jeudi 14 novembre 2019 21:30:07

Attentats de l’EI en Libye : 45 morts et 70 blessés

Au moins 45 personnes, dont six Égyptiens, ont été tuées vendredi dans des attentats perpétrés dans la ville d'El-Qoba, dans l'Est libyen, revendiqués par une branche de l'organisation autoproclamée État islamique (Daech/EI), selon un nouveau bilan du ministère de la Santé. Ces attaques ont également fait 70 blessées. Deux explosions ont visé un commissariat de police et les environs du domicile du président du Parlement reconnu par la communauté internationale, Aguila Salah Issa, selon des témoins, et la troisième une station-service bondée. Selon des secouristes, la plupart des victimes se trouvaient à la station-service, où des dizaines de véhicules faisaient la queue pour se ravitailler en essence, en raison d'une pénurie de carburant dans la ville. Ils ont ajouté que le président du Parlement, basé à Tobrouk, plus à l'est, n'était pas dans sa maison au moment de l'attaque. La branche libyenne de l'EI a revendiqué les attaques dans un communiqué publié sur Twitter, en affirmant que deux kamikazes les avaient perpétrées afin de "venger le sang de nos musulmans à Derna", visée cette semaine par des raids aériens libyens et égyptiens. Le gouvernement libyen, reconnu par la communauté internationale, a décrété un deuil de sept jours après les attaques d'Al-Qoba. Dénonçant des "actes terroristes", il a promis que l'armée "ripostera fermement et multipliera ses opérations contre les fiefs de Daech en Libye". La ville d'Al-Qoba est contrôlée par les forces loyales au général Khalifa Haftar et au Parlement reconnu par la communauté internationale. Les Etats-Unis ont fermement condamné ces attaques terroristes et appelé toutes les parties à s'engager dans les pourparlers menés sous l'égide des Nations unies. "Le gouvernement américain condamne ces attentats terroristes, ainsi que toutes les attaques et actes de violences infligés aux Libyens durant les derniers mois", a indiqué la porte-parole du département d'Etat, Jennifer Psaki lors d'un point de presse.

PUBLIE LE : 22-02-2015 | 0:00
D.R

Au moins 45 personnes, dont six Égyptiens, ont été tuées vendredi dans des attentats perpétrés dans la ville d'El-Qoba, dans l'Est libyen, revendiqués par une branche de l'organisation autoproclamée État islamique (Daech/EI), selon un nouveau bilan du ministère de la Santé.

Ces attaques ont également fait 70 blessées. Deux explosions ont visé un commissariat de police et les environs du domicile du président du Parlement reconnu par la communauté internationale, Aguila Salah Issa, selon des témoins, et la troisième une station-service bondée. Selon des secouristes, la plupart des victimes se trouvaient à la station-service, où des dizaines de véhicules faisaient la queue pour se ravitailler en essence, en raison d'une pénurie de carburant dans la ville. Ils ont ajouté que le président du Parlement, basé à Tobrouk, plus à l'est, n'était pas dans sa maison au moment de l'attaque. La branche libyenne de l'EI a revendiqué les attaques dans un communiqué publié sur Twitter, en affirmant que deux kamikazes les avaient perpétrées afin de "venger le sang de nos musulmans à Derna", visée cette semaine par des raids aériens libyens et égyptiens. Le gouvernement libyen, reconnu par la communauté internationale, a décrété un deuil de sept jours après les attaques d'Al-Qoba. Dénonçant des "actes terroristes", il a promis que l'armée "ripostera fermement et multipliera ses opérations contre les fiefs de Daech en Libye". La ville d'Al-Qoba est contrôlée par les forces loyales au général Khalifa Haftar et au Parlement reconnu par la communauté internationale. Les Etats-Unis ont fermement condamné ces attaques terroristes et appelé toutes les parties à s'engager dans les pourparlers menés sous l'égide des Nations unies. "Le gouvernement américain condamne ces attentats terroristes, ainsi que toutes les attaques et actes de violences infligés aux Libyens durant les derniers mois", a indiqué la porte-parole du département d'Etat, Jennifer Psaki lors d'un point de presse.
Ces attentats terroristes soulignent la nécessité pour toutes les parties libyennes, y compris les anciens membres du Congrès national général (CNG), de participer aux négociations menées sous l'égide de l'Onu en vue de la formation d'un gouvernement d'unité nationale, a dit Mme Psaki. "Ceux qui choisissent de ne pas participer (à ces négociations) s'excluent des discussions cruciales visant à lutter contre le terrorisme et à établir la paix, la stabilité et la sécurité en Libye", a-t-elle conclu.
Pour sa part, le Premier ministre français, Manuel Valls, a affirmé que le jihadisme terroriste fait peser une "menace directe" sur la sécurité de l'Europe. Selon le texte de son intervention transmise par ses services au congrès des sociaux-démocrates à Madrid, M. Valls a cité la question de la Libye et de "la menace directe que fait peser sur notre sécurité la création sous nos yeux et non loin de nos frontières, d'un nouveau repaire pour le jihadisme terroriste" tout en évoquant la nécessité d'un "effort de défense" lors de cette réunion à huis clos.
M. T. et agences

L’Algérie condamne énergiquement
L'Algérie a "énergiquement" condamné, hier, les attentats terroristes perpétrés à Al-Qoba (dans l'est libyen) et réaffirmé son rejet du terrorisme sous toutes ses formes, rapporte un communiqué du ministère des Affaires étrangères (MAE). "L'Algérie condamne énergiquement les attentats terroristes sanglants qui ont fait des dizaines de victimes innocentes à Al-Qoba, dans l'est libyen, et présente ses condoléances aux familles des victimes assurant le peuple libyen frère de sa solidarité", lit-on dans le communiqué. "En cette conjoncture critique, l'Algérie qui réitère son rejet du terrorisme sous toutes ses formes et condamne les terroristes ainsi que tous ceux les soutiennent tant par les actes que par les dires, appelle toutes les forces politiques et autres acteurs libyens à contribuer aux efforts de réunification et à bannir tous les facteurs de division", ajoute le communiqué du MAE. "Pour l'Algérie, le règlement de la crise actuelle exige de tous les citoyens et personnalités libyennes intègres d'œuvrer en toute responsabilité et d'associer leurs efforts à ceux des pays du voisinage de la communauté internationale en vue d'une solution consensuelle à même de sortir de pays de la crise et de favoriser le retour de la sécurité et de la stabilité dans le respect de la souveraineté de la Libye et son unité nationale et territoriale", poursuit le communiqué.

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