mercredi 14 novembre 2018 17:31:05

30e anniversaire de la mort de l’auteur et chanteur de «Ya rahay» et d’un riche répertoire : Hommage à Paris au défunt Dahmane El Harrachi

Un hommage sera rendu le 9 mars prochain à Paris au regretté de la chanson chaâbie Dahmane El Harrachi, reconnu comme l’un des meilleurs du "blues" de la Casbah d’Alger, a-t-on appris hier auprès des organisateurs.

PUBLIE LE : 22-02-2011 | 18:22
D.R

Un hommage sera rendu le 9 mars prochain à Paris au  regretté de la chanson chaâbie Dahmane El Harrachi, reconnu comme l’un des meilleurs  du "blues" de la Casbah d’Alger, a-t-on appris hier auprès des organisateurs. L’hommage sera rendu par son fils, Kamel, qui sera accompagné lors d’un  concert "exceptionnel" au Théâtre de la ville de Paris, par une quinzaine de  musiciens et chanteurs. Pour le critique musical, spécialisé dans les musiques du monde, Rabah  Mezouane, le défunt chanteur a "véritablement marqué son époque par des titres  devenus des standards ou des classiques et est tenu pour une des figures les  plus emblématiques de la chanson de l’exil".
"O, toi l’émigré, tu ne cesses de courir dans le pays des autres",  chantait Dahmane dans "Ya rayah", repris ensuite par Rachid Taha, et aujourd’hui  par Kamel.
A l’occasion du 30e anniversaire de la mort de son père, Kamel rend  hommage à celui qui "a chanté son art et laissé son empreinte", comme il le  proclame, lui-même, dans "Ghana fenou". Rabah Mezounane, également chargé de programmation pour l'Institut du  monde arabe à Paris, décrit le chaâbi comme un genre "inspiré de l’andalou  dont il a adopté certaines structures mélodiques, mais s’en écarte au niveau  thématique et rythmique, tout en se distinguant par un phrasé et un ton particulier".
Les textes, fondés sur des proverbes d’hier et des maximes d’aujourd’hui,  évoquent des situations proches du réel et des préoccupations du peuple, tandis  que les instruments (mandole, banjo, piano) indiquent des intentions modernistes,  a-t-il expliqué.  Chanteur prolifique, Dahmane El Harrachi, de son vrai nom Abderrahmane  Amrani, est décédé le 31 août 1980, dans un accident de voiture, sur la corniche  algéroise.
Selon Mezouane, c’est dans les cafés communautaires parisiens, que Dahmane  El Harrachi, arrivé en France en 1949, se produisait chaque week-end, avec un  talent qui faisait l’unanimité parmi la communauté maghrébine. Parmi ses succès indélébiles, "Bahja Bidha", "Dak Ezzine âla s'lamtou",  "Zoudj Hmamat" et "Ya rayah", traduite dans plusieurs langues. Son fils Kamel a été un fan de la première heure des chansons de son  père. Révélé par les scènes underground parisiennes en 1991, Kamel El Harrachi  a hérité de son illustre père cette manière "unique" de jouer de la mandole,  selon des mélomanes.
Pour son tout premier album, longtemps après une unique cassette gravée  en Algérie, à l’âge de 17 ans, sous l’intitulé Ghana Fenou (il a chanté son  art), il a choisi des morceaux puisés dans le répertoire paternel, qu’il  interprétera lors de la soirée du 9 mars.   

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