mardi 24 octobre 2017 10:32:15

Symposium international sur le développement humain : Des progrès remarquables constatés en Algérie

Un institut africain de la croissance durable sera réalisé prochainement en Algérie.

PUBLIE LE : 10-06-2014 | 0:00
Ph : Wafa

Un institut africain de la croissance durable sera réalisé prochainement en Algérie.

«Le système des Nations unies à travers son Programme pour le développement (PNUD) et le rapport mondial a classé notre pays dans le groupe des pays de développement humain très élevé », c’est ce qu’a indiqué, hier, le président du Conseil national économique et social (CNES), Mohamed Seghir Babès.
S’exprimant en marge du symposium international de haut niveau organisé à Alger sur : « Le développement humain et la société du bien être à l’aune des enjeux et défis de l’Agenda post-2015 », M. Babès dira que « les avancées que nous avons enregistrées sont remarquables en terme de développement humain et cela à travers les efforts déployés et sédimentés par le gouvernement depuis l’indépendance, à ce jour ».
L’ensemble des systèmes de gouvernance qui ont été mis en place depuis l’indépendance a-t-il dit « ont consenti d’énormes efforts en terme d’éducation, de santé, de formation, et de revenus des citoyens ». Et de poursuivre « tout ce qui forme la matrice de base qui constitue le fondement pour calculer l’indice de développement humain, a permis à l’Algérie d’avancer rapidement dans ce domaine ». S’agissant des Objectifs de millénaire pour le développement (OMD), il a estimé dans ce contexte que « notre pays fait partie des pays qui ont atteint les objectifs de développement humain, mais il reste encore beaucoup d’efforts à déployer ».
Le président du CNES a annoncé, à cette occasion, la construction prochaine d’un institut africain de la croissance durable en Algérie. Il a rappelé dans ce sens que « les négociations avec les Nations unies sur la réalisation de cet institut ont été entamés lors d’une réunion organisée au Japon », avant de préciser que la décision finale pour la concrétisation de ce projet, devrait être prise lors de la prochaine session des Nations unies, en septembre.  
Mohamed Seghir Babès n’a pas manqué de souligner que le classement de notre pays dans les différents rapports des Nations unies « dépend de la qualité des statistiques et des données fournies par les institutions nationales aux programmes de cette organisation ». Il a insisté à cet effet sur « la nécessité d’être en mesure de fournir la bonne information pour pouvoir contester les résultats qui sont les outputs des rapports mondiaux ».
Certaines administrations algériennes, a fait savoir M. Babès,                « alimentent mal le système onusien de collecte de données qui servent de base pour classer les performances des pays dans les domaines comme l’éducation et la santé ».
Le président du CNES a souligné par ailleurs que « l’idée du progrès, la conception qui en est à la base ainsi que la mesure que l’ont établit, constituent les repères nodaux autour desquels se sont forgées les plateformes réflexives portant les orientations et objectifs de ce symposium ».
« La mesure des progrès du développement est donc bien indissociable de la mesure de la production nationale », a-t-il ajouté. Selon lui, la théorie des capacités d’«Amartya sen » à introduit une véritable rupture épistémologique dans l’ordonnancement des éléments matriciels formant les clés d’analyse du progrès économique et social.
Il faut bien reconnaître, a-t-il relevé, que « à moins d’oblitérer indûment les vertus du système de comptabilité nationale (SCN), ce dernier a régulièrement évolué dans le sens d’une meilleure exhaustivité, mais aussi d’une compréhension des mécanismes économiques qui créent la richesse ».
De son côté, la coordinatrice résidente du système des Nations unies en Algérie (PNUD),                      Mme Cristina Amaral a souligné que « l’organisation de ce symposium est une occasion de mettre ensemble nos connaissances et nos expériences sur des sujets qui ont une grande importance notamment le développement humain au long de l’agenda post-2015 ».
Elle a exprimé, à cette occasion, sa satisfaction quand au progrès qu’a connu l’Algérie en matière de développement humain en indiquant que « L’Algérie figure parmi les pays qui sont sur la bonne voie pour la réalisation des OMD », avant de saluer à cet effet les efforts déployés par l’Algérie pour la réalisation de certains de ces objectifs.
Ces rencontres ont donné lieu, a-t-elle relevé, à des réflexions sur les aspirations des Algériens au-delà de 2015 et défini les priorités pour assurer le développement, à savoir l’emploi, le logement, labonne gouvernance, l’Etat de droit, la paix, la sécurité, l’éducation et la santé et la cohésion sociale.
    Makhlouf Ait Ziane

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