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Installation des nouveaux président et procureur général de la Cour de Boumerdès, Louh : « Une nouvelle politique pénale pour lutter contre le crime »

Installation des nouveaux président et procureur général de la cour de Blida

PUBLIE LE : 13-10-2014 | 0:00
Ph : Louisa

Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, a procédé, hier, à l’installation d’Azzedine Sahraoui à la tête de la cour de Boumerdès et Djamila Zigha en tant que procureur général. Cette seconde nomination constitue une première pour le monde féminin. Le renouvellement des structures judiciaires du pays intervient dans le cadre du mouvement partiel décidé par le Président de la République. Il met en relief la « promotion de la femme dans différents postes de responsabilité, en application au programme du Chef de l’Etat »,  et grande première, la cérémonie a été diffusée en vidéo-conférence à travers 6 cours de justice à travers le pays.
Plus explicite, Tayeb Louh dira que ce mouvement intervient à un moment où la justice connaît des réformes « profondes », suivant la feuille de route du gouvernement. Ce programme, ajoute le ministre, s’articule autour de cinq axes : enrichir le système judiciaire ; moderniser de la justice ; revoir la formation des magistrats ; enrichir le secteur de la justice avec de nouvelles structures ainsi que la réforme pénitentiaire. Au nouveau président de la cour de Boumerdès et à son procureur général, le garde des Sceaux rappelle que leur mission principale consiste en le renforcement des garanties des libertés et droits des citoyens ainsi que de promouvoir les services au niveau du service public judiciaire. Il sera également question de mettre en valeur l’activité judiciaire civile et pénale.
Le ministre a expliqué, à cet égard, que si la prise en charge des crimes terroristes est du ressort des services sécuritaires, les autres crimes, tels le banditisme et les agressions, doivent être pris en charge dans le cadre de la politique nationale pénale, dont la gestion et la mise en œuvre reviennent essentiellement au parquet et aux magistrats.
Dans ce registre, Tayeb Louh dira que l’application de la nouvelle politique pénale nécessite la conjugaison des efforts et sera, prochainement, soumise à une évaluation. Objectif : veiller à assurer la quiétude de la société. « Il faut aller à pas mesurés et sûrs », souligne le ministre de la Justice. Pour le premier responsable du secteur, les membres du parquet ont un rôle à jouer dans l’application de cette politique pénale.
Dans ce contexte, des préparatifs sont en cours dans le secteur  de la justice pour la tenue de rencontres qui réuniront tous les membres  du corps judiciaire et les services de sécurité notamment, afin d'examiner et de débattre du thème de la lutte contre le crime dans la société, a-t-il également déclaré.
Par ailleurs le ministre est revenu sur certains crimes, devenus des phénomènes de société, tels que le banditisme, les agressions et le port d’armes blanches. « Tout cela n’avait pas cours avant. La politique pénale sera un vrai rempart à ce genre d’actes agressifs. Tout fautif sera puni par la loi.» Et à M. Louh d’annoncer que le secteur de la justice verra la tenue de réunions avec les présidents de cours et les procureurs généraux ainsi que les procureurs de la République. Cette lutte « sans merci » contre le crime, poursuit le ministre, « doit se faire en concertation avec tous les services de sécurité.»
Enchaînant, il met l’accent sur la formation des magistrats et la primauté de la qualité sur le travail quantitatif. « C’est un principe clair », indique M. Louh.
De ce fait, selon le ministre, son département veillera à renforcer la crédibilité de la justice. Désormais, « on traitera des affaires qui peuvent paraître dangereuses ou compliquées. Notre credo est la construction d’un Etat de droit, et la modernisation de la justice nous fera gagner du temps et beaucoup d’efforts.»
Le ministre rappelle dans cette optique l’initiative prise par son département pour la protection de l’enfant. Le droit de la défense va ainsi être renforcé avec la présence d'un avocat de la défense lors de l'audition préliminaire. L'enfant est d'abord concerné. « C’est une première dans notre pays », se félicite M. Louh.
Répondant à une question relative sur la pratique démocratique, le ministre dira que « la démocratie est un tout indivisible, sa base est le respect de la loi.»  
Fouad Irnatene

Installation des nouveaux président et procureur général de la cour de Blida
MM. Mohamed Djimane et Laadjine Zouaoui ont été installés respectivement aux postes de nouveau président de la cour de Blida et de procureur  général auprès de la même cour, lors d'une cérémonie organisée hier au siège de la cour de Blida.         
 Cette installation qui fait suite au mouvement partiel, décidé par le Président de la République, au sein du corps de la magistrature, a été présidée  par le premier président de la Cour suprême, Slimane Boudia.         

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