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Sacrifice du mouton de l’Aïd-El-Adha : L’Association de protection des consommateurs rassure

Faut-il acheter ou pas le mouton pour cet Aïd-El-Adha ? Quels sont les risques liés à la fièvre aphteuse ? Des questions, des hésitations et des craintes vivement ressenties et exprimées par les Algériens à moins de deux semaines de la fête du sacrifice.

PUBLIE LE : 22-09-2014 | 23:00
D.R

Faut-il acheter ou pas le mouton pour cet Aïd-El-Adha ? Quels sont les risques liés à la fièvre aphteuse ? Des questions, des hésitations et des craintes vivement ressenties et exprimées par les Algériens à moins de deux semaines de la fête du sacrifice.   

Des inquiétudes justifiées, selon le président de l’Association de protection des consommateurs (Apoce), Mustapha Zebdi, par l’incompréhension des citoyens de cette maladie qui touche le bétail , et leur ignorance de ses conséquences. Se voulant rassurant, M. Zebdi affirme, après s’être réuni avec le Syndicat des vétérinaires, dimanche dernier, qu’«aucun cas de fièvre aphteuse sur les moutons n’a été enregistré jusqu’au jour d’aujourd’hui, et que même si c’était le cas, il n’y a aucun risque de contamination à l’homme».
Quand une telle affirmation vient de celui qui n’hésite pas à dénoncer toute déviation et toute tromperie qui visent le consommateur, il y a de quoi être rassuré. «Je dirai à mes concitoyens que le sacrifice du mouton pour l’Aïd-El-Adha est avant tout un geste spirituel et n’a rien à voir avec la consommation. Notre association compte mener un travail de sensibilisation sur le côté religieux et sacré de cette fête religieuse», affirme M. Zebdi.  
Ceci dit, les Algériens sacrifient un mouton pour être en accord avec la religion et ses préceptes, et perpétuer la tradition, mais aussi pour le consommer. «Les clients qui viennent tâter le marché sont très vigilants et ne laissent passer aucun détail, même s’ils ne connaissent rien aux symptômes de la maladie», nous dit un vendeur de mouton qui a pris place à la périphérie de Chéraga. «Certains acheteurs me demandent même un certificat de bonne santé de la bête, délivré par un vétérinaire ; c’est dire la grande inquiétude des Algériens», ajoute notre interlocuteur. Un autre vendeur révèle qu’il passe plus de temps à répondre aux questions des acheteurs qu’à vendre réellement, «car après avoir posé des tas de questions, le client repart sans acheter», souligne-t-il.
Ils étaient en effet beaucoup à hésiter quant à l’achat du mouton, vu son prix élevé et les bourses rétrécies par les rentrées scolaire et sociale, et la fièvre aphteuse est venue confirmer leurs doutes. «Je n’achète pas, par précaution, mais aussi parce que je n’ai pas envie de débourser une somme exorbitante pour ensuite constater que le mouton est malade», nous confie Rabah.
Ami Ahmed, quant à lui, préfère ne pas sacrifier. Même ces assurances concernant la bonne santé et l’absence de danger sur la viande de mouton ne me convainquent pas», dit-il.
Pourtant, on ne cesse d’affirmer et de confirmer, du côté du ministère de l’Agriculture et du Développement rural, que «des vétérinaires seront présents au niveau des abattoirs et des lieux de sacrifice, scindés en brigades mobiles, pour se déplacer, le jour J, en milieu rural, afin de répondre aux sollicitations des citoyens ; et que ces vétérinaires sont déjà installés au niveau des marchés de bétail et de différents points de vente pour contrôler les bêtes en circulation afin de veiller à la santé du cheptel destiné à la consommation».
Et ce n’est pas tout, les vétérinaires doivent contrôler les marchés parallèles de vente de moutons pour éviter toute propagation de la maladie. Ces opérations de contrôle s’inscrivent dans un programme de prévention tracé par le syndicat, en collaboration avec le ministère de l’Agriculture et du Développement rural. Un programme qui s’étendra jusqu’à la deuxième journée de l’Aïd, et qui vise à renforcer les mesures d’hygiène et de sécurité.
Pour ce qui est des prix des ovins pratiqués, cette année, le président de l’Apoce affirme qu’«il est encore tôt pour situer une fourchette précise, car les conditions d’hésitation, de maladie et de retard dans l’ouverture du marché des ovins font que les véritables prix ne se sont pas encore arrêtés». M. Zebdi estime, par ailleurs, que «les années précédentes nous ont confirmé que les prix des moutons à des occasions pareilles se font et se défont en 24h».
    Farida Larbi

 

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