samedi 18 novembre 2017 14:55:09

Réunion parlementaire internationale à Antalya : M. Ould Khelifa « Sécurité et stabilité une garantie pour le développement »

Le président de l'Assemblée populaire nationale, Mohamed Larbi Ould Khelifa, a affirmé, à Antalya (Turquie), que la sécurité et la stabilité étaient la condition sine qua non pour la relance du développement, soulignant la contribution de l'Algérie dans la conception de la sécurité en Afrique et l'établissement des règles et mécanismes de lutte contre le terrorisme et le crime organisé.

PUBLIE LE : 30-05-2016 | 0:00
D.R

Le président de l'Assemblée populaire nationale, Mohamed Larbi Ould Khelifa, a affirmé, à Antalya (Turquie), que la sécurité et la stabilité étaient la condition sine qua non pour la relance  du développement, soulignant la contribution de l'Algérie dans la conception de la sécurité en Afrique et l'établissement des règles et mécanismes de lutte contre le terrorisme et le crime organisé.    

«L’Algérie considère que la sécurité et la stabilité sont la condition  sine qua non pour la relance du développement», a indiqué M. Ould Khelifa, dans une allocution, lors de la réunion parlementaire internationale tenue à Antalya, en parallèle avec les travaux de la conférence de haut niveau de l'ONU pour l'examen de la mise en œuvre du programme d'action d'Istanbul sur les pays les moins avancés. Il a précisé que partant de cette optique, l'Algérie «contribue à la  conception de la sécurité en Afrique et à l'établissement des règles et mécanismes de lutte contre le terrorisme et le crime liés au développement de la Convention africaine de prévention et de lutte contre le terrorisme, le Centre africain d'études et recherche sur le terrorisme (CAERT) et l'Initiative des pays du  Sahel africain».            

Règlement des crises par voie pacifique    

M. Ould Khelifa a souligné que l'Algérie ne cesse de prôner le règlement pacifique des crises, comme c'était le cas pour l'Éthiopie et l'Érythrée, «à travers une médiation efficace qui permet de cristalliser une approche de règlement de la crise au Mali». Il a rappelé que l'Algérie «a de tout temps défendu son droit et celui des pays nouvellement indépendants en matière de développement, tout en invitant à une réforme pour un système économique mondial plus équitable». Cette démarche, a-t-il dit, tend à «permettre à tous les pays, notamment les moins avancés, de prémunir leur souveraineté économique et de renforcer leurs capacités nationales matérielles et humaines, dans le cadre d'une solidarité internationale et humaine loin de toute ingérence dans les affaires internes et de tentative visant à imposer une tutelle». M. Ould Khelifa a estimé, en outre, que «l'Algérie, qui avait tablé depuis les années 1960 sur le développement intégré par la valorisation des potentialités nationales, œuvre aujourd'hui encore au développement de sa coopération avec les pays africains, notamment à travers la formation de milliers de cadres de ces pays, soit par l'octroi de bourses universitaires à long terme ou la formation  résidentielle à court terme». L'Algérie «a apporté une aide financière et matérielle à ces pays, outre l'effacement de la dette de 14 d'entre eux soit, un milliard de dollars durant ces dernières années afin de leur permettre d'améliorer leurs situations financières et économiques et de renforcer leur stabilité sociale et politique», a-t-il  poursuivi. D'autre part, le président de l'APN a indiqué que «l'Algérie œuvrait à la réalisation d'un continent sécurisé et développé à travers la proposition portant Initiative du NEPAD pour la réalisation d'un partenariat régional et international à même de concrétiser la complémentarité économique africaine». L'Algérie a initié également la «création du réseau africain de télécommunications à fibre optique en vue d'établir une connexion entre les pays du Sahel et d'Afrique de l'Ouest, à la région méditerranéenne et le monde, le développement de l'autoroute Algérie-Nigeria, outre l'entame de la construction de ports en Méditerranée, pour  permettre aux pays africains éloignés de développer leur commerce extérieur», a-t-il ajouté.                    

33 pays les moins avancés, en Afrique

M. Ould Khelifa a évoqué le développement dans le continent noir, rappelant que ce dernier «compte le plus grand nombre des pays les moins développés, à savoir 33 sur les 49 classés mondialement, en dépit de la richesse  de continent (ressources naturelles, énergétiques et terres fertiles... )». «Il est impossible de comprendre cette situation sans un retour à l'histoire coloniale de ces pays et celle d'après», a-t-il fait remarquer, avant d'ajouter que ces pays «sont encore dans un état de dépendance au de plan production et de commerce extérieur». Il a mis en garde, toutefois, que le continent africain «connaît plusieurs crises et menaces qui constituent tous des facteurs supplémentaires dans le maintien du sous-développement pouvant entraver les processus de développement et même hypothéquer la stabilité des pays à de leur voisinage géopolitique». Dans ce cadre, M. Ould Khelifa a indiqué que «certains pays les moins avancés de la région du Sahel sont confrontés à des crises multidimensionnelles (politique et économique), et à des menaces telles le terrorisme, le crime organisé, le trafic de drogue, d'armes et d'êtres humains».
«Face à cette situation difficile, l'Union africaine a adopté une approche globale de développement à l'horizon 2063 qui associe dimensions politique,  institutionnelle, sociale, économique et environnementale et de coopération  constructive entre les pays africains», a-t-il ajouté.        
Par ailleurs, M. Ould Khelifa a précisé que le monde connaît «des paradoxes flagrants induits par la mondialisation qui a élargi le fossé entre les pays les moins avances et les économies les plus développés, en dépit des multiples initiatives internationales et régionales pour réunir les conditions à même de permettre l'amélioration du niveau de croissance dans ces pays vulnérables».        
«La plupart de ces pays connaissent des niveaux très faibles en matière d'indicateurs de développement humain qui reflètent la pauvreté et le faible  accès au droit d'une vie digne (soins, nourriture et éducation)», a-t-il conclu.

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