jeudi 27 avril 2017 00:32:54

Coopération Sud-Sud : « L’approche algérienne repose sur le respect de la souveraineté »

La ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Mounia Meslem Si Ameur, a indiqué, à Antalya (Turquie), que l'approche algérienne concernant la coopération Sud-Sud reposait sur «le respect de la souveraineté et l'égalité dans les relations économiques et politiques avec le Nord».

PUBLIE LE : 30-05-2016 | 0:00
D.R

La ministre de la Solidarité nationale,  de la Famille et de la Condition de la femme, Mounia Meslem Si Ameur, a indiqué, à Antalya (Turquie), que l'approche algérienne concernant la coopération  Sud-Sud reposait sur «le respect de la souveraineté et l'égalité dans les relations économiques et politiques avec le Nord». «L'approche de l'Algérie concernant la coopération Sud-Sud repose sur  notre conviction que le développement du Sud reste tributaire des principaux  préalables d'équité et de progrès social, de respect de la souveraineté et d'égalité dans les relations économiques et politiques avec les États du Nord», a soutenu Mme Meslem Si Ameur, dans une allocution aux travaux de la conférence de haut niveau consacrée à l'examen de la mise en œuvre du programme d'Istanbul au profit des pays les moins développés pour la décennie 2011-2020. «La coopération Sud-Sud reste à la base de tout partenariat international pour le développement», a-t-elle estimé, soulignant que «la coopération Sud-Sud et la coopération tripartite reste complémentaire et ne saurait se substituer  à la coopération Nord-Sud». «Dans le cadre de la coopération Sud-Sud, bilatérale et tripartie, l'Algérie continue d'apporter son soutien au pays pauvres», a encore fait savoir la ministre, rappelant l'effacement des dettes de 16 pays estimées à 1,4 milliard de dollars. Selon Mme Meslem Si Ameur, la conférence se tient dans un contexte de récession économique qui menace de compromettre non seulement la stabilité économique des pays en développement, mais aussi leur existence et leur pérennité. Elle a mis en avant l'urgence d'engager une concertation pour chercher des solutions qui favoriseront, «pour le moins», l'exacerbation de cette  situation. «Le programme d'action d'Istanbul 2011-2020 ne correspond pas à nos attentes», a-t-elle encore considéré, soulignant la nécessité de lever le niveau de solidarité  afin de vaincre le sous-développement et faire reculer la paupérisation. «Le succès des efforts de lutte contre la pauvreté et la faim en appelle à un engagement collectif et multilatéral dans le cadre d'un partenariat mondial rénové», a-t-elle préconisé, soulignant l'impératif d'adapter ce partenariat aux nouveaux défis qui se posent aux pays les moins développés, tel que recommandé par la conférence sur le financement pour le développement à Addis-Abeba, le sommet des Nations unies sur l'Agenda post 2015 pour le  développement et la conférence des parties à la Convention des Nations unies  sur les changements climatiques. «Les aides publiques bilatérales au développement destinées aux pays les moins développés a sensiblement baisse en 2014», a fait remarquer Mme Meslem Si Ameur, rappelant l'appel pressant de l'Algérie au respect des engagements des pays avancés relatifs aux aides publiques au développement des pays les  moins avancés.
«La déclaration découlant de nos délibérations doit réaffirmer notre engagement en faveur de l'amélioration de la qualité de vie des peuples en difficulté», a-t-elle poursuivi, affirmant que le bilan de mise en œuvre du plan d'action d'Istanbul nous incite à faire montre d'une détermination et d'un engagement plus grands dans nos efforts de solidarité.

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