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1re conférence ministérielle du Dialogue 5+5 sur les ressources en eau : Dix ministres à alger

Les dix ministres débattront, entre autres, de la nécessité de mettre en place un mécanisme de coopération pour assurer un développement durable de la ressource hydrique dans cette sous-région caractérisée par une accentuation de la rareté de l’eau.

PUBLIE LE : 31-03-2015 | 0:00
D.R

Les dix ministres débattront, entre autres, de la nécessité de mettre en place un mécanisme de coopération pour assurer un développement durable de la ressource hydrique dans cette sous-région caractérisée par une accentuation de la rareté de l’eau. C’est aujourd’hui, à l’hôtel El-Aurassi, que s’ouvrent les travaux de la première conférence du Dialogue 5+5, regroupant les ministres en charge de l’eau des pays des deux rives de la Méditerranée. Y prendront part également des associations et des organisations régionales et internationales. Ce sont deux pays majeurs, à savoir l’Algérie et l’Espagne, qui ont pris l’initiative d’aller vers une stratégie commune dans le secteur des ressources hydriques, et ce dans un cadre de concertation, a-t-on appris, hier, de la cellule de communication du département des ressources en eau. L’idée a émergé il y a environ deux ans, et plusieurs rencontres entre experts ont été tenues. Cette fois, c’est au tour des ministres représentant les dix pays des rives nord et sud de la Méditerranée de débattre sur la nécessité de mettre en place une «stratégie de l’eau en Méditerranée occidentale». Ce plan d’action «permettra d’arrêter une vision commune à la problématique liée à l’eau dans la région, de tracer les grandes lignes d’une future coopération dans le domaine des ressources en eau en Méditerranée occidentale et de se doter d’un cadre de concertation et de coordination», précise notre source. Aussi, les dix ministres mettront en relief l’importance, voire l’urgence, d’installer «un mécanisme de coopération pour assurer un développement durable de la ressource en eau dans cette sous-région caractérisée par une accentuation de la rareté de l’eau». Dans cette optique, il y a lieu de rappeler que lors d’un de ses récents déplacements, Hocine Necib a affirmé que «l’État algérien, à sa tête le Président de la République, a mis en place une stratégie efficiente qui a permis à notre pays d’améliorer grandement l’accès des citoyens aux ressources en eau.
Certes, la crise de l’eau est derrière nous, mais les efforts doivent continuer afin de préserver cette ressource». À propos de la conférence d’aujourd’hui, il a souligné que celle-ci portera sur la signature d’un accord de partenariat sur la stratégie de l’eau dans la partie occidentale de la Méditerranée, ainsi que la mise en place d’un plan d’action afin de concrétiser les actions retenues. Aussi, M. Necib s’est félicité de voir l’Algérie atteindre les Objectifs du millénaire visant à garantir à tous les Algériens de l’eau potable.  Ce défi a été réalisable grâce à la diversification des sources d’eau : barrages, dessalement et exploitation des nappes phréatiques. En effet, selon lui, en 15 ans, «notre pays a réussi à se mettre à l’abri en matière de ressources en eau». Il a qualifié, dans ce contexte, l’expérience de l’Algérie dans la dynamisation de ce secteur de probante. «Ce n’est certainement pas fortuit, a-t-il soutenu, si notre pays a été choisi pour abriter, à Alger, un sommet du groupe des 5+5 sur l’eau.» Cette rencontre des cinq pays de la rive nord de la Méditerranée (Espagne, Italie, France, Portugal et Malte) et les cinq pays du Maghreb, permettra, comme il le dira, de «dégager un plan d’action commun pour mettre au point une stratégie visant à mieux sécuriser la gestion des ressources en eau dans la région.» Par ailleurs, il y a lieu de préciser que dans les pays du pourtour méditerranéen, l’accroissement des populations et le développement économique pèsent sur la ressource en eau. Cette ressource, liée à la situation hydrique, géographique et démographique de ces pays, représente des enjeux multiples et interdépendants : la santé publique et l’autonomie alimentaire, la compétitivité économique et l’arbitrage des différents usages, les paramètres géopolitiques et financiers et, enfin, la préservation de l’environnement.
Fouad Irnatene

 

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