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Célébration de la journée mondiale de l’accréditation : Algerac sur la voie de la reconnaissance internationale

Des certificats d’accréditation ont été remis à deux laboratoires spécialisés dans les travaux publics (LCTP) et le contrôle des produits pharmaceutiques (LNCPP)

PUBLIE LE : 09-06-2014 | 23:00
Ph : Nacéra T.

Des certificats d’accréditation ont été remis à deux laboratoires spécialisés dans les travaux publics (LCTP) et le contrôle des produits pharmaceutiques (LNCPP)

«Instaurer la confiance dans la fourniture d’énergie» est le thème retenu pour la commémoration du 6e anniversaire de la journée mondiale de l’Accréditation pour cette année. Lancée conjointement par l’International Accreditation Forum (IAF) et l’International Laboratory Accreditation Cooperation (ILAC), qui avaient proclamé le 9 juin, journée mondiale de l’Accréditation, cette initiative a pour objectif de sensibiliser les gouvernements mais aussi le citoyen, sur l’importance des activités liées à l’accréditation et sur son impact sur les économies. Le choix du sujet est loin d’être fortuit d’autant plus que la demande en énergie, tant pour les besoins industriels que domestiques, enregistre une croissance continue, d’où l’importance de sécuriser son stockage, sa distribution et/ son exploitation. Une démarche qui passe forcément par l’accréditation des organismes et les dispositifs intervenant dans le processus, l’enjeu étant d’assurer la sécurité du consommateur.  Il s’agira, en fait, de «fournir plus d’énergie pour plus de personnes», ce qui suppose, « le développement commercial de sources d’énergies alternatives et renouvelables et, en parallèle, réduire l’effet de serre et la pollution», expliquera Mme Boulesnane, chef de département laboratoires  à Algerac. Une équation qui exige le recours aux organismes d’évaluation de la conformité (OEC) qui sont les laboratoires, les organismes d’inspection et de certification qui ont un rôle clé dans toute la chaîne. En fait, l’accréditation qui est définie comme étant une attestation délivrée à un OEC faisant office de «reconnaissance formelle de la compétence de ce dernier à réaliser des activités spécifiques d’évaluation de la conformité»  constitue «un outil essentiel pour la prise en charge de décisions pour un système efficient et source de sécurité » a souligné Mme Boulesnane.  A ce propos, le directeur général d’Algerac a rappelé qu’une trentaine d’accréditations ont été accordées par l’organisme qu’il dirige. Deux laboratoires ont été accrédités en 2013, un troisième a suivi le pas, alors deux autres évaluations devront être achevées d’ici fin 2014 et concernent le CNCC, a-t-il ajouté. M. Noureddine Boudissa qui a souligné les avantages de l’accréditation dans les différents secteurs d’activités économiques et commerciales,  a affirmé qu’«aujourd’hui, tous les éléments en train de se développer». La nouvelle tendance confirme que «l’évaluation qualitative est appréciable, les laboratoires étant devenus une activité extrêmement importante pour Algerac , a tenu à rappeler M. Boudissa. Le premier responsable d’Algerac confirmera l’adhésion à cette démarche du ministère de l’Agriculture  qui a instruit l’ensemble des laboratoires et organismes sous sa tutelle d’intégrer les nouvelles normes de la qualité à travers l’accréditation, dont la norme 17 025.  Il s’agira d’encourager la certification et la labellisation des produits du terroir, soulignera M. Boudissa. L’intervenant annoncera le lancement, dès la rentrée sociale, de la norme 15 189 dans l’activité biomédicale d’autant plus qu’un plan d’action est prévu avec le ministère de la Santé en matière d’accréditation de laboratoires dont l’Agence nationale du sang, l’institut Pasteur et le Centre de toxicologie sachant que 14 laboratoires relevant de ce secteur sont concernés. Une équipe d’évaluation a été formée dans ce sens et est en train de mettre en place les procédures de mise en place de la norme en question. La reconnaissance d’Algerac par EA, l’organisme européen d’accréditation est sur la bonne voie et devra être signée au cours du dernier trimestre 2014. C’est ce qu’a fait savoir M. Noureddine Boudissa. Une délégation de l’organisme européen a procédé à l’évaluation  d’Algerac du 8 au 15 février 2014 et recommandera la révision de certains procédés relatifs au système de qualité. Un plan d’action a été transmis depuis un mois à l’organisme européen et sera accepté. Aussi, le 20 juin courant, a précisé M. Boudissa, «toute la documentation demandée sera transmise» à l’EA qui devra statuer sur le dossier en octobre prochain. Remontant la genèse du processus d’adhésion à l’EA en tant que membre associé, il  rappellera qu’une première demande  a été formulée dans ce sens, le 30 décembre 2010 et sera renouvelée le 31 juillet 2011. Algerac est membre associé de l’EA depuis novembre 2011. Dans sa lancée, M. Noureddine Boudissa sollicitera la poursuite de la coopération avec l’UE  notamment pour la phase à venir qui verra la mise en conformité avec de nouvelles normes internationales. Dans le même contexte, il interpellera le ministère de l’industrie et des mines pour concourir à la mise en place de bureaux d’accompagnement  pour la mise en place des normes 17020 et 17025 dans le domaine de la qualité à travers des programmes d’assistance technique et de formations spécifiques. «C’est un réel problème », de telles structures n’existent pas actuellement, indiquera M. Boudissa. Il y a lieu de souligner que la cérémonie de commémoration de cette journée a été marquée par la remise de certificats d’accréditation  à deux laboratoires spécialisés dans les travaux publics (LCTP) et le contrôle des produits pharmaceutiques (LNCPP).
D. Akila



 

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