mardi 17 septembre 2019 01:40:43
D.R

Le directeur général des Archives nationales, Abdelmadjid Chikhi, a annoncé hier, l’organisation d’une conférence internationale début décembre prochain, sur le thème « des médias arabes et la révolution algérienne… modèle : le journal Al Ahram ».
« Lors de cette rencontre, il sera question de poursuivre le dialogue avec les responsables de ce journal égyptien, à propos de la remise à l’Algérie des copies de tous les articles écrits sur l'Algérie depuis 1870 », a précisé M. Chikhi qui était l’invité de la radio nationale, avant de souligner que la même conférence verra la participation des responsables de journaux leaders de pays qui ont contribué à la diffusion de la cause algérienne durant la glorieuse Révolution nationale, tels que la Libye, l’Arabie saoudite, le Soudan, la Syrie, le Liban et l’Irak. Abdelmadjid Chikhi, a indiqué lors de son passage à l’émission « Invité du matin » de la Chaîne I, que ses services ont convenu d’un accord de principe avec les responsables du journal Al-Ahram pour remettre à l’Algérie tous les articles qui ont consigné l’histoire de l’Algérie depuis 1870 », ajoutant dans le même contexte que « la partie égyptienne a été favorable pour faciliter les choses à ce propos ». Il a dira également que « les articles qui seront restitués, constitueront une source importante pour les chercheurs algériens en histoire à travers les différentes époques à partir de ladite date ».

Une stratégie arabe commune pour la récupération des archives
Le directeur général des archives, a indiqué par ailleurs, que son institution, œuvre en coordination avec le Conseil international des archives et la Ligue arabe pour la restitution des archives des pays arabes, volées par les pays colonisateurs au fil du temps, précisant que  « cette question a reçu le soutien de plusieurs pays arabes et étrangers ». Il rappellera à ce propos que l’Algérie a posé cette question au Conseil international des archives en 2004 à Vienne. « L’Algérie travaille à la création d'un groupe au sein de l'ICA pour renforcer la position des pays qui demandent la récupération de leur patrimoine », a-t-il fait savoir tout en soulignant que le concept des « archives déplacées » a été introduit par l'Algérie dans la nomenclature de l'ICA. Il expliquera à ce titre que le déplacement des archives peut être l'œuvre de pillage ou de détournement, par les pays colonisateurs. Le problème, selon lui, ne se pose pas avec la France uniquement, mais avec d'autres pays. « Ne faites pas une fixation sur la France. Nous avons des archives en Italie, en Espagne, en Grande-Bretagne, en Turquie, aux Etats-Unis. Nous préférons donc parler de façon générale. Nous recherchons nos archives là où elles sont », a-t-il soutenu.
Dans le même contexte, M. Chikhi, a fait savoir que la Ligue arabe avait créé récemment une commission restreinte qui regroupe un nombre de pays, dont l’Algérie, pour étudier les archives déplacées et volées. Cette commission se réunit régulièrement afin de mettre en place une stratégie d’action arabe commune dans ce domaine.  

L’Algérie ne renoncera pas au droit de propriété de ses archives en France
 En réponse à une question sur la situation des archives nationales se trouvant en France, Abdelmadjid Chikhi a indiqué que la première demande adressée par le gouvernement algérien à son homologue français pour la récupération de ses archives nationales, était en 1963, et les discussions se poursuivent toujours entre les deux groupes de travail algérien et français. Il a expliqué que la partie française a réparti les archives en deux parties. L’une concerne les archives de gestion, dont ce pays a accepté d’en remettre une partie, à l’exemple des archives de gestion de la ville d’Alger entre 1830 et 1962, et l’autre partie concerne les archives de souveraineté, et là, la France insiste sur le principe d’accepter des copies de nos archives et de renoncer à notre droit de propriété, chose que l’Algérie n’acceptera jamais ».
Il a rappelé que début mars 2009, l’Algérie et la France ont signé un accord prévoyant « une plus forte coopération archivistique » entre les deux pays « dans l’intérêt des professionnels et du public ». L’accord porte sur la formation, le partage d’expertise et l’échange d’information et de copies.
Salima Ettouahria
 

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