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L’Espagne porte ses “Campeones” en triomphe

Une marée humaine de Madrilènes en liesse a rendu lundi soir un hommage triomphal aux "Campeones" de "la Roja".

PUBLIE LE : 13-07-2010 | 19:44
D.R.

Une marée humaine de Madrilènes en liesse a rendu lundi soir un hommage triomphal aux "Campeones" de "la Roja" qui   saluaient la foule à bord d'un autobus découvert, brandissant la première coupe   du Monde de football jamais ramenée en Espagne. Ils étaient "des centaines de milliers" d'après la mairie de Madrid, "plus d'un million" selon un commentateur de la télévision publique espagnole qui   parlait de la "plus grande fête de l'histoire en Espagne". "J'ai vu la coupe du Monde! Pendant une seconde!", chantait la foule au   passage de l'autobus de la sélection devant la fontaine de Cibeles, lieu de   célébration habituel des victoires du Real Madrid, au milieu des "Campeones, oé   oé oééééé!" Le gardien Iker Casillas agitait un drapeau sang et or espagnol floqué d'un   taureau noir. Le milieu catalan Xavi faisait mine de lancer le trophée aux   supporteurs survoltés. Des avions de chasse de l'armée de l'air ont lâché des traînées de fumée   aux couleurs du drapeau espagnol dans le ciel de la capitale.                                 
Le bus des joueurs avançait très lentement au milieu de la foule, sur un   parcours d'environ huit kilomètres. Il se dirigeait vers une esplanade où plus   de 150.000 fans attendaient leur héros pour une fête finale avec concert où les   joueurs devaient prendre la parole. Souriant, les traits tirés par une nuit blanche, le capitaine Casillas,   brandissant la coupe, était descendu le premier en milieu d'après-midi d'un   avion d'Iberia portant sur le fuselage les inscriptions "Campeones!" et "Fiers   de notre sélection".  Après un bref moment de repos dans un hôtel madrilène, les joueurs ont été   reçus tour à tour par le roi d'Espagne Juan Carlos et le chef du gouvernement   espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero.  "Merci les champions, au nom de toute l'Espagne et de tous les Espagnols",   leur a lancé Juan Carlos, rayonnant, après avoir donné à chacun une chaleureuse   accolade lors d'une réception au Palais Royal. "C'est un triomphe bien mérité pour une sélection exceptionnelle qui a fait   vibrer le cœur de tous les Espagnols", a déclaré le souverain, exprimant son   "orgueil de voir l'Espagne championne du Monde", un succès qui "rassemble les   Espagnols et projette le nom de l'Espagne dans le monde entier".     Les joueurs ont ensuite été reçus dans les jardins de la présidence du   gouvernement, où un José Luis Rodriguez Zapatero exultant a sauté avec eux, le   trophée dans les bras.                           
"Vous avez fait briller la meilleure image de l'Espagne dans le monde", a   lancé M. Zapatero aux joueurs. "Cette coupe c'est vous qui l'avez gagnée, mais   elle appartient à tous les Espagnols". Andres Iniesta, le buteur de la victoire contre les Pays-Bas, a offert à M.   Zapatero un maillot de la sélection signé par toute l'équipe, brodé de sa   première étoile.     
 "Cette petite coupe est à vous tous, merci beaucoup", a simplement dit le   timide lutin de "la Roja". L'Espagne a oublié momentanément crise économique, chômage à 20%, divisions   politiques et nationalismes, pour fêter frénétiquement cette première Coupe du   monde.    
 "On fait la fiesta, avec Andres Iniesta!", chantait la veille, à une heure   avancée de la nuit, un groupe de jeunes à Puerta del Sol, place emblématique du   centre. A Valence (est), Séville (sud), Pampelune (nord), Barcelone (nord-est), l'Espagne a vécu une nuit de liesse historique, émaillée d'incidents limités en   Catalogne (nord-est) et au Pays Basque (nord). Ce sacre mondial couronne une décennie dorée pour le sport espagnol. Les nouveaux "Rois du monde" complètent une liste longue de champions : Alonso en   Formule 1, Nadal dans le tennis ou Contador pour le cyclisme. 

L'Espagne acclame et réclame Paul le poulpe
Paul, le poulpe devin allemand qui a prédit la victoire de la “Roja” en finale du Mondial, est réclamé en Espagne, notamment par la localité de O Carballiño (nord-ouest), où l'on célèbre chaque année début août une grande Fête du Poulpe. La municipalité de cette localité de Galice a d'ores et déjà octroyé à ce céphalopode le titre de "citoyen d'honneur", selon les médias espagnols, et compte lui envoyer sous peu un emblème commémoratif.     
Paul s'est déjà vu remettre lundi dans son aquarium d'Oberhausen (ouest de l’Allemagne) une copie de la  Coupe du monde, après avoir réalisé un sans faute dans ses prédictions pour les matches du Mondial. Le maire de O Carballiño, Carlos Montes, a déclaré aux médias qu'il espérait faire venir Paul pour la Fête du Poulpe le 8 août. Mais cette hypothèse semble peu réaliste, le poulpe devin étant devenu une star planétaire à Oberhausen.     
Selon le quotidien sportif AS, plusieurs hommes d'affaires de Galice ont déjà réuni quelque 30.000 euros pour faire une proposition d'achat de Paul.     
Ce dernier devrait maintenant prendre sa retraite en Allemagne, où ses   jours sont comptés puisqu'il est âgé de 2 ans et demi et devrait vivre encore six mois. Le poulpe est devenu en Espagne un symbole de la victoire en Coupe du   monde. Andres Iniesta, auteur du but de la victoire espagnole, avait porté un poulpe en plastique lundi soir sur l'estrade où il était acclamé par la foule à Madrid. Le poulpe est un met prisé en Espagne, particulièrement en Galice, célèbre pour son "pulpo a la Gallega", servi bouilli en fines tranches, saupoudré de paprika doux, avec un filet d'huile d'olive et des pommes de terre vapeur.  Mais Paul est certain en Espagne de ne pas finir à la casserole.   

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