samedi 18 novembre 2017 16:43:29

« DJAZAïR-EXPORT 2016 » : L’acte d’exporter en question

Porte ouverte sur le produit local, le Salon algérien de l’export «Djazaïr-Export» revient, cette année, dans sa 5e édition, après une absence qui aura duré trois années. L’évènement qui met en relief le développement de la production nationale se déroulera, en marge de la Foire internationale d’Alger (FIA), prévue du 28 mai au 2 juin 2016, au palais des Expositions de la Safex.

PUBLIE LE : 20-04-2016 | 0:00
D.R

Porte ouverte sur le produit local, le Salon algérien de l’export «Djazaïr-Export» revient, cette année, dans sa 5e édition, après une absence qui aura duré trois années. L’évènement qui met en relief  le développement de la production nationale se déroulera, en marge de la Foire internationale d’Alger (FIA), prévue du 28 mai au 2 juin 2016, au palais des Expositions de la Safex.

Organisé par l’Agence nationale de promotion du commerce extérieur (ALGEX), en partenariat avec la société algérienne des foires et expositions, cette manifestation qui verra la participation d’autres institutions et organismes d’appui au commerce extérieur intervient, cette fois-ci, dans un contexte différent marqué par des orientations économiques adaptées aux enjeux de cette phase difficile. Le Salon, qui est ouvert à tous les secteurs d’activités, vise, par conséquent, à promouvoir la production algérienne « à travers le développement de relations entre les professionnels, les entreprises et les acteurs du marché d’exportation d’une part, et d’autre part les partenaires étrangers (visiteurs professionnels, acheteurs potentiels et investisseurs dans les secteurs d’exportation) ». Aussi, la présence de conseillers à l’export et de représentants d’institutions et auxiliaires du commerce extérieur donnera l’opportunité aux acteurs concernés d’accéder à l’information nécessaire en matière de  régimes douaniers à l’export, de dispositions financières et fiscales, d’aspects bancaires et de financement des opérations d’exportation, de logistique à l’export, de normes, certifications, emballages, régimes préférentiels avec certains pays, et de soutien de l’Etat aux exportations. Des détails qui feront l’objet de conférences qui seront animées par des experts nationaux et étrangers et qui sur des thèmes en rapport avec l’acte d’exporter. Cette 5e édition de « Djazair Export » aura la particularité d’intervenir dans une période transitoire de l’économie nationale ce qui nous amène à mettre en avant les mesures décidées par le gouvernement en matière d’encouragement des exportations hors hydrocarbures qui restent très marginales. Des actions dégagées à l’issue du Conseil interministériel du 28 février 2016 consacré, entre autres, à l’examen des contraintes rencontrées par les exportateurs sur la base des rapports de la cellule d’écoute mise en place, à cet effet, au niveau du Cabinet du Premier ministre. Cette démarche visant à faciliter et à libérer l’acte d’exporter a donné lieu à des instructions portant sur l’allégement des procédures de contrôle douanier dans le souci de réduire les délais de traitement des dossiers, la création d’espaces dédiés exclusivement à l’exportation au niveau des principaux ports secs commerciaux, et la réactivation du couloir vert pour le passage des produits frais et les produits périssables. Dans le cadre de cette stratégie, des centres de traitement, de conditionnement et de packaging seront créés au niveau des zones potentiellement agricoles en accompagnement aux producteurs. D’autres mesures relatives notamment à la facilitation des transactions bancaires au chapitre de l’exportation devront être prises avec le concours de la Banque d’Algérie, acteur incontournable dans le processus. De toute évidence, ces mesures sont destinées à faire face à l’urgence, l’acte d’exporter étant conditionné par la mise en place de toute une stratégie, une vision qui définit clairement les objectifs, et qui soit portée par des mécanismes et instruments à pérenniser dans les pratiques du commerce extérieur. Un créneau qui a déjà enregistré le retrait de quelque 115 exportateurs en 2015, par le fait de contraintes au niveau de la réglementation des changes, a déclaré récemment, le président de l’Association nationale des exportateurs algériens (Anexal). “La vision du Conseil de la monnaie et du crédit par rapport à l’exportateur doit changer”, a suggéré, M. Ali Bey Nasri, qui plaidera pour un dispositif plus adapté en la matière. En fait, le dispositif à l’export doit être revu, dans son intégralité, notamment en ce qui concerne les moyens de transport et le fret, les relais à l’étranger, les bureaux de liaison étant une revendication constante.
D. Akila
 

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