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énergies renouvelables : L’Algérie saluée pour ses efforts

L’Algérie est-elle en train de rattraper son retard dans le domaine des énergies renouvelables ?

PUBLIE LE : 11-08-2015 | 0:00
D.R

L’Algérie est-elle en train de rattraper son retard dans le domaine des énergies renouvelables ? On est tenté de répondre par l’affirmative si on se fie aux performances réalisées ces dernières années et surtout aux bonnes notes attribuées par des organisations et des institutions internationales spécialisées.
Déjà en 2014, notre pays a obtenu une encourageante 39e position dans le classement « The Climat Change Performance Index - CCPI 2015 » relatif à la réduction des gaz à effet de serre, gagnant 10 places supplémentaires par rapport à 2013. Plus récemment encore, le réseau international des énergies renouvelables dit « REN21 » a confirmé dans son rapport de 2014 les « grands » progrès réalisés à ce propos par l’Algérie et souligné « l’efficacité » du programme des énergies renouvelables. Mieux, « REN21 » classe l’Algérie dans le cercle très restreint de 12 pays qui ont « atteint » leurs objectifs fixés pour 2013. « L’Algérie fait partie des nations en développement qui soutiennent les énergies renouvelables », a assuré le rapport.
Des observations qui viennent en réalité conforter la stratégie mise en place par les pouvoirs publics en matière du développement des énergies renouvelables. Adopté en 2001, un ambitieux programme a été en effet lancé et consiste au développement du photovoltaïque et du l’éolien à grande échelle. Ce programme  prévoit, selon le Centre de développement des énergies renouvelables (CDER) la production de 22.000 Mégawatts pour les besoins du marché national et ce, entre 2015 et 2030 dont 4.500 MW d’ici 2020. Le solaire photovoltaïque détient la part du lion avec 13.575 MW, suivi de l’éolien, avec 5.010 MW.
Selon les spécialistes, il n’est pas exclu de procéder à l’exportation de 10 à 30 gigawatts d’énergies renouvelables à produire à l’horizon 2030. En 2015, on espère atteindre une production de 350 MW pour pouvoir répondre notamment aux besoins exprimés dans le sud du pays et les hauts plateaux. Des régions aux fortes potentialités lorsqu’on sait à titre d’exemple que les capacités du solaire sont de l’ordre de 3.000 à 3.500 heures par an, ce qui donne la possibilité de fournir une production de 2.500 kilowatts dans les régions du Sud et 2.000 kilowatts dans les hauts plateaux.
Si tout se passe comme convenu, on prévoit d’ici 2030 atteindre une part des énergies renouvelables de près de 27% dans le bilan national de production d’électricité, table le CDER qui indique que le volume de gaz naturel épargné par les 22.000 Mégawatts en renouvelables pourrait s’élever à 300 milliards de m3, soit un volume équivalant à huit fois la consommation nationale de l’année 2014. Il faut dire que le programme a connu une première phase consacrée à la réalisation de projets pilotes et de tests des différentes technologies disponibles, durant laquelle des éléments pertinents concernant les évolutions technologiques des filières considérées sont apparus sur la scène énergétique et ont conduit à la révision de ce programme. Pour la CDER, les capacités en énergie renouvelables seront installées selon les spécificités de chaque région, à l’instar du sud du pays qui verra d’un bon œil l’hybridation des centrales existantes et l’alimentation des sites éparses, en prenant en compte la disponibilité des espaces et l’importance du potentiel solaire et éolien qui privilégie ces régions. A l’exemple d’Adrar qui dispose d’une Unité de recherche en énergies renouvelables en milieu saharien (URERMS) et qui ambitionne d’être un pôle important en matière d’énergie éolienne en Algérie.                                                                       
   Avec une position aussi stratégique et des ressources naturelles plaidant pour une telle perspective, la région de Tahat se targue de posséder un important taux d’ensoleillement dépassant les 3.000 heures/an sans oublier de forts courants de vents. C’est ce qui explique d’ailleurs la localisation, à Kabertène, d’une ferme éolienne de production de 10 mégawatts d’électricité.
S. A. M.

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