mercredi 19 dcembre 2018 17:48:00

Cérémonie de commémoration de la fête de l’indépendance au ministère des Affaires étrangères : Le devoir de préserver la souveraineté nationale

C’est dans une ambiance empreinte de souvenirs des glorieux faits d’armes de notre Révolution, qu’une cérémonie a été organisée lundi dernier au siège du ministère des Affaires étrangères à l’occasion de la célébration du 53e anniversaire de l'indépendance, en présence du ministre d’Etat ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane Lamamra.

PUBLIE LE : 08-07-2015 | 0:00
Ph. T. Rouabah

C’est dans une ambiance empreinte de souvenirs des glorieux faits d’armes de notre Révolution, qu’une cérémonie a été organisée lundi dernier au siège du ministère des Affaires étrangères à l’occasion de la célébration du 53e anniversaire de l'indépendance, en présence du ministre d’Etat ministre des  Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane Lamamra.          
 Après avoir assisté au lever des couleurs nationales, et écouté l'hymne  national, M. Lamamra et des moudjahidine ont déposé une gerbe de fleurs devant  une stèle édifiée en hommage aux glorieux martyrs de la Révolution de Novembre 1954.         
 Les participants ont par la suite lu la Fatiha du Coran à la mémoire  des martyrs qui ont sacrifié leur vie pour une Algérie libre et indépendante. A cette occasion, le moudjahid et ancien cadre du ministère des Affaires étrangères, Rabah Medjehoud, a appelé les jeunes générations et celles à venir, à préserver l’indépendance de l’Algérie, recouvrée grâce à un lourd tribut payé par leurs ancêtres.    
Pour sa part, et lors d’une brève communication sur la « souveraineté nationale » le directeur général des Archives nationales, Abdelmadjid Chikhi, a appelé les jeunes Algériens à croire en leur pays et à veiller à la préservation de son indépendance et sa souveraineté en cette conjoncture internationale particulière.
 Devant un important auditoire composé de moudjahidine et anciens  diplomates ainsi que des cadres du ministère des Affaires étrangères et des membres de familles de moudjahidine et de martyrs de la guerre de Libération nationale, le conférencier a précisé que l’Algérie possédait bel et bien un Etat digne de ce nom avant l’invasion coloniale en 1830, rappelant que « le rôle des forces navales de l’Algérie dans la défense contre ses nombreux agresseurs, notamment occidentaux, doit être reconnu. »
Abdelmadjid Chikhi assure que l’Algérie a créé son unité nationale  trois siècles avant l’Europe. Pour ceux qui ont toujours qualifié l’Algérie de pays « divisé », il répond : « On nous a toujours accusés d’avoir été un pays divisé mais cette division n’est pas un mal en soi, au contraire, nos différences nous ont enrichis. »
Il évoque ainsi l’Europe au Moyen Âge. « La période de féodalité a morcelé l’Europe d’une façon terrible puisqu’un village pouvait être un Etat sous la souveraineté d’un Seigneur. Des regroupements se sont formés par la suite, qui ont permis des ensembles, qui sont devenus des Etats par la suite », explique-t-il.
Selon M. Chikhi, le même processus s’est produit en Algérie à cause des problèmes politiques qu’il y avait entre les différentes tribus et qui « finalement se sont regroupées pour créer des ensembles puis atteindre entre le 15 et le 16e siècle l’unité nationale telle que nous la connaissons aujourd’hui », a-t-il ajouté.

Les diplomates appelés à « faire connaître la grande histoire de l’Algérie sur la scène internationale »
Selon lui, des archives prouvent que  « l’Etat algérien souverain avait participé à l’émergence du Droit maritime par la création, avant même 1830, de règles régissant le trafic maritime en Méditerranée comme les droits de visite, d’arraisonnement et de poursuite, qui continuent à être appliqués jusqu’à aujourd’hui. » « Contrairement à ce que prétendait la France coloniale, qui niait toute  existence d’un Etat algérien avant 1830, l’Algérie souveraine existait avant cette sinistre date », a-t-il soutenu devant un parterre composé de moudjahidine,  d’anciens diplomates et de cadres du ministère des Affaires étrangères, lors d’une longue intervention sur les prémices ayant été à l’origine de notre glorieuse Révolution.
Aussi, « Le 1er Novembre 1954, le peuple algérien a décidé de prendre ses destinées en main. Il y a 59 ans de cela que fut proclamée la Déclaration de Novembre 1954 qui a été à l’origine  du  déclenchement de la lutte armée par le peuple pour recouvrer son indépendance qui s’est concrétisée le 5 juillet 1962, après 132 ans d’une occupation barbare du colonialisme français qui clamait  à qui voulait l’entendre que l’Etat algérien n’existait pas », a-t-il fait savoir, en précisant que « c’est une grossière  erreur historique que d’affirmer cette contre-vérité.
Une erreur corrigée par des soulèvements populaires durant toute la période de l’occupation coloniale et qui ont eu pour apogée le déclenchement de la Révolution armée de Novembre 1954. »
Allant plus loin dans les détails, il précisera que « les faits, des dates, aussi loin que peut remonter la mémoire, sont là pour affirmer l’existence d’un Etat algérien.» L’existence d’un Etat algérien avec toutes ses composantes avant l’occupation française « est une vérité historique établie et étayée par des preuves et documents authentifiés », a-t-il encore affirmé.   
Il a soutenu que l’occupation française de l’Algérie en 1830 constituait « une agression d’un Etat contre un autre, car l’Algérie était à l’époque un Etat avec toutes ses composantes contrairement aux assertions de la France ». Le conférencier fera savoir que la thèse selon laquelle l’Algérie était « une simple régence relevant de l’empire ottoman est dénuée de tout fondement », précisant que « l’Algérie s’était annexée à l’empire ottoman à sa demande, en témoigne un document historique qui existe encore.»
Selon le DG des Archives nationales, « l’Algérie était le seul pays à avoir demandé à être annexée à l’empire ottoman de sa propre initiative, pour être associée à la politique ottomane régissant la Méditerranée face aux offensives menées par l’empire byzantin contre les pays musulmans. »  
Une demande qui fut accueillie favorablement par la Sublime porte (Direction de l’empire ottoman à Istanbul du fait que l’annexion de l’Algérie allait faire office de « base avant » face à l’expansionnisme chrétien. M. Chikhi, a par ailleurs, mis l’accent sur la politique colonialiste adoptée par la France en Algérie et « dont la barbarie et la cruauté furent sans égales, car s’appuyant sur l’extermination de la population et la destruction des fondements de l’Etat algérien. »
Aussi, selon lui, les enfants de l’Algérie « doivent être conscients des multiples défis auxquels leur pays fait face, et veiller à préserver son unité et sa souveraineté. »
Il a recommandé aux diplomates algériens, qui représentent la souveraineté du pays à l’étranger, de « faire connaître la grande Histoire de l’Algérie sur la scène internationale. »
Kafia Ait Allouache

  • Publié dans :
DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
Presedant
Suivent
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions