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Déclaration conjointe algéro-italienne : Alger et Rome réaffirment leur attachement à la poursuite du dialogue politique

Alger et Rome, pour l’autodétermination du peuple du Sahara occidental

PUBLIE LE : 28-05-2015 | 0:00
D.R

L’Algérie et l’Italie ont réaffirmé leur profond attachement à la poursuiteet à l’approfondissement du dialogue politique de haut niveau et au déve-loppement de la coopération bilatérale, hier à Rome. «Les deux parties ont(...) réaffirmé solennellement leur profond attachement à la poursuite et àl’approfondissement du dialogue politique de haut niveau et au dévelop-pement de la coopération, confirmant ainsi le caractère stratégique d’unpartenariat politique et économique que les deux pays s’engagent à pro-mouvoir et à concrétiser», est-il noté dans la Déclaration finale conjointeayant couronné la 3 e réunion de haut niveau algéro-italienne. Cette réuniona été coprésidée par le Premier ministre Abdelmalek Sellal, et le présidentdu Conseil des ministres italien, Matteo Renzi. La Réunion s’est tenue enapplication du Traité d’amitié, de bon voisinage et de coopération signé le27 janvier 2003. «Dans une conjoncture où l’Italie et l’Algérie se tiennentcomme des piliers de stabilité d’une région soumise à de grandes épreuves,les deux délégations ont relevé, avec satisfaction, les progrès remarquablesenregistrés, depuis le Sommet d’Alger de 2012, dans le processus de ren-forcement de la coopération bilatérale», souligne le document. Les deuxparties se sont «félicitées» du niveau et de la qualité du dialogue politiquequi continue à se tenir entre les deux pays d’une «façon régulière» et avecune «cadence soutenue», telle qu’illustrée par les nombreux échanges dedélégations ministérielles des deux pays intervenus depuis 2013, et ont ex-primé leur satisfaction devant les avancées en matière du renforcement deleurs relations dans les secteurs de la défense, de la sécurité et de la lutteantiterroriste, note le document. Ce dialogue a pour finalité de permettreaux deux pays de coopérer plus activement sur le plan bilatéral et de ren-forcer leur coordination dans les enceintes internationales et régionales.L’Algérie et l'Italie ont constaté l’intensité et la fréquence des échanges, auplus haut niveau, depuis la deuxième réunion de haut niveau d’Alger, etqui ont permis d’intensifier les consultations dans les secteurs de l’industrie,de l’énergie, de la défense, de l’agriculture, de l’habitat et des transports,selon la même source. En ce sens, les deux parties se sont engagées à sou-tenir cette dynamique, en l’élargissant à d’autres secteurs, en particulier laculture, les échanges universitaires, la coopération scientifique et techno-logique, le tourisme, le sport, la santé et la pêche, par l’adoption de mesuresqui consolident les acquis obtenus et apportent les correctifs nécessairesdans l’action, pour plus d’efficacité.

Coopération : priorité à l’énergie, à l’industrie et aux PME-PMI

La Déclaration conjointe note également que compte tenu des opportunitésoffertes par les économies des deux pays et les possibilités de leurs com-plémentarités, les deux parties encouragent le développement d’une coo-pération économique et industrielle durable, équilibrée et mutuellementavantageuse. Elles sont convenues de donner un caractère prioritaire à leurcoopération dans trois secteurs identifiés comme porteurs d’importantespotentialités : l’énergie, les infrastructures et les PME-PMI. Les deux par-ties se sont engagées à favoriser le renforcement d’un partenariat «fécondet diversifié», à travers l’encouragement des opérateurs économiques desdeux pays à saisir les opportunités qui s’offrent dans le domaine de l’in-vestissement et du partenariat. À cet effet, un appel été lancé aux entreprisesitaliennes pour développer davantage de projets de partenariat industrielset technologiques avec les entreprises algériennes, et à saisir les multiplesopportunités offertes par le marché algérien dans les différents domaines,et contribuer, de la sorte, par la création de sociétés mixtes, au développe-ment de l’économie algérienne, à sa diversification et à la modernisationdes filières industrielles, en assurant le transfert correspondant de savoir-faire, de technologie et de management. Afin de tirer le «meilleur parti» duTraité d’amitié liant les deux pays, le président du Conseil des ministresitalien, et le Premier ministre algérien ont souligné, dans ce cadre, la né-cessité de mettre en place, conformément aux décisions de la deuxièmeréunion de haut niveau, un mécanisme institutionnel permanent de coopé-ration qui aura pour tâche d’élaborer une feuille de route contenant les ob- jectifs, les moyens et les mécanismes d’évaluation de l’ensemble des axesde coopération, d’en assurer le suivi et l’évolution sur le terrain et d’en éta-blir régulièrement le bilan, est-il noté dans le document final. Les deux par-ties sont convenues d’ériger le Comité de suivi, mis en place au niveau desministères des Affaires étrangères des deux pays, en «structure centrale»,dont il est attendu la coordination, la supervision et le suivi, sur la base derencontres bisannuelles, de l’ensemble des axes de coopération existantsou à développer entre l’Algérie et l’Italie, et de faire des propositions surla meilleure manière d’articuler cette coopération. Tout en reconnaissant la«nécessité» d’encourager les relations industrielles bilatérales, les deux par-ties ont décidé aussi la création d’un Comité conjoint de coopération in-dustrielle. Le Comité qui se réunira une fois par an, agira sous la directiondu ministre italien du Développement économique, et du ministre algériende l’Industrie et des Mines. Il aura pour but l’identification des opportunitésde partenariat pouvant contribuer au renforcement et à la diversificationdes relations industrielles entre l’Algérie et l’Italie, l’échange d’informa-tions, l’évaluation périodique des relations industrielles bilatérales, le suivide l’état d’avancement des projets réalisés au titre du partenariat industrielentre les deux pays et les propositions d’actions de coopération et l’encou-ragement aux opérateurs économiques des deux pays. Un Protocole entreles deux pays détaillera la composition, les missions et le fonctionnementdu Comité, est-il précisé dans la Déclaration finale conjointe. Se référantaux accords signés, lors de la deuxième rencontre de haut niveau, dans lebut de stimuler la coopération dans les divers secteurs, les deux parties ontégalement décidé de diligenter leurs structures compétentes à l’effet d’ac-célérer les procédures internes, propres à chaque partie, requises pour l’en-trée en vigueur desdits accords, et à installer les mécanismes prévus pourleur application le plutôt possible. La Déclaration a rappelé que la 3 e réu-nion de haut niveau, qui s’est tenue hier à Rome, a permis aux deux partiesde procéder à la signature de 10 accords de coopération dans différents do-maines qui viennent étoffer le cadre juridique de la coopération bilatéraleen la dotant d’instruments juridiques additionnels susceptibles d’aider àconcrétiser les objectifs assignés, et consacrer, par voie de conséquence, lecaractère stratégique de cette relation. La Déclaration note que les deuxparties se félicitent de l’excellence des relations algéro-italiennes dans ledomaine de l’énergie, basées sur une collaboration fiable et durable, et ontexprimé leur volonté de renforcer ces relations, à travers, notamment, ledéveloppement de la coopération dans le domaine des énergies renouvela-bles et de l’efficacité énergétique, et la promotion de l’utilisation de cetteénergie. L’Algérie et l’Italie ont ainsi exprimé leur «satisfaction» pour latenue des consultations ministérielles qui ont eu lieu à Alger et à Rome, en2014. Les deux parties reconnaissent également l’importance de renforcerla coopération dans le domaine des infrastructures énergétiques dans lesdeux pays afin d’assurer la sécurité de l’approvisionnement et des débou-chés, ajoute le même document. Tout en se félicitant de la signature des ac-cords de coopération dans le domaine de l’agriculture, les deux parties sesont réjouies des consultations tenues entre les ministres en charge de cesecteur qui ont eu lieu à Rome, et sont convenues d’œuvrer à exécuter leprogramme d’action conjointement établi pour aboutir à des actions de par-tenariat et de transfert de savoir et d’expériences au bénéfice des partenairesalgériens dans les domaines de l’agriculture, mais aussi de l’agroalimen-taire, de la santé animale, de la formation et de la recherche scientifique,ainsi que de l’industrie et du machinisme agricole. Alger et Rome ont enoutre souligné l’importance de promouvoir la coopération scientifique ettechnique, entre les deux pays, à travers les échanges des chercheurs, laformation universitaire et professionnelle, le jumelage entre universités, etdécidé de mettre à profit les instruments et mécanismes juridiques déjà exis-tants susceptibles de les renforcer. Elles se félicitent, à cet effet, des consul-tations entamées entre les universités et centres de recherches italiens, etles centres et universités algériens, et ont décidé de soutenir ces initiativeset d’œuvrer en faveur de leur multiplication.

Donner une impulsion à la coopération culturelle

Elles ont ainsi décidé de donner une «impulsion» à la coopération cul-turelle entre les deux pays sur une base rénovée, à travers la promotion deséchanges culturels, et contribuer de la sorte au rapprochement des deuxpeuples et à la promotion des valeurs communes. La partie algérienne a ex-primé, à ce titre, sa satisfaction suite à la participation de l’Italie à la mani-festation «Constantine, capitale de la culture arabe 2015». Dans ce contexte,la partie italienne se félicite de l’introduction de la langue italienne parmiles matières enseignées dans le système scolaire en Algérie. L’Algérie etl’Italie ont salué aussi l’ouverture de l’Exposition universelle de Milan au-tour du thème «Nourrir la planète, Énergie pour la vie», qui représente l’undes principaux défis de l’humanité. Elles se sont félicitées du soutien et dela collaboration apportée par l’Algérie aux réunions et travaux de prépara-tion de l’Exposition, à travers, notamment le «Cluster Bio Méditerranée»et la Déclaration «The Ideas For Expo 2015», et ont souhaité l’adhésion duplus grand nombre de sujets aux principes de la Charte de Milan.

Facilitation des procédures de délivrance des visas

La déclaration finale conjointe a relevé l’importance de la circulationdes personnes dans le renforcement des liens d’amitié, de la promotion desinvestissements et des relations de partenariat, ainsi que pour le dévelop-pement des liens sociaux, culturels et scientifiques. En ce sens, les deuxparties se sont engagées à poursuivre les discussions, initiées en juin 2011,pour un mémorandum d’entente sur la facilitation des procédures de déli-vrance des visas. Dans l’attente de la conclusion de ce mémorandum, lesdeux parties ont décidé de continuer à faciliter la circulation des personnesentre les deux pays, dans le cadre des accords en vigueur, en permettantencore plus de flexibilité et de rapidité dans l’octroi des visas par les repré-sentations diplomatiques et consulaires des deux pays, notamment pour lescadres des institutions en mission officielle et les citoyens se déplaçant dansle cadre de voyages d’affaires, de travail, d’études, ou de visites familialesou touristiques. Les deux parties se sont félicitées aussi de la mise en œuvrede la décision prise lors du premier sommet concernant l’octroi de visas delongue durée aux opérateurs économiques et aux techniciens des deux pays,dans le cadre de la réalisation des partenariats impliquant leurs institutionsou leurs entreprises. Elles se sont engagées à prendre, dans le cadre de laréciprocité, toutes les mesures nécessaires pour assurer la facilitation desconditions de circulation et de séjour, dans le cadre des Accords bilatérauxet des réglementations en vigueur dans les deux pays, note encore le docu-ment. Les deux parties ont saisi l’occasion de ce Sommet pour procéder àun échange de vues en relation avec les questions régionales et internatio-nales d’intérêt commun. Le Sommet a été l’occasion pour souligner queles deux parties sont sérieusement préoccupées par les conséquences hu-manitaires de la migration irrégulière en provenance des côtes libyennes,et qu’elles restaient aussi conscientes de ses répercussions sur la dimensionsécuritaire, ajoute la Déclaration. Les deux pays ont également soulignél’objectif d’améliorer les canaux de l’immigration régulière en tant que fac-teur de développement et d’intégration des peuples des deux côtés de laMéditerranée. L’Algérie et l’Italie ont ainsi exprimé leur satisfaction pourl’excellente collaboration bilatérale sur les questions onusiennes, et notam-ment en matière de candidatures internationales. À cet égard, l’Italie s’est«félicitée» pour le soutien de l’Algérie à la candidature italienne à un siègenon permanent du Conseil de sécurité de l’ONU pour le mandat 2017-2018.

Intensifier la coopération dans la lutte contre le terrorisme

L’Italie et l’Algérie ont exprimé leur vive préoccupation face à la dété-rioration de la situation sécuritaire et la recrudescence des activités terro-ristes dans la région, et réitéré leur détermination à travailler ensemble,dans le cadre bilatéral et multilatéral, pour répondre aux questions de sé-curité d’intérêt commun dans la région méditerranéenne. À cet égard, lesommet bilatéral a donné une nouvelle impulsion aux efforts conjoints dansla lutte contre le terrorisme et l’extrémisme dans la région, tout en s’assu-rant de la promotion des valeurs en partage, dans le cadre d’un dialogueouvert entre les civilisations, souligne la Déclaration finale conjointe. À cetégard, les deux parties ont noté avec satisfaction la réactivation du groupede contact à haut niveau sur la lutte contre le terrorisme, dont la dernièreréunion a eu lieu à Alger en mars 2015. Elles ont rappelé, à cet effet, leurengagement à organiser à Rome, avant la fin de l’année, une nouvelle ren-contre dans ce format dans le but de renforcer leur coopération bilatéraledans un secteur prioritaire pour les deux pays. Elles ont également réaffirméleur volonté d'intensifier la coopération dans la lutte contre le terrorismeau niveau multilatéral, et notamment au sein du Forum global de luttecontre le terrorisme (GCTF).

Ferme attachement à l’unité et à l’intégrité territoriale de la Libye

L’Italie et l’Algérie ont renouvelé leur ferme attachement à l’unité, àla souveraineté, à l'indépendance et à l'intégrité territoriale de la Libye, est-il souligné dans la Déclaration finale conjointe. Les deux pays ont réitéréaussi leur soutien déterminé au processus de dialogue parrainé par les Na-tions unies visant à favoriser la formation, dans les plus brefs délais, d'ungouvernement d'union nationale à même de stabiliser et de reconstruire lepays, et de lutter contre le terrorisme. En confirmant que la situation enLibye revêt une importance stratégique pour les deux pays, les deux partiesse sont accordées sur l’importance d’une solution politique qu’elles consi-dèrent comme l’unique alternative à même d’aboutir à une issue pacifiqueet durable à la crise dans ce pays. Elles encouragent les parties libyennesconcernées à poursuivre inlassablement le dialogue inclusif, «à l’exceptiondes groupes terroristes identifiés en tant que tels par le Conseil de sécurité»,dans le cadre du processus engagé par les Nations unies, note le document.Alger et Rome ont réitéré, à nouveau, leur ferme appui aux efforts que dé-ploie le Représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pourla Libye, M. Bernardino Léon. De même, les deux capitales ont renouveléleur profond engagement à continuer à œuvrer pour favoriser le dialogueentre Libyens, dans des différents formats de consultation et d’échange.Elles sont se félicitées des efforts consentis par les deux parties pour faciliteret promouvoir une sortie de crise qui préserve l’unité nationale de la Libyeet la cohésion de son peuple. Abordant la situation au Mali, M. Renzi a re-connu l’importance du rôle joué par l’Algérie en tant que chef de file de lamédiation internationale, pour une solution pacifique et négociée à la crisemalienne. Les deux parties se sont ainsi félicitées de la signature, le 15 maidernier à Bamako, de l’Accord de paix et de réconciliation, entre le gou-vernement malien, les représentants des groupes politico-militaires du Nordet l’équipe de la médiation internationale conduite par l’Algérie. Rappelantque l’accord de paix et de réconciliation est l’unique moyen pour instaurerune paix durable et juste qui ouvrira la voie à la stabilité et au développe-ment, l’Algérie et l’Italie ont exhorté les différentes parties à demeurer en-gagées de bonne foi, et de manière constructive, dans le processus de miseen œuvre de cet Accord. Elles appellent, à cet effet, la coordination desMouvements de l’Azawad à s’intégrer dans le cadre de cet accord. MM.Sellal et Renzi ont estimé que le règlement de la crise malienne permettranon seulement de rétablir la stabilité au Mali, mais également de lutter plusefficacement contre le terrorisme et ses connexions, dans toute la zone sa-hélo-saharienne.

Alger et Rome, pour l’autodétermination du peuple du Sahara occidental

Ils ont réaffirmé leur soutien aux efforts du secrétaire général des Na-tions unies, M. Ban Ki-moon, et de son Envoyé personnel pour le Saharaoccidental, M. Christopher Ross, visant à trouver une solution politique, juste, durable et mutuellement acceptable, qui pourvoie à l’autodétermina-tion du peuple du Sahara occidental, conformément aux résolutions perti-nentes du Conseil de sécurité des Nations unies et aux principes énoncésdans la charte des Nations unies. Les deux parties ont souligné l’urgencede parvenir à une paix juste, équitable, durable et globale au Moyen-Orient,basée sur la solution de deux États, conformément à la légalité internatio-nale et aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations unies.Elles ont souligné, dans ce cadre, le rôle positif que les pays de la région,ainsi que l’Union européenne, peuvent jouer afin d’encourager les pour-parlers entre les Israéliens et les Palestiniens, y compris dans le cadre d’unerevitalisation de l’Initiative Arabe de Paix de 2002. L’Italie et l’Algérie ontexprimé leur profonde préoccupation pour la persistance de la crise en Syrieet pour la détérioration de la situation humanitaire dans le pays, avec desrépercussions importantes dans les autres pays de la région. Elles ont aussiréaffirmé leur appui aux efforts déployés par l’Envoyé spécial de l’ONUpour la Syrie, visant à identifier une solution politique au conflit, à traversun dialogue inclusif, viable et crédible, afin de préserver l’unité, la stabilitéet la souveraineté de ce pays, selon la même source. L’Italie et l’Algérieont apprécié la politique d’inclusion entamée par le gouvernement irakien. Elles ont, de même, encouragé ce dernier à intensifier ses efforts danscette direction, avec la conviction que seule la participation de toutes lescomposantes du peuple irakien dans l'édification d'un système stable et dé-mocratique serait à même d’assurer à l’Irak un avenir de paix et de prospé-rité partagées. Les deux parties ont également fait part de leur préoccupationpour la gravité de la situation humanitaire et sécuritaire au Yémen, et sou-ligné qu’une solution durable à la crise, qui réponde aux aspirations du peu-ple yéménite pour la liberté, la démocratie et la justice sociale, et préservela paix, la souveraineté, l’unité territoriale et la stabilité du Yémen, doit êtrede nature politique et fondée sur des principes d'inclusion et de respect mu-tuel. La Déclaration finale conjointe note aussi que l’Algérie et l’Italie ontréitéré leur attachement à œuvrer activement au renforcement des relationsde coopération euro-méditerranéennes, pour faire de cet espace, une zonede paix, de sécurité et de prospérité partagée. Elles ont procédé, à ce titre,à une évaluation des réalisations du Processus de Barcelone, vingt ans aprèsson lancement, ainsi que de celles de l’Union pour la Méditerranée. Ayantconvenu que le bilan de la coopération euro-méditerranéenne reste à par-faire, les deux parties ont appelé à redoubler les efforts visant à renforcerla complémentarité entre l’UpM et les autres forums de coopération régio-nale (5+5, UMA, UA, UE et ligue Arabe). Les deux parties ont réaffirmépareillement leur attachement au Cadre de Dialogue en Méditerranée occi-dentale «5+5», et se sont réjouies de la qualité des échanges et des résultatsde la précédente Conférence des ministres des Affaires étrangères, tenue àLisbonne en mai 2014, ainsi que de l’élargissement des segments de coo-pération du 5+5, qu’il convient de consolider et d’opérationnaliser dansl’intérêt de ses États membres, en particulier, et de la région méditerra-néenne, en général. Dans le cadre de la politique de voisinage de l’Unioneuropéenne, le président du Conseil des ministres d’Italie s’est félicité dela volonté affichée par le gouvernement algérien, à travers l’engagementde discussions en vue de la conclusion du Plan d’action, visant à apporterune plus-value à l’accord d’Association Algérie-Union européenne, en vi-gueur depuis 2005, et a ainsi exprimé l’espoir que lesdites discussions puis-sent s’achever dans les meilleurs délais possibles. S’agissant du processusde révision de la politique européenne de voisinage, MM. Sella et Renzi sesont félicités du succès de la rencontre ministérielle de Barcelone d’avrildernier, qui a confirmé la volonté commune de l’ UE et des pays partenairesdu voisinage sud de relancer et de renforcer cette politique, sur la base d’uneapplication plus efficace des principes de différenciation, d’inclusivité etde co-appropriation. En vertu du Traité d’Amitié, de Bon Voisinage et deCoopération, les deux parties ont décidé de tenir le prochain Sommet bila-téral en Algérie, à une date à convenir par voie diplomatique, conclut laDéclaration finale conjointe.

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