samedi 15 dcembre 2018 16:04:06

Centre de presse d’El Moudjahid, Hommage A Ben Abdelmalek Ramdane : Le premier chahid de la Révolution

Le Forum de la Mémoire d’El Moudjahid, initié en coordination avec l’association Machaal Echahid, est revenu hier, sur le parcours et l’engagement de Ben Abdelmalek Ramdane, tombé au champ d’honneur le 4 novembre 1954. Devenant ainsi, le premier chahid ( le premier du groupe des 22) de la Révolution de Novembre. Le sang de l’enfant de Constantine a coulé à Mostaganem.

PUBLIE LE : 04-11-2015 | 0:00

Le Forum de la Mémoire d’El Moudjahid, initié en coordination avec l’association Machaal Echahid, est revenu hier, sur le parcours
et l’engagement de Ben Abdelmalek Ramdane, tombé au champ d’honneur le 4  novembre 1954. Devenant ainsi, le premier chahid  
( le premier du groupe des 22)  de la Révolution de Novembre. Le sang de l’enfant de Constantine a coulé à Mostaganem.

Le professeur Mohamed lahcen Zghidi a entamé la conférence par la présentation de la biographie du martyr   «Il y a soixante et un ans, le quatre novembre 1954, l’Algérie combattante a enregistré son premier martyr. Ben Abdelmalek Ramdane   tombé au champ d’honneur, l’arme à la main touché mortellement par des balles tirées par les forces coloniales françaises, à la forêt des Ouled Larbi dans la commune de Lapasset (Sidi Lakhdar aujourd’hui), à une cinquantaine de kilomètres à l’est de Mostaganem. Né en 1928 à Constantine,  il a vécu dans un milieu nationaliste, ce qui a fait de lui un militant très actif du Mouvement national. Un chemin qui fera de lui l'adjoint de Larbi Ben M'hidi, responsable FLN/ALN pour l'Oranie». Benabdelmalek Ramdane adhéra à l'Organisation Spéciale, en 1948, au sein de laquelle il joua un rôle très actif. Après la découverte de l'organisation et son démantèlement par les autorités coloniales, il continua à militer pour l'unité du parti du Mouvement pour le Triomphe des Libertés Démocratiques. Le martyr participa également en juin 1954 à la réunion des 22, considérée comme étant le premier jalon sur la voie du soulèvement contre le système colonial par le biais de la lutte armée. Il sera  nommé adjoint de Larbi Ben M'hidi, chef de la région oranaise qui le chargea de veiller à la préparation intensive des groupes de moudjahidine dans la région de Mostaganem et leur entraînement à l'utilisation des armes, plans et techniques de combat, en prévision du déclenchement de la Révolution. Le professeur a insisté sur le fait que les massacres du 8 Mai 1945 ont marqué une tournure et la fin d'une étape et le début d'une autre phase plus pragmatique. «Le parcours entamé pendant des longues décennies plus tôt par l'association des ulémas et les différents courants nationalistes n'a pas été vain» et il continue en rajoutant «L'esprit patriotique a été ancré au sein du peuple grâce au travail fait par ces nationalistes ce qui a donné naissance à une maturité sans précédent à la cause nationale. Ce travail de profondeur entrepris pacifiquement devait arriver à son terme et comme par hasard, cette fin fut provoquée par le colon lui même qui a perpétré les massacres».
«Ben Abdelmalek Ramdane  croyait fermement en une Algérie indépendante. Et surtout de l'idée d'aller vers l’affrontement  avec  l'ennemi par un combat armé. Ce sont  les  massacres du 8 Mai 1945 (3.500 morts) qui ont été à l’origine de la prise de conscience que la lutte armée reste la seule solution, pour reprendre par la force ce qui a été pris par la violence» désigné par le comité révolutionnaire, adjoint de Larbi Ben M’hidi, responsable de la révolution en Oranie, pour préparer et déclencher la guerre de libération dans le Dahra mostaganémois, le 1er Novembre 1954 à zéro heure.
Le martyr est tombé au champ d’honneur le 4 novembre 1954 près de Sidi Ali au cours d'un accrochage entre son groupe et les forces d'occupation. Il fut ainsi le premier chef militaire de la Révolution à mourir pour la cause algérienne. Son nom fut donné à la commune dont le sol a été irrigué par le sang du chahid. «Evoquer les noms de ceux qui ont sacrifié leurs vies, leurs biens, pour une Algérie libre et indépendante, constitue non seulement un devoir de mémoire, mais aussi pour mieux éclairer les générations présentes et futures. Le président de l’Association Machaal Echahid , a saisi cette occasion, pour dire toute l’indignation de l’Association qu’il préside contre ceux qui ont fait de la célébration du 61e anniversaire du déclenchement de la Révolution, une opportunité pour verser dans la polémique.   
Sarah A.B.C
 

  • Publié dans :
DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
Presedant
Suivent
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions