D.R
Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Tahar Hadjar, a effectué hier, une visite d’inspection et de travail dans la wilaya de Sidi-Bel-Abbès pour s’enquérir de l’état d’avancement des projets inscrits au profit de l’université Djilali-Liabes, de poser la première pierre d’une cité universitaire de 2.000 lits et s’entretenir avec les cadres et professeurs qui ont marqué, notamment par des résultats scientifiques dans le domaine de la recherche. « C’est une université modèle par ses imposantes infrastructures et sa conception à même de rayonner et de constituer une locomotive. Elle s’est classée en première position ces deux dernières années sur le plan national et maghrébin en matière de recherche. Je ne peux que féliciter ses enseignants et son encadrement pour de tels efforts…
C’est en ces termes qu’il s’est exprimé lors d’un point de presse animé en marge de cette tournée concentrée exclusivement aux campus, ce deuxième pôle universitaire s’étendant sur des dizaines d’hectares. Des progrès conséquents ont été accomplis au niveau de cette université qui a ouvert ses portes en 1978 avec un statut de centre universitaire pour l’encadrement de 200 étudiants et atteindre, aujourd’hui, un effectif dépassant les 33.000 repartis à travers les 9 facultés et une école nationale en informatique. Un effectif important et deux pôles pour une mutation et situer surtout l’effort d’équipement fourni par l’Etat.
Un effort soutenu puisque le budget de ce département a augmenté de 4% selon les propos du ministre qui a mis en relief la volonté du Président de la République et la détermination du gouvernement à s’investir dans le secteur de la formation des générations tout en rationnalisant les dépenses et en exploitant au mieux les immenses potentialités. Au campus, le ministre devait visiter les structures de la faculté de génie électrique, inspecter les chantiers de réalisation du siège du rectorat, de la cité administrative, d’une bibliothèque centrale, de locaux de soutien à la pédagogie, d’une résidence universitaire de 150 logements pour enseignants et de terrains sportifs. A ce niveau, M. Hadjar a saisi l’occasion de s’entretenir avec les étudiants sur leurs conditions de vie et leur évolution avant d’annoncer la reprise des activités culturelles et sportives pour l’animation des cités et des universités au gré de rencontres scientifiques et de compétitions. Bref, une ouverture de l’étudiant sur l’environnement et le monde lui permettant de perfectionner son cycle de formation et de s’épanouir. « Assurer ce brassage entre les étudiants des universités du pays et promouvoir des échanges…», a-t-il affirmé pour s’étaler sur les perspectives du secteur quant à la valorisation des ressources humaines.
Le débat avec la presse fut en effet instructif et riche en enseignements, d’ailleurs, le ministre ne s’est pas empêché d’aborder tous les thèmes et de répondre aux questions des journalistes. Et la révision constitutionnelle a été au centre de ce débat et M. Hadjar de relever la contribution de l’université dans son élaboration à travers l’implication de professeurs et spécialistes, enseignants et étudiants dans les tables rondes organisées par les medias. Toute une approche du développement et de la promotion de l’université fut présentée par M. Hadjar qui devait déclarer que cet espace est de facto politisé pour débattre tous les sujets d’actualité nationale mais sans esprit partisan.
Au plan local, le ministre a annoncé la création prochaine, lors de la rentrée universitaire 2016/2017 de l’école nationale d’agronomie .Un vœu exaucé à vrai dire pour les gestionnaires et représentants de la société civile qui ont longtemps revendiqué un tel espace compte tenu de la vocation première de la région qu’est l’agriculture. Une remise à niveau puisque Sidi-Bel-Abbès disposait autrefois d’un centre régional de l’agriculture ayant assuré la formation de plusieurs générations. Un autre acquis pour l’université Djilali-Liabes qui se dotera parallèlement de deux autres facultés, celles des langues et des mathématiques-informatique. Une université en expansion.
A. Bellaha
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Plaidoirie pour un pôle de recherche en électronique
Enseignants universitaires et élus n’ont pas hésité à revendiquer un pôle de recherche par excellence en électronique.
Les arguments ne manquaient pas pour convaincre le ministre qui fut attentif à la proposition. Une université à l’avant-garde en matière de recherche, une entreprise nationale des industries électroniques et bientôt une unité en télécommunications de l’ANP, toutes les conditions s’y prêtent pour la création de cet autre pôle appelé à accompagner les chercheurs dans leurs œuvres. Un dossier est en cours d’élaboration.
A. B.
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