son intervention, M. Mazouzi dit qu’en dépit du décalage de certains projets, accentué, parfois, par la persistance de problèmes techniques, l’année 2015 «aura présenté une amélioration de flux de production et de commercialisation».
D’autre part, le même responsable souligne que l’investissement a progressé de 16% entre 2014 et 2015. Le forage de développement a également bien progressé «avec 144 puits forés en 2015, dont 111 ont été réalisés en effort propre, contre 104 en 2014». L’année dernière a également vu la maturation de certains projets d’envergure et l’achèvement de plusieurs études d’ingénierie.
À propos du partenariat, le premier responsable de Sonatrach souligne que l’année précédente a vu l’entrée en vigueur de 4 contrats de recherche, auxquels s’ajoute la recherche des synergies avec des partenaires pour la réduction des coûts et le développement, au niveau local, de la technologie.  

2016 : lancement de trois complexes de raffinage

Au cours du débat, les cadres et spécialistes de Sonatrach ont précisé, à propos de la raffinerie d’Alger, que la reprise des travaux sera fixée durant la seconde quinzaine de juillet prochain, avec un personnel exclusivement algérien. Ils annoncent aussi que l’année 2016 verra le lancement de trois complexes de raffinage à Hassi Mesaoud, Arzew et Biskra, qui viennent s’ajouter à celui de Tiaret, déjà lancé. De nouvelles méthodes d’exploitation des raffineries, qui consistent à utiliser moins de quantités d’eau, seront intégrées. Les mêmes responsables affirment, par ailleurs, que pour l’exploitation en off-shore, Sonatrach «est en train de discuter avec les partenaires». Pour les réserves, il est relevé que ce qui reste à découvrir est deux fois plus important pour le gaz et 8 fois pour le pétrole. En termes de chiffres, il est annoncé qu’elles sont passées de plus de 3 milliards USD en 2014 à 2 milliards USD en 2015.

Gaz de schiste : l’exploitation n’est pas à l’ordre du jour

Dans un autre contexte, les mêmes spécialistes de Sonatrach indiquent qu’à partir de 2018, si le cours du baril se maintient à 60 dollars à compter de 2017, il y a une forte probabilité que les investissements soient financés par les moyens propres du groupe.
Mais dans le cas où le prix du baril descendrait à 30 dollars, les projets de pétrochimie seront financés en « Project Financing», alors que les plus importants projets de raffinage (environ 2 milliards de dollars)  feront l'objet, à partir de 2018, de financements bancaires en interne. Il est également affirmé que Sonatrach détient des placements au niveau des banques publiques à hauteur de 270 milliards DA, en plus de 904 milliards DA sous forme de bons de Trésor.  
Reprenant la parole, M. Mazouzi a déclaré que toutes les entreprises algériennes qui remplissent les conditions requises sont concernées par le partenariat national. Sonatrach collabore aussi avec des universités pour orienter les formations. Interrogé sur l’épineuse question de l’arbitrage international, M. Mazouzi indique que l’entreprise qu’il dirige «a réglé nombre de contentieux en 2015», ajoutant que «Sonatrach privilégie la négociation». À une question liée au gaz de schiste, le premier responsable de l’entreprise dit que «l’évaluation préliminaire est en cours, précisant que les résultats sont prometteurs et hisseront l’Algérie au rang de 2e ou 3e réserve mondiale.» Toutefois, enchaîne-t-il, l’exploitation de ce gaz de roche-mère «n’est pas à l’ordre du jour».                                      
Fouad Irnatene

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Projet Galsi
Les appels d’offres  fin prêts
Le gazoduc transcontinental Galsi, devant assurer une liaison sous-marine en Méditerranée entre l’Algérie et l’Italie, en passant par la Sardaigne, devrait être réactivé incessamment. Cet important projet, qui devrait acheminer 8 milliards de m3 de gaz sur un tronçon de 900 kilomètres, dont environ 600 en mer à une profondeur maximale de 2.885 mètres, a été reporté trois fois depuis l’approbation du projet, à savoir en juillet 2012, décembre 2012 et fin mai 2013. À ce sujet, Slimane Arbi-Bey, vice-président Transports par canalisation, sans donner davantage de détails, affirme que «Sonatrach a achevé ses études et des appels d’offres sont prêts». Le groupe algérien, précise-t-on, détient une part majoritaire de 41,6% dans la société du projet Galsi, aux côtés des deux partenaires italiens Edisson et Enel.
F. I.

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