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Partenariat Algéro-Français : Plaidoyer pour une coopération plus soutenue

« Aucune initiative d’investissement ne doit être sous estimée »

PUBLIE LE : 10-06-2014 | 0:00
D.R

Une réunion a été tenue, hier, à Djenane El Mithaq, en présence du ministre de l’Industrie et des Mines, M. Abdesslem Bouchouareb et le ministre des Affaires Etrangères et du Développement International Français, M. Laurent Fabius ainsi que de hauts responsables des deux parties. Cette rencontre, était une occasion pour examiner les projets de coopération bilatérale et l’état d’avancement des projets en cours ainsi que les perspectives de partenariat entre les deux pays et ce tant dans les domaines industriel que technologique. Intervenant à cet effet, M. Bouchouareb, à précisé que la visite de M. Fabius illustre cette volonté commune d’intensifier le dialogue politique et économique et de promouvoir la coopération bilatérale, à travers l’exploration de nouvelles potentialités, affirmant que les relations entre les deux pays, vont de mieux en mieux, et ce, grâce au maintien du dialogue entre les décideurs, les opérateurs économiques et chefs d’entreprises. Il précisera, également que l’Algérie s’est engagé dans un ambitieux programme de reconstruction de sa base industrielle pour lequel pas moins de 8 milliards d’euros sont destinés à la mise à niveau, la formation et le lancement de nouveaux projets et ce, pour les entreprises du secteur public, sujettes, il n’y a pas longtemps à l’endettement et la destruction financière, aujourd’hui, totalement assainies. Le ministre de l’Industrie et des Mines, relèvera, en outre que ces mêmes programmes ont porté sur des projets d’investissement bien identifiés, soulignant que l’Etat est disposé à engager des discussions avec le partenaire Français pour vulgariser ces derniers. Il indiquera en outre, que les entreprises privées n’ont pas été en reste de cette démarche, qui s’articule essentiellement sur la création des conditions favorables pour leur permettre de se repositionner sur le marché mais également négocier des partenariats stratégiques qui apportent leur savoir-faire et une valeur ajoutée.
Outre les dispositions législatives, des mesures fiscales et parafiscales sont prises en leur faveur, avec des allègements et des échéanciers et des bonifications pour tout crédit d’investissement, en sus de la simplification des procédures pour les investissements. Tout en notant que la réglementation en la matière s’inspire d’expériences connues et approuvées, reconnaissant certaines faiblesses auxquelles les pouvoirs publics sont déterminés à apporter des rectificatifs, à travers une refonte totale du code de l’investissement et des mesures qui seront prises pour améliorer le climat des affaires.

« Aucune initiative d’investissement ne doit être sous estimée »
S’exprimant sur le principe du 51/49% dans l’attribution des marchés, il dira que cette mesure était transitoire, intervenant dans un contexte particulier qui se caractérisait par une crise mondiale aigue qui rendait obligatoire la protection des ressources financières nationales qu’à assurer un contrôle sur les sociétés créées en partenariat, avant d’ajouter que l’Algérie continuera à encourager la création d’entreprises communes, accordant le principe de management au partenaire étranger. Le ministre de l’Industrie et des Mines appellera les chefs d’entreprises français à investir en Algérie, soulignant qu’aucune initiative ne doit être sous estimée et que des partenariats sont attendus pour lancer des projets concrets intégrant à la fois la maîtrise des technologies de production, les transferts de savoir-faire, l’expertise et le développement. Il précisera enfin que la France dispose d’une expérience avérée dans le développement des territoires et les filières industrielles dont l’Algérie aimerait tirer profit dans le cadre d’une coopération bilatérale.
 M. Fabius fera remarquer pour sa part, que «le partenariat entre les deux pays est exceptionnel», estimant qu’il est «nécessaire de favoriser le dialogue et de placer le partenariat au cœur des relations bilatérales». Il notera que la délégation d’hommes d’affaires qui l’accompagne, composée de 25 chefs d’entreprises est heureuse de se retrouver en Algérie et est convaincue des potentialités d’investissement offertes par le marché algérien. M. Laurent Fabius, fera remarquer que son pays est disposé à apporter son appui tant sur le plan de la formation, du transfert des technologies, de création d’emplois. Il relèvera que la qualité des relations politiques, la confiance nous laissent dire que les échanges sont denses mais loin des aspirations des deux pays, avant d’enchaîner qu’il est important d’aller plus loin, insistant sur l’objectif de faire de son pays, le partenaire n° 1 de l’Algérie sur le plan économique.  Il conclura pour dire que la visite du Chef d’Etat, puis du Premier ministre français sont venus consolider les relations entre les deux pays, traduites par des résultats tangibles, dans la formation, l’industrie automobile, un partenariat, dira-t-il qu’il espère élargir à d’autres secteurs tels que le logement, le tourisme, les transports, la défense et la sécurité numérique. Intervenant à son tour, le chargé du partenariat technique algéro-français, M. Bachir Dehimi qui reviendra sur les différents projets de partenariat au nombre de 40, depuis septembre 2013, qui avancent, à l’instar de l’usine Renault Algérie, les écoles des métiers, d’industrie et de management ou encore le laboratoire Algérien de métrologie, ou d’industrie manufacturières, lancés ou à lancer en coopération avec des partenaires français.                
Samia D.

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