jeudi 15 novembre 2018 22:54:59

Revision de la constitution : Transition et liberté de la presse

Les partis et personnalités invités à la présidence de la République dans le cadre des consultations autour de la révision constitutionnelle ont axé, hier à Alger, leurs propositions sur l’implication des parties consultées dans l’élaboration de la nouvelle constitution, la mise en œuvre d’une période de transition et aussi la consolidation de la liberté de la presse.

PUBLIE LE : 10-06-2014 | 0:00
D.R

Les partis et personnalités invités à la présidence de la République dans le cadre des consultations autour de la révision constitutionnelle ont axé, hier à Alger, leurs propositions sur l’implication des parties consultées dans l’élaboration de la nouvelle constitution, la mise en œuvre d’une période de transition et aussi la consolidation de la liberté de la presse.

L’Union nationale des paysans algériens (UNPA) a préconisé la mise en place d’une commission composée de toux ceux qui ont été consultés qui aura pour mission l’élaboration de la nouvelle constitution, a souligné son secrétaire général, Mohamed Alioui, à l’issue de sa rencontre avec le ministre d’Etat, directeur de cabinet, Ahmed Ouyahia. M. Alioui, qui prône un système présidentiel, considéré comme le «plus approprié» pour la situation de l’Algérie, a indiqué également que les propositions de son organisation, s’articulaient notamment sur la séparation des pouvoirs, l’indépendance de la justice avec la mise en œuvre des mécanismes de contrôle.
De son côté, le président du parti El Karama, Mohamed Benhamou, a estimé que l’Algérie avait besoin «impérativement» de passer par une période de transition afin de garantir la décantation.
Une période de transition «souple», selon ses dires, à même de permettre au peuple algérien de dépasser les difficultés qu’il a endurées et ce, en élaborant une constitution qui soit adaptée à cette période.
Il a souligné que «ce n’est qu’après une vingtaine d’années qu’on pourrait penser à mettre en place une constitution durable jusqu’à cent ans», a-t-il noté, exprimant par la même occasion son soutien à la constitutionnalisation de la réconciliation nationale. M. Benhamou qui s’exprimait à l’issue de sa réunion de consultation, a indiqué que d’autres sujets ont été évoqués avec le directeur de cabinet de la présidence de la République, tels que la liberté de la presse, la liberté du culte, l’économie environnementale et l’énergie durable.
Le président du parti AHD 54, Ali-Fewzi Rebaine, reçu en premier, s’est abstenu de faire de déclaration à la presse à sa sortie de sa rencontre avec M. Ouyahia.

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Le SNJ se félicite de l’inscription de la liberté de la presse dans le projet
Le Syndicat national des journalistes (SNJ) s’est félicité du fait que, pour la première fois depuis l’indépendance, la question de la liberté de la presse soit inscrite dans la Constitution, a indiqué, hier à Alger, son secrétaire général, Kamel Amarni. « Nous avons retenu, pour la première fois depuis l’indépendance, que la liberté de la presse est intégrée dans un article de la Constitution et nous nous en félicitons », a souligné M. Amarni à sa sortie de sa rencontre avec le ministre d’Etat, le directeur de cabinet de la présidence de la République, Ahmed Ouyahia. Le secrétaire général du SNJ a, cependant, plaidé, dans le cadre des consultations autour du projet de révision constitutionnelle, pour la suppression du paragraphe qui, selon lui, « conditionne l’exercice de cette liberté de la presse ». Le SNJ considère, a expliqué M. Amarni, que les lois organiques en vigueur, ainsi que les instances de régulation qui seront installées prochainement, sont « suffisantes » pour réguler l’exercice de la liberté de la presse. Pour sa part, la secrétaire générale de la Fédération nationale des journalistes algériens (FNJA), Fouzia Ababsa, a appelé à la « suppression » du ministère de la Communication, dans la mesure, dit-elle, où des autorités de régulation aussi bien pour la presse écrite que l’audiovisuel, ainsi que le conseil d’éthique et de déontologie seront mis en place.
Par ailleurs, le secrétaire général du SNJ a fait savoir qu’il s’agit, à travers cette révision, d’aboutir à une « démocratie pluraliste dans une Algérie républicaine ». Pour cela, le syndicat qu’il dirige a formulé un certain nombre de propositions dont la création d’une structure indépendante pour « garantir la régularité des consultations, la refonte du conseil constitutionnel et l’instauration d’un régime semi-présidentiel ». La secrétaire générale de la FNJA a préconisé la suppression du Conseil de la nation, l’abolition de la peine de mort et l’interdiction du nomadisme politique.
En outre, les deux syndicats s’accordent sur la nécessité de l’officialisation de tamazight « en tant que langue nationale et officielle », estimant que cette revendication « fait l’unanimité au sein des partis et organisations nationales invités à la présidence de la République».

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Le Pr Chitour plaide pour la mise en place de Conseils de l'éducation
Le professeur à l'Ecole nationale polytechnique, Chems Eddine Chitour, a plaidé pour la mise en place de Conseils de l'éducation et des ressources et de l'académie des sciences, des arts et des lettres, dans le nouvelle Constitution, qui auront la charge notamment de s'occuper de l'économie de la connaissance, de l'énergie et de l'eau.
S’exprimant à l’issue de sa rencontre avec le ministre d’Etat, directeur de cabinet à la présidence de la République, Ahmed Ouyahia, dans le cadre des consultations sur le projet de la révision de la Constitution, le Pr Chitour a axé ses propositions sur la mise en place de Conseils de l'éducation et des ressources qui auront la charge de s'occuper de la gestion de l'économie de la connaissance, de l'énergie et de la ressource hydrique et des changements climatiques. "Il faut miser sur l'intelligence, sur la réflexion et le savoir, comme il est nécessaire de savoir où va l'école algérienne dans les 20 prochaines années et quels sont les défis qu'elle doit rencontrer", a-t-il souligné.
Il a ajouté qu'il était nécessaire de mettre en place une académie des sciences, des lettres et des arts qui projettera l'Algérie dans le futur, comme tous les pays développés.
Evoquant la transition énergétique, à l'heure d'un vif débat sur le gaz de schiste, il a affirmé que ce dernier a toute sa place dans une vision nouvelle de l'énergie Pr Chitour a appelé également à accorder une place importance à l'enfant en lui accordant toute l'attention nécessaire, car il représente l'avenir du pays, a-t-il relevé. Il a également plaidé en faveur de l'alternance au pouvoir avec deux mandats seulement à la tête de l'Etat et l'indépendance de la justice où le juge sera autonome et n'obéissant qu'à sa conscience.

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