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Mise en place du cadre législatif dans la gestion de la ressource génétique animale : « L’Afrique veut s’inscrire dans une démarche commune »

L’Algérie, relève l’expert kenyan Simplice Nouala, est «la seule nation en Afrique qui partage le plus de races animales avec d’autres pays».

PUBLIE LE : 10-06-2014 | 0:00
Ph: Louiza

L’Algérie, relève l’expert kenyan Simplice Nouala, est «la seule nation en Afrique qui partage le plus de races animales avec d’autres pays».

«La ressource génétique animale est la base biologique de la sécurité alimentaire», a déclaré, hier à l’Institut national de recherche agronomique d’Algérie, Hamid Hamdani, représentant du ministre de l’Agriculture, lors de l’ouverture du premier Atelier régional consacré aux ressources génétiques animales.
Pour l’expert, «le développement de la génétique œuvre au développement socio-économique et culturel de nos pays». Compte tenu des enjeux, aussi importants que multiples, l’attention «doit être portée sur les ressources génétiques locales, lesquelles représentent un patrimoine original unique».
Et M. Hamdani de relever «l’intérêt indéniable des espèces locales». De son côté, le Dr Simplice Nouala, chef des productions animales au Kenya, et représentant du Bureau interafricain des ressources animales, a, d’emblée, mis en relief «le danger que représente le changement climatique sur les ressources animales, en particulier en matière de réduction de la productivité». Interrogé par nos soins en marge de cette rencontre, l’expert kenyan a souligné que «nos ressources génétiques sont adaptées à nos conditions locales». Quant à l’importance de l’Algérie dans la mise en œuvre de la démarche des pays de l’Union africaine, elle réside, selon Dr Nouala, dans la recherche, en témoigne cette rencontre de deux jours qu’organise l’INRAA. Et d’ajouter : «En septembre dernier, les Africains étaient unanimes à dire que pour aller vers l’Afrique du Nord, il faut aller vers l’Algérie.» La détermination des autorités locales, qui sont «prêtes à conduire ce processus, est très importante». L’importance de notre territoire réside, également, dans ses richesses naturelles qui représentent un «vaste potentiel». L’Algérie, poursuit Dr Nouala, est le «seul pays en Afrique qui partage le plus de races animales avec d’autres pays». Quant à la mise en place du cadre législatif, mentionnée dans son intervention, l’expert préconise une démarche commune : «Aller en solo, sans unifier les rangs et les positions, ne servira à rien. Les ressources génétiques animales n’ont pas de passeport.»
Par ailleurs, le responsable kenyan rappelle que les chefs d’État des pays membres de l’Union africaine ont demandé de formuler une stratégie continentale de développement de l’élevage. À cet effet, l’orateur reconnaît que la demande en produits animaux monte d’une façon exponentielle. Comment faire pour la satisfaire ? De nos jours, a-t-il indiqué, «on importe énormément, et on crée la richesse en dehors de nos territoires».
M. Nouala espère que désormais, l’équation soit inversée, et que les éleveurs de la région seraient les premiers qui en profiteront.
Quelque 400 espèces ou variétés d'animaux domestiques sont répertoriées en Afrique.                       
F. Irnatene

 

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