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Il a fait rire des générations d’Algériens : « Kaci Tizi Ouzou » inhumé jeudi à Alger

Le défunt Hamid Lourari, connu sous son nom d’artiste «Kaci Tizi-Ouzou», décédé mercredi soir à l’âge de 83 ans, a été inhumé, jeudi au cimetière d’El-Alia à Alger, en présence de membres de sa famille, de ses amis et de plusieurs artistes.

PUBLIE LE : 22-11-2014 | 0:00
D.R

Le défunt Hamid Lourari, connu sous son nom d’artiste «Kaci Tizi-Ouzou», décédé mercredi soir à l’âge de 83 ans, a été inhumé, jeudi au cimetière d’El-Alia à Alger, en présence de membres de sa famille, de ses amis et de plusieurs artistes. Les obsèques se sont déroulées dans une ambiance empreinte de tristesse et d’affliction. Les visages des artistes présents, venus de différentes régions du pays, dont le meilleur ami du défunt, Ahmed Kadri dit «Krikèche», Hamza Foughali, appelé «Mama Messaouda» et Mourad Khan, étaient marqués par la douleur, suite au décès de ce grand comédien. Ahmed Kadri, qui a formé un duo avec le défunt pendant plusieurs années, avait l’air affligé, suite à la disparition de son ami, avec qui il a interprété plusieurs pièces théâtrales et sketches télévisés. «Kaci Tizi Ouzou est un très bon ami avec qui j’ai débuté dans le monde de l’art dans les années 1950», a-t-il dit avec émotion, rappelant le long parcours artistique qu’ils ont partagé dans les années 1960,1970 et 1980. Hamza Foughali (Mama Messaouda), qui a côtoyé le défunt, en jouant à ses côtés dans plusieurs sketches, a regretté la disparition de ce grand comédien qui a «rempli les coeurs des Algériens de joie». D’autres artistes à l’instar de Sid Ali Salem et Abdelkader Chebira avec lesquels le défunt avait collaboré ces dernières années, pour l’organisation de plusieurs manifestations culturelles à El-Harrach (Alger), étaient également présents aux obsèques. Le musicologue et président du Centre national des arts et des lettres, Abdelkader Bendaamache a évoqué «le riche palmarès artistique de cette star de la comédie algérienne et sa lutte pour la cause nationale avant même le déclenchement de la révolution nationale», outre sa «modestie et sa proximité du peuple, très apparente dans ses sketches (près de 600)».

Un grand nom
de la culture algérienne

 
Né en 1931 à Béni Ourtilane (Sétif), Hamid Lourari avait intégré la troupe de Bey Rédha à l’âge de 14 ans et commence par faire des figurations sur les planches dès 1948 avant de partir en tournée nationale entre 1950 et 1954.
Pendant la guerre de Libération nationale, Hamid Lourari rejoint la  cause nationale et part en France où il est arrêté à plusieurs reprises, pour détention d’armes ou pour avoir abrité des réunions de militants, avant d’être libéré en 1961, et rentrer en Algérie.
Au lendemain de l’indépendance, Hamid Lourari rejoint la Radio Chaîne II où il avait animé ses premières émissions, basées sur les sketches et la chansonnette, avec Mohamed Hilmi.  En 1968, Hamid Lourari, rencontre son acolyte Ahmed Kadri, «Krikeche», qu’il va accompagner sur les planches du théâtre et à la télévision sous le  nom de «Kaci Tizi Ouzou» qui formera également un duo avec Hassan El Hassani. En 2006, l’artiste publie aux éditions Anep ses mémoires intitulées Ammi Kaci ou les mémoires de Kaci Tizi-Ouzou.
Après plus de 30 ans passés à la radio, une carrière riche de plus de  6.000 émissions radiophoniques empreintes de satire et de dérision, un passage au cinéma dans des films comme La nuit a peur du soleil de Mustapha  Badie et une longue carrière sur les planches du théâtre, Kaci Tizi-Ouzou s’est éteint après un long combat contre la maladie.

La ministre de la culture présente ses condoléances à la famille :
« Un artiste talentueux »

La ministre de la Culture, Nadia Labidi, a qualifié, dans un message de condoléances, la disparition de l’artiste Hamid Lourari connu sous le nom de «Kaci Tizi-Ouzou», de «tragédie qui a frappé la famille artistique algérienne», car étant «l’un de ses symboles». «La scène artistique a perdu, avec la disparition de Kaci Tizi Ouzou, un artiste talentueux qui a fait rire des générations avec ses riches contributions» à l’art algérien, a indiqué la ministre, soulignant qu’«il a servi la culture nationale avec sincérité au sein de la radio nationale, le théâtre et le cinéma». Elle a qualifié le défunt d’artiste d’exception».
«Ses œuvres et son nom resteront à tout jamais gravés dans la mémoire collective», a-t-elle estimé. Par ailleurs, l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), a exprimé, par la voix de son secrétaire général, dans un communiqué, sa profonde affliction pour la perte de ce grand artiste, le qualifiant de «maître de la culture nationale». Décédé mercredi soir des suites d’une maladie, le défunt a été inhumé jeudi, après la prière de Dohr au cimetière d’El-Alia. Ces dernières années, Kaci Tizi-Ouzou s’est absenté de la scène artistique en raison de la détérioration de son état de santé.

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