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Déclaration finale de la 39e Eucoco tenue à Madrid : « Le Conseil de sécurité et l’UE doivent reconnaître la RASD comme membre de l’ONU »

Les participants à ce rendez-vous ont renouvelé leurs encouragements à M. Ross et lui ont rendu hommage pour sa détermination à mener à terme sa mission.

PUBLIE LE : 18-11-2014 | 0:00
D.R

De notre envoyé spécial à Madrid : Fouad Irnatene

La Déclaration finale de Madrid ayant sanctionné les travaux de la 39e Conférence européenne de soutien et de solidarité avec le peuple sahraoui a appelé le Conseil de sécurité et l’Union européenne «à prendre des sanctions contre le Maroc et à reconnaître la RASD, comme membre à part entière de l’Organisation des Nations unies». Dénonçant les «crimes contre l’humanité» commis par le royaume alaouite, notamment dans les territoires occupés, les rédacteurs dudit document ont «réaffirmé leur attachement et leur combat pour que les droits de l’homme, le droit humanitaire et le droit international soient appliqués en faveur du peuple sahraoui». Les délégués ont, d’autre part, observé qu’aujourd’hui, le «gouvernement marocain est sur la défensive et se trouve dans l’impasse en imposant un refus à toute solution négociée sous l’égide des Nations unies.»

«Le Maroc a lamentablement échoué dans ses manœuvres»
Dans le même contexte, la Conférence a mis à jour, la politique du roi du Maroc déployée depuis plus de deux décennies. Une politique «basée sur la fuite en avant, l’illégalité de l’occupation et toutes ses néfastes conséquences, le discours d’amalgame, de diversion, de mensonges et agressif vis-à-vis de l’Algérie, le défi face à la communauté internationale, le déni du droit international…». Cette stratégie, enchaînent les rédacteurs de cette Déclaration finale, ont affirmé que le royaume alaouite a aujourd’hui «lamentablement échoué dans ses manœuvres et ne trompe plus personne, les masques étant tombés». Ces agissements contraires au droit international ne peuvent constituer un frein aux efforts consentis à travers le monde, estiment également les intervenants, affirmant qu’une chose est sûre : «la recherche d’une solution juste et définitive au conflit du Sahara occidental connaît actuellement une étape qualitative et décisive».
D’autre part, il y a lieu de souligner que le document, dont une copie nous a été remise, cite les dérapages marocains, dont la répression des populations dans les territoires occupés et l’empêchement de Christopher Ross, envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies, Ban Ki moon, de réaliser sa mission.
C’est d’ailleurs à juste titre que la Conférence de Madrid, à laquelle ont pris part 435 participants en provenance de 24 pays d’Europe, des Amériques et d’Afrique, «renouvelle ses encouragements à M. Ross et lui rend hommage pour sa détermination à mener à terme sa mission». Elle salue aussi «les résolutions de l’ONU, et la détermination de son secrétaire général exprimées en mars 2014 pour la recherche active d’une solution conforme à la doctrine de décolonisation».
Par ailleurs les résolutions de la 39e Eucoco visent «à condamner les accords de Madrid du 14 novembre 1975 qui constituent encore aujourd’hui un obstacle important sur la voie de l’autodétermination et de l’indépendance du peuple sahraoui». L’État espagnol, lit-on, «assume de graves responsabilités dans la tragédie que vit le peuple sahraoui. Il se doit de dénoncer ces accords, vestiges de l’Espagne et de réparer cette injustice».
Quant au volet juridique, la Déclaration finale relève que «les plus hautes autorités en charge de dire le droit clarifient plus que jamais les droits du peuple sahraoui à son identité propre, à la protection de son territoire, de ses ressources naturelles et de sa culture». À propos de cet extraordinaire élan de solidarité, les participants à la 39e Eucoco affirment qu’il s’agit d’une «mobilisation qui se veut plus grande encore, nos actions plus ciblées, plus performantes, pour obliger le Maroc à respecter le droit international et pour interpeler certains pays, la France et l’Espagne en particulier, ainsi que l’Union européenne pour qu’ils adoptent sur la question du Sahara occidental une position conforme à la légalité internationale».
F. I.

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