dimanche 18 novembre 2018 07:56:56

Violence en milieu familial, M. Mohamed Aïssa : « L’imam algérien un maître de la déradicalisation »

Haut Conseil Islamique du Tchad : « Tirer profit de l’expérience algérienne »

PUBLIE LE : 07-03-2016 | 0:00
D.R

«L’Algérie refuse d’être le terrain de combat et d’affrontement entre deux idéologies extérieures et étrangères à notre héritage religieux et culturel», a déclaré le ministre des Affaires religieuses et des Wafks, M. Mohamed Aïssa, en réponse à une question d’El Moudjahid sur la stratégie envisagée par son département en vue de freiner les tentatives d’importation du clivage confessionnel sunnite-chiite.

M. Mohammed Aïssa a indiqué que le «clivage chiite-sunnite» est en réalité un clivage «sunnite-wahabite». L’Algérie relève de l’islam sunnite ancestral, l’école de la modération et de l’ouverture. Comment s’en prémunir ? La réponse du ministre est tout simplement «de revenir au référent religieux national et tout ce que nous avons appris auprès de nos prédécesseurs oulémas et savants».
Dans le même registre, il fera savoir que son département travaille sur la création d’un observatoire de lutte contre les dérives sectaires et l’extrémisme religieux. «Nous avons avancé une réflexion pour ériger un texte pénalisant l’acte de déviance, et nous voulons partager nos expériences avec l’ensemble des forces vives de l’État algérien pour immuniser nos enfants dans les écoles et les universités, ainsi que dans mosquées contre ces fléaux». Il a ajouté que la présence du président du Conseil supérieur islamique du Tchad en Algérie s’inscrit dans les efforts de défense de «l’unicité d’un référent propre à l’Afrique». L’Occident considère l’imam algérien comme le maître de la déradicalisation, car, explique-t-il, il a bénéficié d’un système d’apaisement des tensions intersociales, grâce à la mise en œuvre de la loi sur la réconciliation nationale. M. Mohamed Aïssa a indiqué, à ce propos, que l’expérience algérienne en la matière est devenue une référence reconnue à l’échelle internationale, et même sollicitée à l’etranger. Des pays comme la France, la Russie les USA ont exprimé leur désir d’envoyer des imams en Algérie, pour bénéficier d’une formation de lutte contre la radicalisation. À une question de savoir s’il existe, au niveau du ministère des Affaires religieuses, une blackliste des prédicateurs radicaux d’autres nationalités, notamment arabes, qui seraient interdits de séjour dans notre pays, le ministre affirme que cette liste existe, et elle concerne surtout les prédicateurs dont la nationalité leur permet de se rendre en Algérie sans visa. Pour les autres, il y a lieu de savoir qu’il a été «convenu, d’un commun accord entre le ministère des Affaires étrangères, le ministère de l’Intérieur et le ministère de la Défense, pour que tous les invités déclarés comme étant hommes de religion musulmane ou non musulmane doivent avoir au préalable l’aval du ministère des Affaires religieuses». Ce dernier a fait savoir que le prédicateur El-Aarifi, qui a demandé à visiter l’Algérie pour participer à un colloque qui devait se dérouler dans une ville à l’est du pays, s’est vu refuser la délivrance du visa. Car, dit-il «ce prédicateur est l’un des promoteurs de la propagande du groupe jihadiste appelé Jabhate El-Nosra qui relève d’El-Qaïda en Syrie». S’agissant des priorités de son secteur dans le programme du gouvernement, M. Mohamed Aïssa a indiqué que son département œuvre pour la relance de la rentabilisation des biens wakfs et la mobilisation de leur fonds au profit des actions à caractère social. Il a évoqué, en outre, la formation des imams qui, selon lui, occupe une place importante dans le programme du gouvernement. Concernant le pèlerinage 2016, le ministre a fait savoir que 85% des inscriptions ont été accomplies via le système électronique qui touchera, l’année prochaine, l’opération de tirage au sort.
Le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs avait entamé sa visite à Oran en assistant à l’ouverture du colloque national sur la violence en milieu familial. Dans son allocution, Mohamed Aïssa a mis en exergue le rôle de la famille dans l'éradication de la violence et du fanatisme. À ce propos, le ministre s’est félicité de l’adoption d’une loi criminalisant la violence contre les femmes, en estimant que la religion est la «meilleure voie» pour lutter contre ces phénomènes en se reférant au saint Coran et à la Sunna du Prophète Mohammed (QSSSL), qui rejettent la violence sous toutes ses formes.
Amel Saher

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Haut Conseil Islamique du tchad :
« Tirer profit de l’expérience algérienne »
Le président du Haut Conseil islamique du Tchad, Cheikh  Hussein Hassan Abkar, a estimé que les pays africains souffrant du terrorisme doivent tirer profit de l’expérience acquise par l’Algérie dans le domaine de la réconciliation nationale et de la lutte contre ce fléau. Intervenant à l’occasion de l’ouverture de la rencontre nationale sur la violence en milieu familial, qui s’est déroulée en présence du ministre des Affaires religieuses et des Waqfs, Mohamed Aïssa, le responsable tchadien a souligné que «l’expérience algérienne en matière de réconciliation nationale  et de lutte contre le terrorisme peut être utile aux pays africains souffrant de terrorisme exercé par le groupe armé Boko Haram au Nigéria, au Cameroun et même au Tchad». Cheikh Hussein Hassan Abkar a rappelé que «la sagesse et la clairvoyance du Président Abdelaziz Bouteflika, et celle de nombreux Algériens ont permis au pays de retrouver paix et stabilité», tout en estimant que l’Algérie est le seul pays qui a réussi à venir à bout du terrorisme en instaurant la réconciliation nationale incluant toutes les franges de la société, après des années de massacres et de destructions. «L’expérience algérienne s’est avérée la plus efficace et la plus juste à l’échelle régionale et même mondiale», a-t-il ajouté. Par ailleurs, le président du Haut Conseil islamique au Tchad a évoqué le rôle essentiel de l’Algérie dans le soutien des mouvements de libération  africains, considérant que de nombreux pays doivent s’inspirer de l’exemple algérien pour lutter contre le terrorisme.

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