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Blida : Baptisation du 91e contingent régional des transmissions au nom du chahid Khaled Aissa Bey

Une page glorieuse de notre lutte de Libération

PUBLIE LE : 20-05-2015 | 0:00

Le 91e contingent régional des transmissions de  Blida relevant de la Première région militaire (PRM) a été baptisé, hier, au  nom du chahid Khaled Aissa Bey, au cours d’une cérémonie présidée par le directeur régional des transmissions, le colonel Heridi Mebarek, en présence de membres de la famille du chahid.  
«Cette baptisation est une preuve de l’intérêt suprême accordé par le haut commandement de l’Armée nationale populaire(ANP), à l’histoire de notre  glorieuse révolution et à nos valeureux chouhada», a indiqué le commandant  du 91e contingent régional des transmissions, le lieutenant colonel Mohammedi Abdelkrim, dans son intervention. Il a souligné la coïncidence de cette baptisation avec la commémoration de la grève des étudiants algériens en 1956, ayant constitué, a t-il dit, «une  étape cruciale dans l’histoire de la guerre de Libération nationale, qui a réuni toutes les catégories de la société, en intégrant notamment les étudiants et  les lycéens dans le combat pour la liberté, dans lequel ces derniers ont mué leurs plumes en mitraillettes contre le colonisateur».
Le 91e contingent régional des transmissions a été créé en 1972,  sous le nom du 91e bataillon régional des installations des transmissions. Il avait pour siège la caserne du chahid Messaoudi-Rabah, sise au jardin Bizou de Blida, et ce jusqu’en 1979, où il fut transféré vers la ville de Mouzaïa,  avant sa domiciliation, depuis 2003, près du siège de la première région militaire, puis sa nomination, le 1er février 2006, du 91e régiment régional des transmissions. Treize commandants se sont succédé à la tête de cette unité, à ce  jour. Le directeur régional des transmissions a honoré la famille du chahid Khaled Aissa Bey à la clôture de cette cérémonie. Le chahid Khaled Aissa Bey est né le 4 janvier 1941, dans la ville de Bouarfa. Il était très bon élève, avant de décider de quitter les bancs de l’école, pour être parmi les premiers à répondre à l’appel à la grève des étudiants algériens le 19 mai 1956.  
Il occupa de nombreux postes de responsabilités dans l’organigramme de la Révolution, dont le dernier fut sa nomination à la tête des communications  internes et externes du commandement de la wilaya IV historique. Le 8 août 1961, le chahid Khaled Aissa Bey est tombé au champ d’honneur, avec ses compagnons d’armes, dont le commandant de la wilaya IV historique, chahid Djilali Bounaama, chahid Oud Fel, agent des transmissions, et le jeune  Naimi Mustapha, lors d’une bataille rude contre l’armée française, suite à la  découverte du siège de commandement au niveau du domicile du chahid Naimi, au centre-ville de Blida.

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Une page glorieuse de notre lutte de Libération 

L’historien et ancien diplomate algérien, Salah Belkobi, a considéré, hier, à Alger, que la réponse des étudiants et des lycéens à l’appel de l’UGEMA à lancer une grève générale le 19 Mai 1956,  est une «preuve» significative du ralliement  du  peuple algérien à la Révolution algérienne.  
Lors d’une conférence intitulée «le mouvement estudiantin dans la Révolution de libération», organisée au Musée national du Moudjahid à Alger, en présence des combattants et militants de la lutte de Libération nationale, des cadres du ministère de la Défense et des élèves des lycées et collèges. Le militant Belkobi a rappelé que l’Union générale des étudiants musulmans algériens (UGEMA) «a travaillé dans un cadre légal», les autorités françaises coloniales ont tout fait pour opprimer cette organisation militante, considérée par le conférencier et moudjahid Belkobi, de pépinière et une école de nationaliste qui a enfanté de nombreux combattants prêts à se sacrifier pour la patrie.
Dans ce contexte, l’orateur a réitéré que l’étudiant algérien durant le colonialisme français a donné d’authentiques exemples en faveur de la lutte de Libération de l’Algérie et pour le recouvrement de sa  souveraineté spoliée. Et pour parvenir à cette noble fin, l’étudiant algérien a vécu des circonstances terribles en défiant la politique du colonialisme français qui a commis un génocide et des crimes contre l’humanité.

La souveraineté de l’Algérie n’a pas d’égale  
Voir l’Algérie souveraine et indépendante était le rêve du citoyen algérien et l’objectif du combattant qui a consacré son combat pour mettre un terme définitif au colon français, qui n’avait pas hésité à dénaturer le statut de l’Algérien, le priver de  sa langue arabe, sa religion n’a pas altéré la volonté des nationalistes algériens impliqués corps et âme pour un objectif suprême.  
Selon l’ancien diplomate, Saleh Belkobi, l’Union générale des étudiants musulmans algériens a formé des nationalistes qui ont été des  cadres, entre autres, dans la prise des décisions politiques et diplomatiques. Indiquant que grâce à ces étudiants la révolution a acquis une vigueur et  crédibilité au niveau de la scène internationale en particulier, rappelant que les leaders des pays du monde ont pu être informés et sensibilisés à propos de la juste cause du peuple algérien en lutte contre le colonialisme français.
 Hamza Hichem

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