lundi 23 octobre 2017 18:14:27

CHINE : Une nouvelle route de la soie pour l’empire du Milieu

Après le rêve américain, le rêve chinois ? A n’en pas douter si l’on se réfère au degré de développement et de prospérité atteints aujourd’hui par l’empire du Milieu.

PUBLIE LE : 15-11-2015 | 0:00
D.R

De notre envoyé spécial en Chine
Sid Ahmed Merabet

Après le rêve américain, le rêve chinois ? A n’en pas douter si l’on se  réfère au degré de développement et de prospérité atteints aujourd’hui par l’empire du Milieu. Fruits  de la politique de Mao Tsé-toung, le très charismatique père fondateur de la Chine moderne, les progrès réalisés dans tous les domaines ne laissent assurément pas la communauté internationale indifférente et la célèbre prédiction de l’empereur français Napoléon Bonaparte « Quand la Chine s'éveillera le monde entier tremblera » n’est nullement en déphasage avec la réalité d’aujourd’hui, bien au contraire. Elle est plus que jamais d’actualité.                                                                                                                 
Pays puissant, riche et respecté, c’est en effet le triptyque que se sont fixé les dirigeants chinois. Et on ne peut pas dire que l’objectif n’a pas été atteint quand on sait que pendant de longues années, la croissance économique, par exemple,  avait rarement atteint un chiffre conséquent. Cependant, et avec tous les acquis réalisés en l’espace de quelques décennies seulement, la Chine ne veut pas s’arrêter en si bon chemin et se contenter de ce qu’elle a réalisé, loin s’en faut.
« Nous aspirons toujours à aller de l’avant et à profiter de toutes les opportunités qui s’offrent à nous pour développer davantage notre pays et assurer plus de prospérité à notre peuple », a indiqué la conseillère du ministre des Affaires étrangères chinois, chargée du département Asie de l’Ouest et Afrique du Nord, lors d’une rencontre qu’elle a tenue avec un groupe de journalistes algériens qui a séjourné en Chine sur invitation de l’Association nationale des journalistes chinois.
Et il se trouve que parmi les pays clés dans la stratégie chinoise, l’Algérie figure en bonne position. « Pour nous, l’Algérie est un pays spécial. D’abord en raison des relations historiques qui lient les deux nations à travers le soutien de la Chine à l’indépendance de l’Algérie en étant le premier pays à reconnaître le GPRA, en contrepartie, l’Algérie nous a énormément aidés pour décrocher le fauteuil de membre permanent au Conseil de sécurité de l’ONU. Ensuite, l’aspect économique qui pèse de plus en plus. Preuve en est, la Chine est aujourd’hui le premier partenaire commercial de l’Algérie avec un volume d’échanges estimé à plus de 10 milliards de dollars/an. La coopération avec votre pays est riche et diversifiée », a-t-elle expliqué.
Fructifier donc au maximum le partenariat avec les autres pays, tel est le leitmotiv de la Chine qui a trouvé la parade pour renforcer la coopération, tisser plus fort les liens d’amitié et promouvoir superbement son économie. Il s’agit de ‘‘réinventer’’ la route de la soie maritime, en référence au célèbre itinéraire par lequel transitaient jadis les marchandises.
Une initiative mûrement réfléchie et un projet qui tient à cœur à toute la Chine. Que ce soit au sommet de l’Etat, parmi les hommes d’affaires ou dans les salles de rédaction, les Chinois en font une priorité absolue et mobilisent des moyens financiers importants. Et pour cause, il s’agit avant tout de partager les fruits de la réussite de la Chine avec le reste du monde et de développer les échanges commerciaux, le tout dans un cadre de coopération gagnant-gagnant.    
                                                       



Assurer l’égalité du développement pour tous !
La stratégie consiste aussi à établir un modèle coopératif qui exige aux pays voisins de déployer des efforts pour travailler la main dans la main. Construire et partager ensemble. Pour les Chinois, la construction de la ceinture économique de la route de la soie va rapprocher encore plus les pays et offrir l’égalité dans le développement pour tous.
« Il faut savoir que cette initiative a été évoquée pour la première fois par le président chinois Xi Jinping, en 2013, et depuis, tout est allé vite. A présent, le projet avance à grands pas et il sera encore énorme au fil du temps car la route de la soie s’inscrit dans la durée », nous explique le président de l’Association nationale des journalistes chinois.
Au menu, des routes, des voies ferrées et des lignes aériennes seront réalisées ces prochaines années pour rétrécir davantage les distances entre la Chine et le reste du monde, notamment les pays africains et ceux du monde arabe. L’Afrique constitue donc l’une des parties visées par la Chine dans cette nouvelle vision. Un vaste marché qui ne laisse pas indifférent l’empire du Milieu devant le fort potentiel qu’il recèle. Et çà, la Chine en est consciente mais sans toutefois qu’elle ait des visées hégémonistes. « Notre pays n’a aucune arrière-pensée dans ce sens et ne veut en aucun cas concurrencer quiconque, notamment les Occidentaux. Nous n’avons pas l’ambition de créer des zones de tensions. Notre seul souci est d’aider les pays africains à se développer, à se moderniser. L’Afrique n’appartient pas à la Chine, ni aux Occidentaux d’ailleurs. Elle appartient aux Africains. La Chine entend travailler de concert avec tous les pays pour enrichir et perfectionner les mécanismes de ce projet et élaborer une feuille de route pour la circonstance », a assuré la conseillère au ministère des AE chinois. Quid de l’Algérie dans cette nouvelle route de la soie ? A priori, une place de choix est accordée à notre pays. Mieux, l’Algérie fait partie d’un groupe de six pays ciblés par la Chine comme partenaires incontournables, outre l’Irak, l’Arabie saoudite, l’Iran, l’Egypte et le Soudan, même si les autorités chinoises rappellent que la construction de la ceinture économique de la route de la soie est ouverte à l’ensemble des pays désireux renforcer la coopération avec la Chine et resserrer les liens diplomatiques. « On n’exclut aucune nation », soutiennent-elles.

L’Algérie dans la short-list de la Chine
Cet intérêt pour l’Algérie, nous l’avons ressenti davantage à Yinchuan, la capitale de la région autonome de Ningxia (prononcez Ninsya), une région dans laquelle vit une population de 1,5 million de musulmans, à 900 km à l’ouest de la capitale Beijing. Idem à Wuzhong, Guyan, Yuanzhou ou à Zhongwei.
Tout au long de la route qui sépare ces villes, des mosquées au style architectural typiquement islamique viennent nous rappeler que l’islam a atteint les contrées les plus lointaines de l’empire du Milieu. Elles côtoient superbement un décor verdoyant qui drape la Chine intérieure, le fin fond du pays. Entre Yinchuan et l’Algérie, une longue histoire d’amitié s’est tissée, concrétisée depuis par de nombreux accords de coopération, soutiennent des responsables locaux. « Il faut savoir que ces dernières années, de nombreuses manifestations et de grands événements ont été organisées, impliquant la Chine et l’Algérie. Je peux citer la foire du textile en 2011 et la visite à Yinchuan d’une délégation de femmes algériennes. C’est dire l’importance qu’on accorde ici à l’Algérie. D’ailleurs, notre président l’a réaffirmé à plusieurs reprises dont la dernière fois en 2014 », a souligné le responsable de la planification au sein du gouvernement de la région autonome du Ningxia. Hao Liuhu ne pouvait bien évidemment éluder l’un des événements phares qui se tient en septembre, depuis 2010, à Yinchuan, en l’occurrence l’exposition sino-arabe, considérée comme étant la plus grande manifestation réunissant la Chine et les pays arabes et dont le thème cette année a porté sur la route de la soie et le développement de la coopération économique.
« Pour cette année, 2015, il est certain que le projet d’une ceinture, une route, a été grandement évoqué et il était au centre des débats », a-t-il fait savoir, soulignant qu’un forum des hommes d’affaires s’est tenu à cette occasion pour évoquer toutes les opportunités du développement existantes entre la Chine et les pays arabes, l’instar de l’agriculture, la santé, les TIC, le tourisme et l’Internet. Le volume du commerce sino-arabe pourrait atteindre, selon les experts, la bagatelle de 600 milliards de dollars américains dans les dix années à venir. De son côté, le directeur général adjoint du bureau de l’exposition sino-arabe considère que cet espace revêt un cachet particulier et offre la possibilité aux deux parties de réaliser de belles affaires dans un cadre gagnant-gagnant. « En 2014, plus de 630 contrats de partenariats ont été signés, ce qui dénote l’importance de cette manifestation », a révélé Ziang Liwei qui affirme que la Chine mise beaucoup sur la ceinture de la route de la soie pour donner un nouvel élan à la coopération entre la Chine et les nations arabes. Sans doute, une voie salutaire.

S. A. M.


Plusde 120.000 km d'autoroutes d'ici la fin de l'année

La Chine comptera 123.000 km d'autoroutes d'ici fin 2015, a annoncé la Commission nationale du développement et de la réforme (CNDR). La longueur totale des autoroutes chinoises était de 112.000 km fin 2014, a indiqué Hu Zucai, chef adjoint de la CNDR, lors d'une conférence de presse. La Chine accélérera la construction d'un réseau autoroutier national au cours des cinq prochaines années afin de faciliter l'urbanisation et la coopération économique internationale, a-t-il expliqué. La CNDR a annoncé à la mi-octobre avoir approuvé six projets de construction d'infrastructures représentant un investissement total de 68,6 milliards de yuans (10,8 milliards de dollars). Face au ralentissement de son économie, la Chine a mis l'accent sur les dépenses en projets d'infrastructures, les qualifiant d'important outil pour soutenir la croissance.
 


A propos des relations économiques algéro-chinoises

"Il y a des firmes chinoises qui désirent se lancer dans le montage de véhicules et camions en Algérie", a indiqué récemment le ministre de l’Industrie et des Mines, M. Abdeslam Bouchouareb, lors d’une conférence de presse  animée conjointement avec le président du Conseil pour la promotion de la coopération Sud-Sud de la République populaire de Chine, Lyu Xinhua en marge du forum économique algéro-chinois.
"Un partenaire chinois connu négocie actuellement avec des entreprises algériennes un projet algéro-chinois de montage de véhicules qui sera lancé prochainement", a ajouté M. Bouchouareb qui a invité les Chinois à investir dans le développement des activités de sous-traitance et l'industrie de la pièce de rechange automobile.
Les autorités algériennes sont prêtes à soutenir les investisseurs chinois pour la concrétisation de leurs projets, a fait savoir le ministre insistant sur le fait que les "relations économiques et les perspectives d'investissement qui se dessinent progressivement entre les deux pays ne devraient pas se limiter à la réalisation d'une usine de montage de véhicules", a-t-il dit.
Il a rappelé, dans ce sens, les projets et opportunités d'investissement "très importants" dans plusieurs domaines où l'expérience chinoise est indispensable pour l'Algérie. M. Bouchouareb a appelé le partenaire chinois à participer à l'exploitation du gisement de fer de Gara Djebilet (Tindouf) qui "exige une expérience, une technologie de pointe et des ressources financières considérables, des éléments assurés par les entreprises chinoises". Revenant sur l'établissement d'un partenariat stratégique entre les deux pays, le ministre a souligné que la "nouvelle vision du ‘‘partenariat bilatérale’’ et la volonté sincère contribueront à la réalisation de ces projets sur le terrain". D'une réserve de 2 milliards de tonnes de fer, le gisement de Gara Djebilet constitue le "pilier de notre économie future", dira Bouchouareb qui citera également les gisements de phosphate qui pourraient faire de l'Algérie et la Chine des pionniers dans la production d'engrais dans le bassin méditerranéen. Il a, en outre, appelé les opérateurs chinois à participer à la réalisation du projet du nouveau port commercial du centre (entre les villes de Cherchell et Ténès) qui assurera aux deux pays une ouverture sur les marchés africains d'abord puis ceux de la Méditerranée, le sud de l'Europe et les pays arabes.
Le projet dont les travaux seront lancés en 2016 est d'un montant de 200 milliards DA et sera réalisé, par tranches, par des entreprises nationales publiques et privées en partenariat avec des entreprises étrangères.
A la tête d'une importante délégation d'hommes d'affaires chinois, M. Lyu Xinhua a indiqué, pour sa part, que la Chine était prête à financer les projets de production que l'Algérie compte lancer rappelant que son pays disposait de réserves de changes estimées à environ 4 trillions dollars qui lui permettent de financer de nombreux projets dans les pays en voie de développement, et prioritairement l'Algérie.
Selon le responsable chinois, son pays encourage les entreprises chinoises à aller vers les marchés extérieurs notamment en Afrique.
L'ambassadeur chinois à Alger, Yang Yuanggu, a indiqué qu'en plus de l'engagement des deux pays à développer un partenariat macro-économique, la Chine est prête à élargir ce partenariat à d'autres secteurs non conventionnels tels les zones industrielles et la coopération dans le domaine financier et monétaire.
"La Chine croira toujours en l'avenir de l'Algérie et son partenariat avec son pays", a souligné le diplomate chinois. De son côté, le président du Forum des Chefs d'Entreprises (FCE), Ali Haddad, a invité la délégation chinoise à investir dans les technologies de valeur ajoutée au lieu de confiner le partenariat dans des projets d'infrastructures seulement.
 Il a ainsi appelé à la nécessité de passer de relations commerciales à des relations basées sur l'investissement productif en Algérie.
La Chine est le premier fournisseur de l'Algérie depuis 2013 avec des échanges commerciaux entre les deux pays estimés à 10 milliards dollars en 2014 contre 6,9 milliards dollars en 2011.
 Les importations de l'Algérie provenant de Chine s'élèvent à 8,2 milliards dollars en 2014 tandis que les exportations ont été estimées à 1,8 milliard dollars (10e client de l'Algérie), selon les chiffres des Douanes. Selon le président du FCE, le nombre d'entreprises chinoises activant en Algérie a augmenté de plus de 25% ces trois dernières années, totalisant 793 firmes en 2014.


Pourquoi la fin de la politique de l’enfant unique ?
« La population sera réduite de moitié d'ici la fin de ce siècle » selon une étude

La Chine a annoncé la semaine dernière qu'elle mettait un terme à la politique de l'enfant unique qui était en vigueur dans le pays depuis 1979. Cette décision a probablement été suscitée par l’évolution de la pyramide démographique, et l’avenir sombre qu’elle esquisse pour le pays.
Selon une analyse du centre de recherche autrichien IIASA, relayée par les médias chinois, si le rythme actuel se maintient, à la fin du XXIe siècle, la population chinoise sera réduite de moitié par rapport à l’an 2000. Il ne resterait plus que 700 millions de Chinois, ne représentant plus que 5% de la population mondiale, contre 20% aujourd'hui. Ce n’est pas le seul désastre de la politique de l'enfant unique. Elle a aussi provoqué un déséquilibre entre le nombre de femmes et d’hommes dans le pays. Ainsi, on compte 100 femmes pour 118 hommes, en raison de ce que l’on a surnommé “l’holocauste des filles”. On pense qu’un Chinois sur 5 devra chercher une épouse à l'étranger dans les quinze à vingt prochaines années.
S. A. M.
 


La Chineen quelques chiffres
 
— Presque 10 millions de kilomètres carrés de superficie, exactement  9.600.000 km².
— 60% de la superficie de la Chine est occupé par des montagnes. 80% de la population vit sur 15% du territoire seulement.
— 23 provinces, 5 régions autonomes et 4 municipalités sous contrôle d'Etat, représentées par 3.978 députés.
— 10% seulement des surfaces sont cultivées : cela ne fait que 7% des surfaces agricoles mondiales, mais elles alimentent 22% de la population de la planète.
— 22.800 km de frontières et 18.000 km de côtes.
— La célèbre "Route de la Soie", qui reliait Xi'an la capitale (de l'époque) à l'empire romain faisait 8.000 km.
— La place Tian Anmen à Beijing a une superficie de 40 hectares.
— La Cité Interdite, résidence des empereurs Ming et Qing, couvre 72 hectares et comporte 9.000 pièces.
— La Chine est le pays le plus peuplé de la planète (elle sera sans doute dépassée par l'Inde que vers 2040) avec 1,339 milliard d'habitants en mai 2011 : 650 millions de Chinoises et 689 millions de Chinois.
— Sa population n'était "que" de 594 millions lors du 1er recensement, en 1953.
— Avec 505 millions d'internautes, soit 11 fois plus qu'en 2002, la Chine est devenue le premier pays au monde en nombre d'internautes devant les Etats-Unis.  Près de 150 millions disposent d'une connexion haut débit fixe.
— 900 millions de Chinois ont un téléphone mobile, mais seul 8% d'entre eux disposent du haut débit, la 2G restant encore la norme. L'Etat garde le contrôle des contenus, comme il l'a récemment montré en bloquant la plateforme de téléchargement d'applications mobiles d'Android.
Elle est constituée de 56 groupes ethniques : la population Han (93% de la population totale de la Chine) et 55 "minorités nationales".
— 665 millions de Chinois, soit la moitié de la population, habitent dans les villes. Ce chiffre ne tient toutefois pas compte de la population flottante des "migrants", évaluée à 220 millions, constituée de travailleurs ruraux se mettant au service, souvent dans des conditions précaires, des grands chantiers de construction des villes. La Chine reste encore en même temps un pays à forte tradition rurale.
— Le barrage des Trois Gorges sur le Yangtsé (17 ans de travaux, 185 m de haut, une puissance de 18.200 mégawatts, un lac de retenue de 660 km), achevé en 2009, aura exigé le déplacement de 1.200.000 habitants et la disparition de 140 villes et 300 villages.
— La municipalité de Beijing, la capitale, compte 12,8 millions d'habitants, mais l'agglomération elle-même dépasse à présent les 22 millions d'habitants.
— Shanghai, la plus grande, compte 23 millions d'habitants : son taux de croissance ces dix dernières années a été très supérieur à celui de Beijing. Mais plus du 1/3 est constitué de la "population flottante" des migrants.
— Une croissance économique annuelle moyenne de près de 10% pendant plus de 30 ans : c'est le pays qui a connu le développement économique le plus important et le plus soutenu. Même si la croissance n'a été en 2014 que de 7%, le taux le plus bas depuis 24 ans.
— Sur ce critère, la Chine est devenue en 2010 la 2e puissance économique mondiale, derrière les USA et devant l'Inde et le Japon.
— La Chine dispose de 4.000.000 km de routes, asphaltées ou non, dont 41.000 km sont en autoroute, soit le 2e réseau du monde. Le 1er embouteillage du monde en durée (10 jours) et en longueur (100 km) est aussi chinois : il a eu lieu en août 2010 sur la Voie n°100, au nord de Beijing. Plus de 250 millions de véhicules roulaient en Chine en 2013 (dont 5 millions immatriculés à Beijing) et au moins 200 millions de Chinois ont le permis de conduire.
— Le réseau ferré est long de 110.000 km, dont 12.000 km en lignes à Grande Vitesse, et continue de s'étendre. Le réseau Grande Vitesse est déjà le 1er du monde en longueur, et détient le record de vitesse (430 km/h), quoique la vitesse des lignes commerciales (300 km/h environ) soit sensiblement inférieure  à celle de ses concurrents européens et japonais, en particulier depuis que sa fiabilité ait été sérieusement mise en doute.
— 192 aéroports sont ouverts et 2.200 avions de transport équipent les 22 principales compagnies chinoises. Les plus grosses (les groupes Air China, Eastern et Southern) sont issues de sociétés d'Etat, qui continue à les soutenir en cas de besoin. Le trafic  se développe très rapidement, dépassant 200 millions de passagers par an.
— Le 1er avion moyen-courrier chinois, le COMAC 919 (l'équivalent de l'A320) volera (officiellement) le 31 décembre 2015.
— Avec ses 2,3 millions de soldats, l'Armée Populaire de Libération est la 1re du monde en effectifs, et la 3e en termes de marine de guerre et de moyens nucléaires. C'est le 2e budget militaire du monde, en augmentation régulière. C'est accessoirement une force économique importante pour le pays : elle contrôlerait 15.000 entreprises industrielles ou commerciales, dans des domaines économiques très divers.

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